Après un long silence, de W. B. Yeats

William Butler Yeats
Après un long silence
(poèmes)

Aussi bien marquée par le symbolisme de Maeterlinck et le mysticisme de William Blake que par le théâtre nô japonais, les mythes celtiques, la poésie du grand poète irlandais William Butler Yeats célèbre avant tout la voix de l’Irlande. Inspirée autant par des évènements personnels ou la richesse du folklore irlandais que par l’actualité terrible de son pays luttant pour son indépendance, l’œuvre de Yeats sera couronnée par le Prix Nobel de littérature pour « [s]a forme hautement artistique [qui] exprime l’esprit d’une nation entière ». Avec Après un long silence, le lecteur traverse cinquante ans d’une poésie inépuisable et accessible, qui a toujours su se renouveler, en passant du rêve et de la contemplation à l’action et à l’engagement. « J’ai mis ma vie dans mes poèmes » avait coutume de dire Yeats.

ISBN : 978-2-84418-264-7

Mars 2014, 17 x 12 cm, 192 pages, 16 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Kingdom and Colony

Nicholas P. Canny, Kingdom and Colony. La colonisation de l’Irlande par l’Angleterre 1560-1800, traduit de l’anglais (Irlande) par Thomas Van Ruymbeke.

Présentation : Entre le XVIe siècle et la fin du XVIIIe siècle, l’Angleterre a mis en place en Irlande un processus de colonisation systématique comparable à celui qui s’est opéré à la même époque en Amérique du Nord. À bien des égards, le sort réservé aux habitants de souche gaëlique de cette Terra Florida, considérés comme des « barbares », n’était pas très différent de celui des Amérindiens, même si l’expérience historique irlandaise reste, dans une certaine mesure, unique. C’est tout le mérite du livre de Nicholas Canny, l’un des meilleurs spécialistes de la question, de décrire dans toute sa complexité ce qui fut à la fois une entreprise de conquête, un phénomène migratoire et une tentative d’assimilation politique et culturelle. Pour ce faire, l’auteur s’est appuyé sur les nombreuses sources littéraires et documentaires et s’est intéressé aux facteurs socio-économiques autant que politiques. Plus qu’une histoire de la colonisation de l’Irlande par l’Angleterre, cet ouvrage est donc aussi une étude en profondeur de la société coloniale irlandaise : discrimination religieuse, confiscation des terres, exploitation des ressources naturelles du pays, mais aussi cohabitation et souvent coopération entre colons anglais et natifs du pays. Une politique qui a connu un durcissement après le soulèvement de 1641, réprimé dans le sang par les armées de Cromwell, et qu a longtemps fait de l’Irlande une « colonie », titre plus approprié en réalité que celui de « royaume » qu’on voulait bien lui donner.

L’auteur : Après avoir été longtemps professeur d’histoire à l’université de Galway, en Irlande, Nicholas P. Canny est aujourd’hui président de l’Académie royale irlandaise. Il a reçu de nombreuses distinctions pour ses travaux sur l’histoire coloniale de l’Irlande, notamment son ouvrage Making the Ireland British, 1580-1650.

Juin 2011, 21 x 14 cm, 160 pages, 17 €