Contes sauvages, de Georges Voisset

Georges Voisset
Contes sauvages
Les très curieuses histoires de Kancil le petit chevrotain

Les Contes sauvages présentés ici ont été recueillis à Singapour, mais ils proviennent de tout l’archipel du sud-est asiatique, de Bornéo à Sumatra, en passant par la péninsule malaise. Ils sont, pour l’essentiel d’entre eux, contemporains de La Fontaine et de Molière, et sont à cette région du monde ce que le Roman de Renart est à notre tradition littéraire : un grand roman « comique », où les habitants des Forêts profondes, le malicieux petit chevrotain Kancil en tête, jouent le premier rôle, celui des humains, à qui ils empruntent leurs émotions, leurs ruses, leurs travers… Traduits et adaptés par Georges Voisset, ces textes anciens sont pour la première fois présentés au public français, dans une édition joliment illustrée qui s’adresse à tous les lecteurs, les grands comme les petits. Le texte est suivi d’un « Petit lexique des forêts profondes ».

L’auteur : Georges Voisset est professeur de littérature générale et comparée à l’Université des Antilles et de la Guyane. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages et de nombreux articles sur les littératures de l’archipel malais et de la Caraïbe. Aux éditions Les Perséides, il a également publié Les Lèvres du Monde (2008), Pantouns malais (2009) et Malaisie. Le pays d’Entre-mondes (2010) .

Pour en savoir plus sur Georges Voisset, nous vous invitons à lire cet article paru sur lepetitjournal.com, le média des Français de l’étranger, à l’occasion de la sortie des Contes sauvages.
Et, pour les anglophones, un article paru sur le site du quotidien national anglais, The Star.

ISBN : 978-2-9155-9677-9

Mars 2012, 21 x 13 cm, 224 pages, 19,90 €

Les Lèvres du Monde : de la Caraïbe à l’archipel malais

Georges Voisset, Les Lèvres du Monde.
Littératures comparées de la Caraïbe à l’Archipel malais

Aucun prix Nobel de littérature sud-est asiatique. Le cas est singulier. Mais existe-t-il vraiment des littératures sud-est asiatiques ? La littérature devrait, en principe, pouvoir fournir des explications. Mais pour cela il faudrait que la discipline, notamment au sein de l’Université française, ne souffre pas du même syndrome que le jury de Stockholm. Ce syndrome est appelé, dans ces pages, lecture occidentée du monde. Il consiste, avant tout, à ne plus savoir lire que dans les langues « europhones », à quelques rares exceptions près (japonais, chinois, arabe). La vocation de la Caraïbe au cœur des mondes atlantiques a fait, de ces lectures, l’un des piliers du renouveau des études comparatistes, notamment dites post-coloniales. Elle peut, en cela, servir de référent aux valeurs proclamées d’un « Tout-Monde ». Mais si « World Fiction » ou « Littérature-monde » défont et refont à toute allure leurs tours du monde, prétendant, à chaque boucle, abolir davantage de barrières, elles n’en entretiennent pas moins soigneusement leur muraille de Chine.

Entre les deux, l(Asie du sud-est littéraire, et la formidable réserve de Divers qu’elle incarne, demeurent à peine audibles dans nos concerts à l’éloge du Divers. Géopolitique, géosymbolique et littérature comparée auront ici beaucoup à faire. Le parti a été adopté, dans ce travail, de considérer que les littératures sud-est asiatiques existent, et qu’en conséquence elles sont, à la fois, incomparables et comparables, relevant, elles aussi, d’un « Tout-Monde » et non de « spécialités orientalistes ». Mais selon quelles mesures, quelles distances et quels extrêmes (Orient, Asie) ? En quel sens les aborder ?

Cet ouvrage se propose, dans un premier temps, de tenter de répondre à ces questions. Dans un second temps sont regroupées quelques excursions, parfaitement pionnières, qui explorent ces relations de distance et d’extrême. Elles concernent un monde particulièrement bien occulté dans nos échanges littéraires (peut-être parce que trop rétif à leurs ordonnancements), celui de l’Archipel malais. Ces pages seront aussi l’occasion de relire — et relier — la pensée de quelques figures marquantes de nos littératures comme celle de Voltaire ou de Segalen, parmi beaucoup d’autres.

L’auteur : Georges Voisset est professeur de littérature générale et comparée à l’Université des Antilles et de la Guyane. Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages et de nombreux articles sur les littératures de l’archipel malais et de la Caraïbe. Aux éditions Les Perséides, il a, depuis, publié Pantouns malais (2009), Malaisie. Le pays d’Entre-mondes (2010) et Contes sauvages (2012).

Mai 2008, 23 x 15 cm, 480 pages, 28 €

Pantouns malais

Georges Voisset
Pantouns malais

Présentation : « Pour moi, rêveur sans doute plus que de raison, le pantoun, c’est une image, une comparaison. Une seule, sertie en quatre vers. Aurais-je raison ? C’est que le terme même de pantun, d’étymologie obscure mais présent à travers l’immense Archipel malais, signifie exactement cela… Le reste est littérature. Stock gratuit, inépuisable, rechargeable, interchangeable, ré-échangeable ; non seulement sans pénalités, mais avec tout le surplus de bonheur ! » (Georges Voisset)

Choix et traduction de Georges Voisset.

ISBN : 978-2-915596-55-7

Février 2009, 14 x 8 cm, 96 pages, 8 €

Malaisie, le pays d’Entre-mondes

Renuga Devi Naidu et Georges Voisset,
Malaisie, le pays d’Entre-mondes

Ce livre est tout ensemble un récit de voyage, une initiation à la l’histoire, la langue et la civilisation des habitants de la Malaisie, une réflexion sur les évolutions actuelles d’une société menacée dans sa tradition de multiculturalisme. Tout en retraçant succinctement l’aventure politique de l’ancienne colonie britannique, devenue d’abord Malaya, puis la Fédération de Malaysia, les deux auteurs nous dévoilent les charmes profonds du port mythique de Malacca, de Penang, la Perle de l’Orient, ou encore du Sarawak, le « pays des rajahs blancs ». Ce faisant, ils nous ouvrent une large porte sur cet « Entre-mondes » situé à la croisée des continents, tiraillé depuis toujours par des forces puissantes et contradictoires — l’Inde, la Chine, l’Occident… avec le récent retour du Moyen-Orient dans la partie —, qui nous invite à réfléchir sur le devenir de nos propres sociétés.

Ouvrage illustré d’une vingtaine de photographies couleur.

Les auteurs : Renuga Devi Naidu, juriste d’origine malaisienne, enseigne la civilisation des pays du Commonwealth et la civilisation américaine. Georges Voisset est l’auteur de nombreux ouvrages de littérature sur l’archipel malais, dont Les Lèvres du Monde, publié aux éditions Les Perséides, et de traductions de pantouns.

ISBN : 978-2-915596-70-0

Mars 2010, 20 x 14 cm, 258 pages, 25 €