La révolution à Saint-Domingue : récits de rescapés (1789-1804)

VisuelSDLa Révolution à Saint-Domingue. Récits de rescapés (1789-1804) :
Jean-Marie Bonjour, Michel-Etienne Descourtilz, Jean Decout.
Textes présentés par Vincent Cousseau et Michel C. Kiener

Voici trois récits haletants – deux manuscrits inédits jusqu’ici anonymes et un texte jamais réédité depuis 1809 – sur les derniers moments de la présence coloniale française à Saint-Domingue, lorsque la grande île sucrière libérée de l’esclavage devient Haïti. Jean-Marie Bonjour la tête brûlée, Michel Etienne Descourtilz le naturaliste, Jean Decout le médecin : trois itinéraires qui nous mènent des côtes de France aux Petites Antilles, de Saint-Domingue aux Etats-Unis. Ils font partie des quelques rescapés chanceux des violences qui ont accompagné la Révolution en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Domingue. Expéditions punitives, massacre programmé des Blancs, naufrages, ils ont tout vécu et ils racontent.

« Ces trois témoignages, inoubliables sur la fin sanguinaire de la colonie française de Saint-Domingue, ajoutent des détails importants à nos connaissances sur la guerre d’indépendance d’Haïti. Ces nouvelles sources obligent à affronter des questions pénibles, comme le rôle de la violence dans les combats pour la liberté. » (Jeremy D. Popkin, University of Kentucky)

« Des témoignages particulièrement frappants sur la formation tragique de la Nation Haïtienne. L’omniprésence d’une ‘politique du massacre’ autorise des rapprochements avec les événements dramatiques du XXe siècle. L’intérêt des documents exhumés vient aussi de l’originalité des protagonistes, ceux-ci, voyageur de commerce et huissier de justice, naturaliste, et médecin, ne sont pas des colons au sens strict. » (Bernard Gainot, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

Vincent Cousseau, agrégé d’histoire et docteur de l’université des Antilles-Guyane, est enseignant-chercheur à l’université de Limoges. Il a reçu pour son ouvrage Prendre nom aux Antilles, les prix du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer.

Michel C. Kiener, agrégé d’histoire, est un familier des textes des XVIIIe et premier XIXe siècle. Il vient de publier Mon cher fils aux Presses universitaires de Limoges, lettres du subdélégué du Turgot à son fils garde du corps à Versailles.

ISBN : 978-2-37125-015-1
Février 2016, 23 x 15 cm, 270 pages, 24 € (+ 2 € de participation aux frais de port)

L’Atlantique révolutionnaire : une perspective ibéro-américaine

Clément Thibaud, Gabriel Entin, Alejandro Gomez & Federica Morelli (dir.)
L’Atlantique révolutionnaire. Une perspective ibéro-américaine

De la guerre de Sept ans aux émancipations nationales de l’Amérique ibérique, les sociétés européennes et coloniales de l’espace atlantique connaissent une série de ruptures politiques majeures qui redessinent la carte politique des Amériques comme de l’Europe. L’hémisphère occidental se peuple de nouveaux états, républiques ou empires, l’un éphémère – le Mexique –, l’autre durable – le Brésil. Or, si les Révolutions américaine et française, et, depuis peu, haïtienne, ont pris toute leur place dans la séquence prestigieuse des révolutions atlantiques, les indépendances hispano-américaines et brésilienne continuent à apparaître comme des mouvements incomplets ou ratés. Ce jugement sévère ne fait pas justice à la richesse et à la complexité de ces révolutions d’indépendance qui posèrent de façon précoce la question de l’égalité civile et de l’esclavage, au sein de sociétés coloniales où les libres de couleur et les Indiens étaient souvent majoritaires. Rassemblant des contributions de spécialistes reconnus des trois continents de l’Atlantique, L’Atlantique révolutionnaire : une perspective ibéro-américaine traduit la richesse et le dynamisme de l’historiographie actuelle sur le moment révolutionnaire ibérique et ibéro-américain. Il place le sous-continent au centre de l’attention sans pour autant négliger la question devenue classique des imbrications et des interactions impériales, aux Antilles, notamment. Inscrit dans la perspective de la nouvelle histoire atlantique, il explore les dimensions sociales, politiques et « raciales » d’un moment décisif pour la modernité politique et la construction de sociétés plurielles confrontées à la dialectique de la liberté et de l’esclavage, de l’égalité et de la discrimination.

Les auteurs : Contributions d’António de Almeida Mendes, Rossana Barragán, Matthew Brown, Sarah C. Chambers, Manuel Covo, Gabriel Entin, Irene Fatacciu, Alejandro E. Gómez Pernía, Maria González-Ripoll, Tulio Halperín Donghi, Monica Henry, Marixa Lasso, Rafael Marquese, Cecilia Méndez, Federica Morelli, Elías José Palti, Erika Pani, Tâmis Parron, João Paulo G. Pimenta, James E. Sanders, Eric Schnakenbourg, Clément Thibaud, Johanna Von Grafenstein, Nigel Worden.

ISBN : 978-2-915596-95-3

Septembre 2013, 23 x 15 cm, 530 pages, 29.90 €