Le Polyptyque d’Irminon : terre et commerce dans le monde franc

Visuel TerreHironori Miyamatsu,
Le Polyptyque d’Irminon
Terre et commerce dans le monde franc

Ce livre est composé de deux sections, l’une portant sur le régime agraire et l’autre sur l’économie d’échange dans le monde franc. Notre position fondamentale sera de saisir le premier Moyen Âge comme le « temps de la terre » et le second comme le « temps de l’argent ». D’une part, durant la première période, la terre se trouvait toujours aux mains de la noblesse, et n’apparaissait donc pas sur les marchés. C’est l’un des principaux facteurs ayant eu pour effet d’entraver le développement de l’économie d’échange. D’autre part, les historiens qui défendent la thèse de l’essor économique ont tendance à voir dans le polyptyque un ordre royal visant à répandre le régime domanial classique et dans l’abbé Irminon un officier compétent ayant pour tâche de l’exécuter fidèlement. Vivant de dons, cet homme égocentrique n’hésitait pas à faire part de ses motifs de mécontentement à son entourage, dès que ses désirs n’étaient pas satisfaits. Après avoir échoué dans la lutte pour l’obtention des dons royaux, il tente de s’en procurer par d’autres moyens, notamment celui-ci : présenter au Palais un polyptyque bien conforme aux instructions royales et manifester en cela sa fidélité envers le roi. Enfin, Irminon était un homme tributaire de dons importants. Ainsi le polyptyque ne laisse entrevoir que des retouches pratiquées par ses soins sur les domaines de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, et dans sa gestion domaniale on ne peut que constater l’absence de plan préétabli, de cohérence voire même de rationalité.

L’auteur : Hironori Miyamatsu est professeur d’histoire de l’Occident médiéval à l’Université de Kurumé, au Japon. Il a fait ses études et soutenu sa thèse à la faculté d’histoire de l’université Rennes 2.

ISBN : 978-2-37125-013-0

Novembre 2015, 23 x 15 cm, 408 pages, 25 €

La Royauté carolingienne et son administration régionale

 

9782371250024

Hironori Miyamatsu,
La Royauté carolingienne et son administration régionale

Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l’administration régionale de l’empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l’ouest de l’Empire, et la centena à l’est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l’ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu’au Moyen Âge central. L’auteur se propose de retracer l’évolution de ces institutions au Haut Moyen Âge ainsi qu’au Moyen Âge central, en s’intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l’ouest de la France et enfin à l’empire carolingien dans sa totalité. Comment s’opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C’est sur ces questions et beaucoup d’autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s’efforce de faire le point.

L’auteur : Hironori Miyamatsu est professeur d’histoire de l’Occident médiéval à l’Université de Kurumé, au Japon. Il a fait ses études et soutenu sa thèse à la faculté d’histoire de l’université Rennes 2.

ISBN : 978-2-37125-002-4

Juin 2014, 23 x 15 cm, 310 pages, 25 €

La Naissance du riche dans l’Europe médiévale

Hironori Miyamatsu,
La Naissance du riche dans l’Europe médiévale

En Europe, le riche est le fruit d’une histoire longue et mouvementée, au cours de laquelle il a connu de nombreux revers de fortune. Indissociable de la noblesse et du loisir (otium) dans l’Antiquité, stigmatisé ensuite par le christianisme qui prône le dépouillement des biens matériels, il a fini par s’imposer au Moyen Âge, au terme d’une mutation qui commença d’abord dans l’aristocratie, pour s’élever jusqu’aux plus hautes sphères de l’administration royale, avec la bénédiction de l’Église, qui lui réservait désormais une place dans ses institutions. Ce sont les conditions de cette naissance que l’auteur examine dans cet ouvrage, à travers l’analyse minutieuse des sources latines ou en langues vernaculaires, et de très nombreuses données historiques, juridiques ou topographiques.

L’auteur : Hironori Miyamatsu est professeur d’histoire médiévale européenne à l’Université de Kurumé, au Japon. Il a fait ses études et soutenu sa thèse à la faculté d’histoire de l’université Rennes 2.

ISBN : 978-2-915596-35-9

Mars 2008, 23 x 15 cm, 604 pages, 33 €

Guillaume le Conquérant

Pauline de Witt et François Guizot,
Guillaume le Conquérant, ou l’Angleterre sous les Normands
(1027-1087)

Extrait : « Au XIe siècle, à peine au sortir de la barbarie, sans aucun des moyens que nous donnent aujourd’hui la civilisation et la science, le duc Guillaume a rassemblé, embarqué, transporté au-delà de la Manche, débarqué sur un sol ennemi, plus de trente mille hommes, et à peine débarqué, il a gagné des batailles, il a conquis un royaume […]. Il a fait bien plus : il a fondé un État. Et son œuvre dure encore des siècles et des siècles après. C’est un phénomène rare que des invasions qui fondent des États. Guillaume a accompli cette œuvre » (François Guizot, discours prononcé le 26 octobre 1851 pour l’érection de la statut équestre du duc à Falaise).

ISBN : 978-2915596-76-2

Février 2012, 20 x 13 cm, 160 pages, 15 €

Histoire de l’Europe, de Henri Pirenne

Henri Pirenne, Histoire de l’Europe, des invasions au XVIe siècle

Présentation : Écrite durant la Première Guerre mondiale alors que l’auteur se trouvait en captivité en Allemagne, l’Histoire de l’Europe de Henri Pirenne est une œuvre de premier plan, qui a été traduite dans de nombreuses langues après sa parution en 1936. C’était en effet la première que l’on publiait une histoire globale du continent européen, et l’exposé, clair et synthétique, touchant à la fois à l’histoire politique, sociale et économique, n’a rien perdu de son intérêt aujourd’hui. L’ambition du projet au regard du cadre géographique et de la période étudiée, qui va de l’effondrement de l’Empire romain à la Réforme, repose sur une vision très nette des grands mouvements de l’histoire (développement des villes, formation des États modernes), et sur une attention toute particulière portée par l’auteur à la circulation des idées ainsi qu’à l’évolution de l’organisation sociale. Enfin, la prise en compte des rapports de l’Europe avec le monde extérieur (invasions, croisades, échanges commerciaux, explorations) achève de faire de ce livre une lecture indispensable pour tous ceux, amateurs d’histoire ou spécialistes, qui cherchent à bien comprendre les fondements de notre civilisation.

ISBN : 978-2-915596-72-4

Mai 2011, 23 x 15 cm, 560 pages, nombreuses illustrations, 30 €

Histoire des Francs qui prirent Jérusalem

Raymond d’Aguilers, Histoire des Francs qui prirent Jérusalem. Chronique de la première croisade, texte traduit et du latin et présenté par François Guizot.

Guillaume de Tyr écrivait l’histoire des croisades 80 ans après leur explosion, au milieu des revers et presque sur les ruines du royaume chrétien qu’elles avaient fondé. Albert d’Aix répétait les récits des premiers croisés de retour en Occident, s’associant avec l’Europe entière à leurs sentiments et à leur « gloire », bien qu’il fût demeuré étranger à leurs aventures. Raymond d’Aguilers — ou d’Agiles — raconte ce qu’il a vu, ce qu’il a fait, ce qu’ont vu et fait ses princes et ses compagnons. Chanoine de la cathédrale du Puy en Velay lorsqu’en 1095 Urbain II vint prêcher la croisade à Clermont, et probablement jeune encore, puisqu’il n’était que diacre, il accompagna son évêque, le célèbre Adhémar, fut ordonné prêtre dans le cours de l’expédition, devint chapelain de Raymond, comte de Toulouse, et prit, pendant le voyage même, en 1097 au plus tard, de concert avec Pons de Balazun — ou Balazu —, l’un des plus braves chevaliers du compte, la résolution d’écrire tout ce qui se passerait sous ses yeux… (extrait de l’introduction de François Guizot)

Extrait : « Ce qui m’en reste à rapporter, je continuerai à l’écrire sous l’inspiration de Dieu qu a fait toutes ces choses, avec la même constance qui m’a animé jusqu’à présent. Je prie donc et je supplie instamment tous ceux qui l’entendront de croire que les choses sont telles que je les dirai. Que si je cherche à écrire quelque chose au-delà de ce qui a été vu ou cru, ou si j’ai fait quelque supposition en haine de qui que ce soit, que Dieu me frappe de toutes les plaies de l’enfer et m’efface du livre de vie : car, quoique j’ignore une foule d’autres choses, je sais du moins ceci, qu’ayant été promu au sacerdoce durant tout le pèlerinage du Seigneur, je dois bien plutôt obéir à Dieu, en attestant la vérité, que chercher à capter les dons de tout autre en forgeant des mensonges. »

Mai 2006, 19,5 x 13 cm, 192 pages, 16 €

Jeanne d’Arc, de Michelet

Jules Michelet, Jeanne d’Arc

C’est en 1841, dans le tome V de son Histoire de France, que paraît pour la première fois la Jeanne d’Arc de Michelet. En 1853, cette relation biographique fait l’objet d’une édition séparée, agrémentée d’une introduction, de notes et de quelques variantes. C’est cette version définitive du texte que nous proposons ici.

Extrait : « Ce qui fait de Jeanne une figure éminemment originale, ce qui la sépare de la foule des enthousiastes qui dans les âges d’ignorance entraînèrent les masses populaires, c’est que ceux-ci pour la plupart durent leur puissance à une force contagieuse de vertige. Elle, au contraire, eut action par la vive lumière qu’elle jeta sur une situation obscure, par une force singulière de bon sens et de bon cœur. »

ISBN : 978-2-915596-03-8

Janvier 2005, 19,5 x 13 cm, 160 pages, 13 €

Le Procès des Templiers

Charles V. Langlois,
Le Procès des Templiers

Extrait : « Les compte-rendus notariés n’enregistrent que les dépositions ; ils sont muets sur les tortures ; mais ces tortures préalables furent atroces, comme l’ont déclaré plus tard les victimes. Jacques de Saci vit mourir vingt-cinq de ses frères des suites de la question. On fit attacher des poids aux parties génitales des récalcitrants, usque ad exanimacionem. Ceux qui ne furent pas mis à la gêne furent reclus au pain et à l’eau un mois avant leur comparution. La meilleure preuve de l’intensité des supplices, c’est, du reste, l’unanimité des aveux, que leurs auteurs rétractèrent dès qu’ils se crurent devant des juges impartiaux. »

Préface de Renaud Van Ruymbeke

ISBN : 978-2-915596-06-9

Octobre 2004, 19,5 x 13 cm, 96 pages, 10 €