Contes de Benjamin Péret

Benjamin Péret
Contes, suivis de
Histoire naturelle

Lire aujourd’hui Benjamin Péret, c’est découvrir ou redécouvrir, avec un irrésistible sourire, la formule du jeu de l’imagination et de la totale émancipation du langage. Dans les contes ici réunis, publiés entre 1922 et 1958, Benjamin Péret, écrivain surréaliste par excellence, indéfectiblement fidèle à l’écriture automatique, libère les mots, les expose à de folles combinaisons produisant d’imprévisibles histoires, aussi surprenantes qu’étourdissantes…

C’est aussi faire l’expérience du vertige et de la joie du poète, rieur et provocateur, « tirant la langue » à la littérature. « Entrer en Pérétie par la porte du conte, écrit Gaëlle Quemener, auteure de la présentation de ce recueil, c’est accepter de laisser derrière soi ses exigences rationnelles et ses habitudes littéraires. C’est encore renouer avec l’esprit d’enfance qui sommeille en chacun pour se rendre disponible, tel Alice en son terrier, au surgissement de la merveille… » Une fois entré dans cet univers, il ne sert à rien, pour retrouver l’équilibre, ou pour simplement protester, de « lever les bras au ciel » puisque « le ciel s’est noyé sans rime ni raison ».

Benjamin Péret, né à Rezé, près de Nantes, en 1899, fut avec André Breton l’un des principaux animateurs du mouvement surréaliste. Il est l’auteur du Grand Jeu, du Déshonneur des poètes ou encore de Feu central.

ISBN : 978-2-37125-040-6
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 200 pages, 15 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Jack l’Eventreur et Joseph Vacher

Robert Desnos
Jack l’Eventreur
Le Roman sanglant de Joseph Vacher

« Les crimes de Jack l’Éventreur excitèrent l’imagination publique et chacun tenta d’interpréter les crimes suivant ses passions.
Les antisémites voulurent y voir la marque rituelle des juifs…
Les imaginatifs cherchèrent à établir un rapport entre les crimes et les pratiques d’une certaine secte chrétienne russe qui avait des adeptes à Londres et dont l’acte principal est de se mutiler sexuellement. Ils voyaient dans ces éventrations successives une vengeance religieuse contre le sexe coupable du péché originel.
On imagina de terribles associations de sadiques opérant en série et jouissant de hautes protections. On supposa aussi que l’assassin occupait une haute position dans la société aristocratique anglaise et que, pour étouffer le scandale, on l’avait purement et simplement exécuté mystérieusement…
Enfin les artistes voyaient en Jack l’Éventreur un séduisant héros de roman considérant, comme Thomas de Quincey, l’assassinat comme l’un des beaux-arts… »

En 1927, dans une série d’articles parus dans le quotidien Paris-Matinal, Robert Desnos fait revivre l’épopée sanglante de deux des plus grands criminels de l’histoire : Jack l’Éventreur, sur lequel il fait des révélations pour le moins originales, et Joseph Vacher, considéré comme l’un des tout premiers tueurs en série français. Le texte relatif à ce dernier était resté inédit à ce jour en volume et reparaît ici pour la première fois.

Écrivain, journaliste, résistant, Robert Desnos est né à Paris en 1900 et mort à Theresienstadt en 1945. Auteur de Corps et biens ou Le Vin est tiré, il est l’un des poètes majeurs de sa génération.

ISBN : 978-2-37125-041-3
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 100 pages, 12 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Les Empires de l’Atlantique

Yves Clavaron et Jean-Marc Moura (dir.), Les Empires de l’Atlantique. Figures de l’autorité impériale dans les lettres d’expression européenne de l’espace atlantique XIX-XXI siècles.

Présentation : L’empire correspond à un projet de domination que l’Europe coloniale a largement mis en œuvre. À cet égard, l’océan Atlantique a constitué cet espace majeur de découverte et de conquête, où se sont croisés et souvent affrontés les différents impérialismes européens. Du XIXe au XXIe siècle, l’espace atlantique est ainsi le lieu d’expansion de littératures d’expression européenne, qui se développent également à la faveur des immigrations, écritures diasporiques élaborées entre Europe, Afrique et Amériques. Dans l’esprit des recherches récentes sur l’histoire atlantique et de l’intérêt nouveau des études littéraires pour l’espace océanique, cet ouvrage décrit quelques-unes de ces trajectoires créatives transatlantiques. Il s’agit de vérifier comment se construisent certaines figures de l’autorité (ou de sa contestation) au sein des empires britannique, espagnol, français, néerlandais et portugais, grâce aux contacts et aux échanges entre les lettres europhones, d’où sont nées quelques-unes des aventures intellectuelles et artistiques contemporaines les plus marquantes.

Textes réunis et présentés par Yves Clavaron et Jean-Marc Moura.

Les auteurs : Contributions de K. Andringa, Y. Clavaron, B. Dos Santos, D. Dumontet, Ch. Forsdick, O. Gannier, K. Gyssels, J.-C. Laborie, E. Lloze, J.-M. Moura, D. Murphy, F. Paravy, C. Pinçonnat, V. Porra, M. Potevin, T. Schüller, M. Suchet, M. Symington et M. I. Vieira.

Juin 2012, 23 x 15 cm, 308 pages, 26 €