Les Carnets de Psyché

Pierrick Hamelin
Les Carnets de Psyché
roman

Dans son nouveau roman, Pierrick Hamelin se penche sur la question fondamentale du désir et de l’interdit en revisitant l’antique mythe de Psyché, tel que nous l’a conté Apulée dans ses Métamorphoses, au IIe siècle de notre ère. Femme adulée et mélancolique, Psyché est obsédée par sa beauté. Celle-ci ne la prive-t-elle pas de rencontrer l’amour ? Une étrange réponse lui est fournie par le destin, quand, un jour, elle se retrouve mariée à un homme qu’elle ne peut pas voir. Est-ce le bonheur ou l’Enfer qui l’attend ?

Extrait : « Comme ne cesse de le répéter une voix en moi, insistante et sévère, il ne suffit pas d’aimer quelqu’un, aussi démesuré soit cet amour, pour le défaire de sa monstruosité… De nouveau mes pensées les plus opposées subissent une attraction réciproque, tout s’emmêle, et je me sens à présent coupable d’associer à un irrépressible désir de voir son visage l’idée qu’il faudra peut-être en passer par un crime. »

L’auteur : Pierrick Hamelin est né à Nantes en 1956. Enseignant à Basse-Goulaine, il est l’auteur de plusieurs essais et romans parmi lesquels Point de fuite (2005) ou Promenades philosophiques (2009), publiés aux éditions Les Perséides.

ISBN : 978-2-915596-89-2

Mars 2013, 21 x 13 cm, 96 pages, 9,90 €

Manège, de Pierrick Hamelin

Pierrick Hamelin
Manège
roman

Pour rendre service à un vieil ami parti en voyage, un peintre avant-gardiste praguois retiré de la vie artistique accepte de tenir son manège en son absence. L’occasion de prendre le temps de réfléchir sur le sens de son existence. Mais la rencontre d’une femme et la disparition inopinée de son fils, garde du Château, viennent perturber ce qu’il pense être le « dernier cercle de sa vie ». Variation sur les thèmes de l’amour, du vieillissement et de l’éternel retour, Manège est aussi un vibrant hommage à une Prague féérique.

Extrait : « Rien, bien entendu, ne m’oblige à respecter la promesse que j’ai faite à Vladimir, un soir d’ivresse, et cependant je m’y applique, à croire que cela fait partie de la bizarre fragilité de mon cerveau sénescent […]. Je me fais parfois l’effet de ces premiers hommes qui, selon la légende, connaissant la date de leur propre mort, s’appliquaient à déguiser leur vie avant de passer devant le tribunal de suprême… Bref, au dernier cercle de ma vie, donc, je rachète mes fautes et chaque jour, à treize heures très précisément, j’ouvre le manège. »

L’auteur : Pierrick Hamelin est né à Nantes en 1956. Enseignant à Basse-Goulaine, il est l’auteur de plusieurs essais et romans parmi lesquels Point de fuite (2005) ou Promenades philosophiques (2009), publiés aux éditions Les Perséides.

ISBN : 978-2-915596-71-7

Décembre 2010, 21 x 13 cm, 224 pages, 17 €

Une dernière fois la mer

Pierrick Hamelin,
Une dernière fois la mer

Extrait : « Parfois la nuit, lorsque je ne dors pas et que l’ennui, sans être forcément angoissant, est à son comble, je vais marcher sur la plage, le long de l’eau et sur les rochers, pendant des heures, souvent jusqu’à l’épuisement. Les sensations ne sont jamais exactement identiques, elles dépendent pour beaucoup des improvisations du ciel et de la mer, confondus parfois, par mauvais temps, dans une même coulée d’ombre. J’aime bien lorsque la nuit épaissit de ténèbres toutes les composantes du paysage, comme si tout le réel tout à coup reposait sur de l’irréel, cette impression étant pour moi indissociable d’une autre sensation encore plus agréable : n’être plus qu’un regard, la tension d’un regard, enveloppé de tous les bruits de la mer, cherchant à perdre de vue la certitude d’aucune autre présence. »

Une dernière fois la mer est un roman où l’intrigue importe moins que les personnages ; l’auteur s’insinue dans les réflexions des uns et des autres, et crée une ambiance où l’on sent que tout peut arriver. Un style parfaitement maîtrisé, qui se met au service de situations particulières, parfois extrêmes : quels sentiments cela génère-t-il, d’avoir une arme à feu dans sa poche, alors qu’on est parmi les passants dans la rue ; en quoi peut-on prétendre que détruire des oeuvres d’art, participe à la création artistique elle-même, etc. Les phrases sont sinueuses, précises, et d’une élégance remarquable. On a affaire là à une vraie écriture, qui se fiche des modes et se met au service de l’oeuvre. Ce roman est un très beau texte, qui vous hante longtemps après avoir refermé la dernière page. (Jean-Luc Nativelle)

L’auteur : Pierrick Hamelin est né à Nantes en 1956. Enseignant à Basse-Goulaine, il est l’auteur de plusieurs essais et romans parmi lesquels Point de fuite (2005) ou Manège (2010), publiés aux éditions Les Perséides.

Mai 2007, 21 x 13 cm, 224 pages, 18 €

Point de fuite, de Pierrick Hamelin

Pierrick Hamelin, Point de fuite

Extrait : « Il ne pouvait naturellement croire que l’image fût dotée d’une capacité de vie et, par ailleurs, il était tout à fait conscient des effets que le rapport émotionnel à un objet peut susciter sur la perception de la réalité. Cependant, il était bien obligé de se rendre à cette évidence : les yeux le regardaient, la bouche lui souriait. Plus spectaculaire encore, le visage entier, soudain, s’inclina. »

Résumé : Pourquoi Elias a-t-il la si nette impression que l’un des tableaux de son généreux employeur est vivant ? Et comment parvenir à surmonter le désir abyssal qu’il suscite en lui ? Si la réponse ne se trouve assurément pas dans un manuscrit autographe de Benjamin Péret, s’en emparer lui permettra peut être d’acquérir le précieux objet de sa convoitise. Mais rien n’est moins sûr. Roman ludique, roman philosophique, Point de fuite entraîne son lecteur dans un jeu de pistes à travers les rues de Nantes, labyrinthe symbolique où l’art et la vie se confondent. Manipulé par son propre désir — ce désir qui ne prend corps que dans la transgression — le héros y est le jouet de forces qui le dépassent. Il semble que « l’imaginaire ne pourra trouver de fuite qu’en lui-même… »

L’auteur : Pierrick Hamelin est né à Nantes en 1956. Enseignant à Basse-Goulaine, il est l’auteur de plusieurs essais et romans parmi lesquels Une dernière fois la mer (2007) ou Manège (2010), publiés aux éditions Les Perséides.

Août 2005, 18,5 x 12 cm, 192 pages, 18 €

Histoires nocives, de Joyce Mansour

Joyce Mansour, Histoires nocives

Extrait : « Il plut pendant des mois. Les rivières s’en allaient gorgées de villages et de terre vers la plaine, laissant des mers d’eau douce et des lamentations ponctuées derrière elles par des poteaux télégraphiques. Au début, le maire du village disait : “C’est bon pour les canards”, en se frottant les mains avec jovialité ; ensuite il disait : “Ça s’arrêtera à Pâques.” Après, il ne disait plus rien, tout le monde avait pris l’habitude. Mais Jules César savait que c’était la fin du monde. »

Présentation : Maquillées de terreur et de poésie macabre, les Histoires nocives de Joyce Mansour frappent d’emblée par la radicalité de leur écriture. Dans Jules César, version hallucinée du déluge, les membres d’une famille habitant un chalet de montagne peu à peu gagné par les eaux — deux jumeaux, leurs parents et leur nourrice noire —se laissent aller à leurs instincts, ivres d’ennui et d’amertume, le temps d’une sinistre eucharistie.
Îles flottantes se déroule dans un hôpital genevois, où les malades et le personnel médical se confondent dans l’érotisme obscène d’un jeu de désir morbide. L’humour ravageur de Mansour y transfigure le « désespoir ordinaire » de l’hôpital, rendu plus aigü par la présence de la mort, qui fait revivre ceux qu sont déjà passés de l’autre côté du miroir. Deux récits « acides de vérité ».

Notice biographique par Pierrick Hamelin.

L’auteur : Née à Bowben, en Angleterre, en 1928, Joyce Mansour a vécu la plus grande partie de sa vie à Paris, où elle a longtemps côtoyé les écrivains surréalistes. Elle est l’auteur de nombreux recueils poétiques parmi lesquels Cris, Déchirures ou Les Gisants satisfaits.

Septembre 2005, 18,5 x 12 cm, 136 pages, 14 €