André Daviaud, Un sourire solaire

Résumé : Un sourire solaire retrace le parcours d’un homme ayant vécu une aventure poétique profondément ancrée dans le milieu du vingtième siècle. Si la trame du récit s’inspire fortement de la vie du poète René Guy Cadou (qui n’est jamais nommé), il ne s’agit pourtant pas d’une biographie mais d’un roman à part entière. En se servant des libertés et des nombreux recours de la fiction, c’est toute une époque que fait revivre dans ces pages André Daviaud : l’effervescence d’une jeunesse autour de la figure emblématique de Max Jacob et la naissance, dans le vin et la joie, de l’école de Rochefort; certains épisodes tragiques de la guerre, comme l’affaire des cinquante otages qui abrège la destinée du jeune Guy Mocquet, les bombardements de Nantes par les Américains, l’ascension brisée de Bernard de Lattre de Tassigny, mort en Indochine. Destins croisés, entrecroisés, emportés dans le tourbillon de l’Histoire. Et combien paradoxal celui de cet homme au sourire solaire, pour qui la poésie est tout, qui croise un jour la route des sacrifiés chantant dans le camion qui les mène à la mort, de cette voix « qui frappe comme vous à la porte de son destin et chante sous les balles ». Vivre, c’est pour lui, comme pour tout un chacun, évoluer « dans le voisinage de la tristesse et du bonheur au quotidien », selon les jolis mots d’Hélène Cadou, qui a signé la préface de ce livre.

André Daviaud me semble s’affirmer comme un poète de l’alliance. Il y a des poètes du refus et des poètes de l’accord. L’accord n’est pas communion mais abord ouvert et compréhensif d’une réalité fraternelle. Au-delà de toutes limites, de toutes frontières, le poète André Daviaud pose la réalité d’un monde qu répond à notre attente par une approche sensible et juste. Dans la lignée de René-Guy Cadou s’éveille à notre porte le voisinage d’un univers de la tristesse et du bonheur au quotidien. (Hélène Cadou, Louisfert, été 2008)

L’auteur : André Daviaud est né à La Rochelle le 30 mars 1953. Auteur d’un premier roman remarqué (La Terre à personne, L’Escarbille, 2005), puis de Mane Vechen (Les Perséides, 2011), il est enseignant à Sainte-Anne d’Auray. Il a aussi publié plusieurs recueils de poèmes.

Décembre 2008, 21 x 13 cm, 202 pages, 17 €