Histoire générale, histoire atlantique, littérature française et étrangère, philosophie, voyage...

Auteur : TVR Page 1 of 14

Catherine Pozzi, De l’ovaire à l’Absolu (Journal)

Catherine Pozzi
De l’ovaire à l’absolu
Journal du Très haut Amour (1920-1928)

“De l’ovaire à l’Absolu”. Tel est le titre que Catherine Pozzi (1882-1934) inscrivit dans ses premiers carnets, comme pour témoigner de la dimension à la fois charnelle et spirituelle qu’elle entendait donner au journal qu’elle allait tenir plus de quarante années durant. Loin de se contenter d’y consigner ses faits et gestes, qui sont ceux de la vie d’une femme de lettres de son époque évoluant dans l’ombre des écrivains en vue, elle y dévoile dans toute son intensité la vie intérieure d’une personnalité hors du commun, celle d’une femme rebelle, orgueilleuse et déterminée en lutte contre les préjugés de son temps et cherchant à atteindre, à travers l’écriture de soi, la compréhension et la clé de l’univers.
Les années 1920-1928 sont celles de la rencontre avec l’écrivain Paul Valéry et de la relation intime qui unit, pendant près de huit ans, ces deux esprits supérieurs dans lesquels chacun reconnut, plus encore que l’égal de l’autre, son “double”. Confrontée aux progrès de sa maladie, et de plus en plus hantée par la mort, “Karin” se lance à corps perdu dans l’étude des sciences, de la philosophie et de l’ésotérisme, tandis qu’à ses yeux son amant, son “cœur-esprit”, qui court de salon en salon, en quête de légitimité institutionnelle, la délaisse et ne se montre pas à la hauteur du rêve de fusion amoureuse qu’elle nourrit, s’autorisant même à puiser son inspiration dans ses propres écrits. Histoire d’un désenchantement lucide, le Journal de Catherine Pozzi est tout autant une œuvre de résilience, une tentative unique de transcendance par l’écriture des liens profonds unissant “le corps, l’âme et l’esprit”.

Préface de Hélène Maurel-Indart.

Fille de Samuel Pozzi, fondateur de la gynécologie française, Catherine Pozzi est née en 1882. Élevée dans le giron de la haute bourgeoisie et de l’aristocratie parisiennes, Catherine Pozzi est l’auteur de quelques poèmes remarqués, d’une nouvelle épistolaire et autobiographique, Agnès, d’un traité resté inachevé, mi-poétique, mi-scientifique, Peau d’Âme. Elle a tenu pendant son enfance et son adolescence, de 1893 à 1906, un journal qu’elle a interrompu puis repris en 1913, après avoir pris conscience de l’échec de son mariage. Ce journal l’accompagnera jusqu’à sa mort en 1934.

ISBN : 978-2-37125-043-7
Février 2021, 21 x 14 cm, 670 pages, 25 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Galicien

Miguel Barnet
Galicien
Traduit de l’espagnol (Cuba)
par Françoise Léziart

Galicien aborde une question centrale dans toute l’œuvre de Miguel Barnet : celle de l’identité cubaine. Dans ce roman de l’exil, qui a pour toile de fond l’émigration des paysans espagnols de la côte Cantabrique vers les Tropiques dans les premières décennies du XXe siècle, Manuel Ruiz, « témoin » et personnage central du livre, ne résiste pas à l’attraction que représente la ville de La Havane à cette époque pour nombre de Galiciens en quête d’une vie meilleure. Le soleil, la vie facile, les fortunes a cumulées par les Indianos, autant de clichés renvoyant l’image d’une réussite sociale fantasmée, éloignée des réalités auxquelles ils seront confrontés. Dans une Cuba en proie à la domination étatsunienne dans bien des domaines, Manuel Ruiz est tour à tour docker, vendeur de rue, marchand de charbon, conducteur de tramway et menuisier… Il finit par revenir dans son village natal d’Arnosa, en Galice, où la vie n’a guère évolué. Il y retrouve sa famille puis s’engage dans les troupes républicaines durant la Guerre civile espagnole (1936-1939), avant d’être à nouveau contraint de quitter l’Espagne à la fin des combats, comme bon nombre de ses compatriotes, pour se retrouver au camp d’Argelès-sur-Mer, où les réfugiés vivent dans des conditions très précaires. Manuel Ruiz incarne l’immigrant galicien qui a traversé l’Atlantique « en voyageant léger », comme l’écrivait Antonio Machado, pour se construire une nouvelle vie en Amérique. « Dans cette histoire, explique l’auteur en préambule, Manuel Ruiz pourrait s’appeler Antonio, Fabián, José, mais il est surtout Manuel Ruiz le Galicien. »

Miguel Barnet Lanza est né à La Havane en 1940. En 1960, il devient l’élève du sociologue Fernando Ortiz et se spécialise dans l’étude des religions afro-cubaines. Il a publié de nombreux ouvrages de témoignage, parmi lesquels Esclave à Cuba. Biographie d’un « cimarron », du colonialisme à l’Indépendance, traduit et paru en français aux éditions Gallimard en 1966.

ISBN : 978-2-37125-035-2
Novembre 2020, 19 x 13 cm, 270 pages, 15 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

La Femme Plume

Manon Lopez
La Femme Plume
L’Eclipse

« Tout n’est qu’un songe. Un espoir endormi au creux de mon lit.
Quand le monde ferme ses yeux, les miens sont grand ouverts. »

La Femme Plume puise sa prose dans les blessures de l’enfance et les nuits sombres qui nous traversent. Pour échapper au mutisme, elle se réfugie dans l’écriture. De multiples personnages tapis dans l’ombre de sa mémoire surgissent alors à la lueur de sa plume : figures tutélaires, amie disparue, amants connus ou fantasmés… à partir de ces rencontres et de ses expériences, elle explore les différentes facettes du sentiment amoureux et se fait la voix d’un féminisme sensible et poétique.

C’est à l’aube de ses sept ans, sur un vieux cahier de brouillon, que Manon Lopez dépose ses premiers mots. Depuis, elle n’a cessé d’être animée par l’écriture, s’inspirant des mots de Flaubert : « Je sens par elle, je vis par elle. » C’est de cette fameuse phrase qu’elle tirera son pseudonyme, « La Femme-Plume », et ouvrira son compte Instagram dédié à la prose poétique sous ce nom. Suivie par de très nombreux lecteurs, elle aborde librement et avec authenticité les questions auxquelles sont confrontées les femmes de sa génération.

ISBN : 978-2-37125-042-0
Septembre 2020, 19 x 13 cm, 270 pages, 16 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Saskia Hellmund
La Tentation du retour
(roman)

Sigune rentre dans son pays d’origine  : l’Allemagne de l’Est. En instance de divorce, elle a quitté la Bretagne en y laissant sa fille. Elle retrouve des ambiances, des objets et des saveurs, mais constate aussi des changements qui l’inquiètent : la montée de la xénophobie et des idées radicales. Elle espère valoriser son pays en travaillant à la candidature de la région de Naumburg pour son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.
Un jour elle reçoit un mail de Johannes, un amour de jeunesse. Sigune réussira-t-elle à reconstruire sa vie en Allemagne de l’Est ou choisira-t-elle de revenir vivre auprès de sa fille ?

« Saskia Hellmund est née en Allemagne de l’Est en 1974 et vit en Bretagne depuis 2012. Historienne de formation, elle a enseigné à la Sorbonne avant de poser sa plume dans le pays de Morlaix. Avec  La Tentation du retour, elle publie son premier roman. Pour les 30 ans de la chute du Mur, elle a créé et interprété la pièce de théâtre : « La fille qui venait d’un pays disparu », évocation d’une rupture profonde. »

ISBN : 978-2-37125-039-0
Mai 2020, 21 x 14 cm, 208 pages, 15 € (+ 2 Euro de participation aux frais de port)

Marie-Hélène Rudel
Jamais maman ne serait morte sans me prévenir
(roman)

Elle déteste les prises de sang.
Elle rêve de vagues monstrueuses au large de la falaise.
Elle voudrait vaincre la mort.
Neuf fois sur dix, elle oublie de boire son café.
Elle, c’est Marie Dorval.
Elle travaille dans une maison de retraite, à l’ouest extrême du Finistère. Tous les jours, elle quitte Dom et leurs quatre chats pour retrouver « Tonton » qui n’aime pas la douche, Suzanne qui passe ses journées à contempler tout ce qui vit de l’autre côté de sa fenêtre, Louise qui souffre de l’absence de ses chiens ou encore Marie-Paule, « un ange bouffé par l’angoisse et la culpabilité » qui, tous les jours, vient donner à manger à sa mère.
L’auteure connaît l’univers des maisons de retraite comme sa poche, pour y avoir travaillé de nombreuses années. À travers son personnage, elle livre ici sans détour son expérience, dans un récit largement autobiographique.

« Chez elle, Louise Cadiou était en danger de mort. Chez elle, elle serait morte de froid, à moitié nue dans la rue une nuit d’hiver, ou bien de faim toujours plus maigre de mois en mois, pour avoir un peu trop souvent oublié de manger. À la maison de retraite, Louise Cadiou est en danger de mort. À la maison de retraite, elle mourra d’ennui et aussi de chagrin, elle mourra de l’absence de ses chiens. Elle mourra de ne plus vivre. Une mort sage, acceptable, bien au chaud et en sécurité. Une mort qui ne dérange pas. Une mort dans les règles. »

ISBN : 978-2-37125-038-3
Mai 2020, 21 x 14 cm, 200 pages, 15 € (+ 2 Euro de participation aux frais de port)

Pierrick Hamelin
Comment ça va ?
(essai)

« Comment ça va ? Ça va, ça va bien, pas trop mal, pas très bien… Ainsi commence la communication entre les hommes, quelque chose qui va et vient entre celui qui ne souhaite pas toujours dire la vérité, ou qui en dit trop, plus qu’il ne veut en dire, ou pas assez, et celui qui ne sait jamais ce qu’il doit au juste entendre sous les mots. Mais à part cela, ça va : les gens finissent toujours par bien ou mal se comprendre. »

Aux éditions Les Perséides, Pierrick Hamelin a déjà publié quatre romans et plusieurs essais, notamment Promenades philosophiques (2010), Monologue de la Passion amoureuse (2015) ou encore C’était donc ça, vieillir (2017). Il vit à Nantes.

ISBN : 978-2-37125-037-6
Mars 2020, 21 x 14 cm, 100 pages, 9.90 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Marcel Béalu
Mémoires de l’ombre
(fictions)

Les cent vingt récits brefs qui sont réunis dans ce livre, considéré unanimement comme le chef d’œuvre de Marcel Béalu, forment un ensemble aussi remarquablement cohérent que profondément singulier, tant par leur impressionnant foisonnement narratif que par l’univers mental qu’ils dépeignent. Le rêve — mais plus souvent le cauchemar — ainsi que la folie y occupent une place de choix, du moins en apparence, car ils ne sont peut‑être finalement que la manifestation d’une incommunicabilité bien réelle. Avec Béalu, de l’anecdote, on a tôt fait de basculer imperceptiblement dans le questionnement — pour ne pas dire l’angoisse — métaphysique. C’est sans doute en ce sens que de grands critiques tels qu’Edmond Jaloux ou Jean Paulhan ont vu dans ces Mémoires de l’ombre l’une des œuvres importantes de leur temps.

Marcel Béalu (1908‑1993) a fréquenté Max Jacob et l’école de Rochefort dans sa jeunesse ainsi que les milieux surréalistes, avant de bâtir une œuvre littéraire originale faite de nombreux recueils de poèmes en vers et en prose et de récits marqués par l’onirisme et le fantastique. Il a aussi longtemps tenu une librairie à Paris, rue de Vaugirard, Le Pont Traversé.

ISBN : 978-2-37125-005-5
Juillet 2015, 21 x 14 cm, 250 pages, 16 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Benjamin Péret
Contes, suivis de
Histoire naturelle

Lire aujourd’hui Benjamin Péret, c’est découvrir ou redécouvrir, avec un irrésistible sourire, la formule du jeu de l’imagination et de la totale émancipation du langage. Dans les contes ici réunis, publiés entre 1922 et 1958, Benjamin Péret, écrivain surréaliste par excellence, indéfectiblement fidèle à l’écriture automatique, libère les mots, les expose à de folles combinaisons produisant d’imprévisibles histoires, aussi surprenantes qu’étourdissantes…

C’est aussi faire l’expérience du vertige et de la joie du poète, rieur et provocateur, « tirant la langue » à la littérature. « Entrer en Pérétie par la porte du conte, écrit Gaëlle Quemener, auteure de la présentation de ce recueil, c’est accepter de laisser derrière soi ses exigences rationnelles et ses habitudes littéraires. C’est encore renouer avec l’esprit d’enfance qui sommeille en chacun pour se rendre disponible, tel Alice en son terrier, au surgissement de la merveille… » Une fois entré dans cet univers, il ne sert à rien, pour retrouver l’équilibre, ou pour simplement protester, de « lever les bras au ciel » puisque « le ciel s’est noyé sans rime ni raison ».

Benjamin Péret, né à Rezé, près de Nantes, en 1899, fut avec André Breton l’un des principaux animateurs du mouvement surréaliste. Il est l’auteur du Grand Jeu, du Déshonneur des poètes ou encore de Feu central.

ISBN : 978-2-37125-040-6
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 200 pages, 15 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Robert Desnos
Jack l’Eventreur
Le Roman sanglant de Joseph Vacher

« Les crimes de Jack l’Éventreur excitèrent l’imagination publique et chacun tenta d’interpréter les crimes suivant ses passions.
Les antisémites voulurent y voir la marque rituelle des juifs…
Les imaginatifs cherchèrent à établir un rapport entre les crimes et les pratiques d’une certaine secte chrétienne russe qui avait des adeptes à Londres et dont l’acte principal est de se mutiler sexuellement. Ils voyaient dans ces éventrations successives une vengeance religieuse contre le sexe coupable du péché originel.
On imagina de terribles associations de sadiques opérant en série et jouissant de hautes protections. On supposa aussi que l’assassin occupait une haute position dans la société aristocratique anglaise et que, pour étouffer le scandale, on l’avait purement et simplement exécuté mystérieusement…
Enfin les artistes voyaient en Jack l’Éventreur un séduisant héros de roman considérant, comme Thomas de Quincey, l’assassinat comme l’un des beaux-arts… »

En 1927, dans une série d’articles parus dans le quotidien Paris-Matinal, Robert Desnos fait revivre l’épopée sanglante de deux des plus grands criminels de l’histoire : Jack l’Éventreur, sur lequel il fait des révélations pour le moins originales, et Joseph Vacher, considéré comme l’un des tout premiers tueurs en série français. Le texte relatif à ce dernier était resté inédit à ce jour en volume et reparaît ici pour la première fois.

Écrivain, journaliste, résistant, Robert Desnos est né à Paris en 1900 et mort à Theresienstadt en 1945. Auteur de Corps et biens ou Le Vin est tiré, il est l’un des poètes majeurs de sa génération.

ISBN : 978-2-37125-041-3
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 100 pages, 12 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Simele Soares Rodrigues (dir.)
Les Relations culturelles des Amériques au XXe siècle
Circulations, échanges, lieux de rencontre

S’inscrivant au carrefour de l’histoire culturelle, politique, des relations internationales, des études culturelles, de l’anthropologie, de la musicologie et de l’étude des pays américains, cet ouvrage réunit des spécialistes, doctorants ou chercheurs confirmés, autour d’un objectif majeur : contribuer à l’écriture d’une histoire des relations culturelles des Amériques au XXe siècle.
Si l’intérêt pour les études des relations culturelles transatlantiques se développe en France et aux Etats-Unis depuis les années 1980, les circulations, les transferts culturels, les dialogues artistiques entre les pays des Amériques, sur un plan régional et intercontinental, sont moins mises en exergue dans les études historiques ou culturelles ayant comme point de départ ou sujet d’action les pays sud-américains. Aussi cet ouvrage propose-t-il un dialogue entre des spécialistes sud-américains et européens autour de discussions méthodologiques, de bilans historiographiques et d’études de cas, pour mettre en exergue les lieux de rencontres culturelles et aborder l’histoire des diplomaties culturelles officielles et non-officielles, leurs acteurs – de l’individuel aux institutions publiques et privées -, et tenter de saisir les imaginaires qui en découlent.
Ce livre est un premier état des lieux des relations culturelles bilatérales, multilatérales et transnationales des trois Amériques, privilégiant une cartographie des relations établies entre les pays du cône-Sud (Argentine, Brésil, Chili, Uruguay), et le pays dont l’influence est majeure dans la région, les états-Unis.

Contributions de Francisco Rodriguez-Jimenez, Marita Fornaro Bordolli, Lorenzo Delgado Gómez-Escalonilla, Juliette Dumont, Daniela Bouret-Vespa, Vanessa Tessada, Olivier Chatelan, Mélanie Toulhoat, Laure Assayag-Gillot, Valeska Andrea-Diaz, Monica Vermes, Mauricio Gomez Galvez, Natália de Santanna Guerellus.

ISBN : 978-2-37125-028-4
Janvier 2020, 23 x 15 cm, 256 pages, 19.90 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

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