Schopenhauer : Sur la lecture, les livres et les écrivains

Arthur Schopenhauer
Sur la lecture, les livres et les écrivains
suivi de L’opinion d’autrui

Si Le Monde comme volonté et comme représentation est resté pour la postérité l’œuvre philosophique majeure d’Arthur Schopenhauer, ce sont les Parerga et Paralipomena, publiés en 1851, qui lui apporteront la gloire auprès de ses contemporains. Les quatre textes présentés ici, à l’image de ce volumineux ouvrage dont ils sont extraits, témoignent tout autant de la puissance d’un esprit à l’érudition prodigieuse que du foisonnement d’une pensée n’hésitant pas à s’emparer des sujets les plus variés sans être strictement philosophiques. On y retrouve le Schopenhauer à l’ironie mordante et à la plume acérée, volontiers provocateur et s’adonnant à une critique radicale des milieux intellectuels de son temps, tout particulièrement des hégeliens, « les plus impudents de tous les mortels ». Dans ses réflexions sur la lecture et les livres, il fustige tour à tour auteurs, éditeurs et critiques, véritable « gredinerie littéraire » qui « accapare le temps, l’argent et l’attention d’un public » avide de nouveauté en publiant « le récent gribouillage de cerveaux plus qu’ordinaires n’écrivant que pour l’argent ». Au-delà de cette diatribe, il distille quelques conseils d’écriture, les premières qualités de l’auteur devant être à ses yeux la clarté et la concision, car « rien n’est plus facile que d’écrire de façon à n’être compris de personne ». Dans le dernier texte retenu ici, Schopenhauer démontre que notre attachement à l’opinion d’autrui, engendré par « une faiblesse particulière de notre nature », ne nous permet nullement d’accéder au bonheur. Là encore, l’indépendance intellectuelle du philosophe, doublée d’une totale liberté de ton, nous offre un véritable régal de lecture.
Ces textes sont suivis d’une biographie de Schopenhauer par Foucher de Careil, qui a rencontré le philosophe à Francfort en 1859 et a rapporté un brillant portrait de ce « profond penseur ».

ISBN : 978-2-37125-030-7
Septembre 2019, 21 x 14 cm, 108 pages, 12 € (+ 2de participation aux frais de port)

Promenades philosophiques, de Pierrick Hamelin

Promenades philosophiques, de Pierrick HamelinPierrick Hamelin
Promenades philosophiques

L’étrange narrateur de cette histoire aime à tel point converser avec les philosophes que son créateur l’a doté du pouvoir de se jouer du temps et de l’espace. Il peut ainsi se rendre tour à tour auprès de John Cowper Powys, Jules de Gaultier (le théoricien du bovarysme), Giuseppe Rensi, Arthur Schopenhauer, Giacomo Leopardi, Oscar Wilde, Charles Baudelaire et Søren Kierkegaard, pour s’entretenir avec chacun d’eux de leurs rapports à l’existence et à la vérité : religion, illusion, amour… Dans le jeu de ces conversations imaginaires, la règle fut de respecter à la lettre les écrits des auteurs. Aussi est-ce avant tout sur leurs traces que Pierrick Hamelin invite le lecteur à le suivre. Tous les propos « recueillis » ici recoupent cependant nombre de chemins empruntés dans ses romans. Les Promenades proprement dites sont suivies de notices biographiques des huit écrivains philosophes rencontrés dans ces pages.

L’auteur : Pierrick Hamelin vit et enseigne en Loire-Atlantique. près de Nantes. Il a publié plusieurs essais, comme Kaléidoscope (Éditions du Petit Véhicule. 2001). Il est aussi l’auteur de trois romans où se mêlent habilement poésie, humour et méditation, tous publiés aux éditions Les Perséides : Point de fuite (2000), Une dernière fois la mer (2007) et Manège (2011).

ISBN : 978-2-915596-53-3

Mai 2009, 20 x 13 cm, 156 pages, 15 €