André Van Ruymbeke,
Une guerre et deux républiques
(mémoires).

Résumé : André Van Ruymbeke a vingt ans en 1939, quand la guerre interrompt ses études. Il rejoint alors le Maroc, où il a passé son enfance, puis revient en France pour s’engager dans l’armée en déroute. C’est la défaite et l’Occupation. Entré en résistance à Toulouse, il gagne ensuite l’Espagne où il se retrouve interné dans le rude camp de Miranda. Relâché, il s’engage dans l’armée coloniale d’Afrique du Nord  et, avec son unité, il débarque en Provence aux côtés des Américains, prenant une part active à la libération de Toulon et frôlant plusieurs fois la mort.

Après la guerre, il entame une carrière de haut fonctionnaire à laquelle nuiront ses engagements syndicalistes. Le retour du général de Gaulle en 1958 marque pour lui le début d’une nouvelle époque de sa vie, ponctuée de missions en Afrique et en Europe de l’Est, à un moment clé de l’histoire où les enjeux sont aussi importants que la guerre froide, la décolonisation ou encore la construction de l’Europe. Il quittera finalement le service de l’État pour diriger l’Union Laitière Normande, la première entreprise alimentaire de France dans les années 1970.

Son histoire, c’est d’abord celle d’un Français témoin des destinées de son pays et des grands événements qui l’auront marqué depuis 1939 : une guerre, deux républiques… Une traversée du siècle que Bernard Cottret résume très bien dans sa belle préface : « André Van Ruymbeke a mené une vie qui se confond en grande partie avec ce siècle qui n’en finit pas de finir et de nous poursuivre de ses mirages et de ses certitudes. Il en aura été un acteur lucide et courageux, l’un de ces hommes qui permettent de contester la thèse honteuse selon laquelle la France aurait été du côté de la défaite et de l’humiliation. »

Août 2004, 23 x 15 cm, 352 pages, 22 €