Fondation de la République des Pays-Bas

Edgard Quinet,
Fondation de la République des Pays-Bas

Dans cet ouvrage, l’historien républicain français Edgar Quinet (1803-1875) relate « l’histoire des troubles des Pays-Bas, chaos sanglant d’où surgit à la fin la république néerlandaise ».

Extrait : « Les peuples, sans pouvoir expliquer le motif de leur aversion soudaine, refusaient d’entrer par la porte nouvelle où le roi catholique avait juré de les engager. Ils étaient pleins d’épouvante, leur chair se hérissait, ils respiraient d’avance l’odeur du sang qui n’était pas encore versé, ils cherchaient partout en mugissant quelque issue pour se dérober à leur divin pasteur. »

Présentation et notes de Marie-Thérèse Lorain, agrégée d’histoire et auteur de Guillaume Lejean, voyageur et géographe (éditions Les Perséides, 2007).

ISBN : 978-2-915596-64-9

Août 2010, 20 x 13 cm, 228 pages, 18 €

Louis XIV

Louis XIV, récit des événement de la Fronde, extrait de l’Histoire de Paris de Jacques-Antoine Dulaure.

Notice introductive : Publiée en 1821 sous le règne de Louis XVIII, l’Histoire physique, civile et morale de Paris fut dès sa parution violemment attaquée par les partisans de l’ordre restauré. On pouvait ainsi lire à l’époque sur une feuille volante : « C’est un scandale sans exemple, une longue et furieuse diatribe contre la religion et la monarchie, un amas de mensonges grossiers et de calomnies impudentes », l’auteur du papier affirmant que son propre Tableau de Paris devait servir de « contre-poison aux mensonges et aux infamies de toutes espèces accumulées dans ce livre », quand la Gazette de France, au mois d’octobre 1821, traitait l’auteur de « prêtre défroqué échappé à la basilique de Clermont ». L’Histoire de Paris de Dulaure s’achève pourtant au tout début de l’ère napoléonienne. Il est vrai que l’auteur, ancien révolutionnaire (il fut membre de la Convention, où il vota la mort du roi, puis du Conseil des Cinq-Cents) et républicain convaincu, se livre dans son ouvrage à une véritable charge contre les institutions de l’Ancien-Régime. Dans le présent extrait, qui fait une large place à la période de la Régence, Dulaure brosse un portrait sans concession de la cour et des seigneurs de la Fronde, peu soucieux du bien public et des revendications parlementaires qui avaient initié la rébellion. Dans la deuxième partie du livre, il montre le Roi Soleil sous un jour peu flatteur : orgueilleux, ignorant, soumis à l’influence des jésuites. La dernière phrase, matérialiste, laconique, résume l’ensemble d’une carrière despotique entièrement vouée à la dilapidation d’un héritage moral et politique dont les guerres de religion, que Louis XIV ralluma, avaient déjà entamé les fondements.

Août 2004, 19,5 x 13 cm, 110 pages, 11 €

Les Massacres de la Saint-Barthélemy

Les Massacres de la Saint-Barthélemy, récit des événement du 24 août 1572 extrait de l’Histoire de Paris de Jacques-Antoine Dulaure.

Notice introductive : Publiée en 1821 sous le règne de Louis XVIII, l’Histoire physique, civile et morale de Paris fut dès sa parution violemment attaquée par les partisans de l’ordre restauré. On pouvait ainsi lire à l’époque sur une feuille volante : « C’est un scandale sans exemple, une longue et furieuse diatribe contre la religion et la monarchie, un amas de mensonges grossiers et de calomnies impudentes », l’auteur du papier affirmant que son propre Tableau de Paris devait servir de « contre-poison aux mensonges et aux infamies de toutes espèces accumulées dans ce livre », quand la Gazette de France, au mois d’octobre 1821, traitait l’auteur de « prêtre défroqué échappé à la basilique de Clermont ». L’Histoire de Paris de Dulaure s’achève pourtant au tout début de l’ère napoléonienne. Il est vrai que l’auteur, ancien révolutionnaire (il fut membre de la Convention, où il vota la mort du roi, puis du Conseil des Cinq-Cents) et républicain convaincu, se livre dans son ouvrage à une véritable charge contre les institutions de l’Ancien-Régime. Son analyse des événements de la Saint-Barthélemy ne manque toutefois pas de nuances. Si la cour de France est responsable des massacres au premier chef, elle est également instrumentalisée par Rome et par la cour d’Espagne. De même, son choix de recourir aux milices catholiques bourgeoises de Paris pour l’exécution du projet renforce le caractère incontrôlable d’un engrenage qui la dépasse. Malgré les critiques, l’Histoire de Paris connut de nombreuses rééditions tout au long du XIXe siècle. Nous proposons en ouverture la préface de la quatrième édition, qui fait figure d’authentique profession de foi, d’historien autant que d’humaniste, et permet de saisir l’esprit qui préside à l’ensemble de l’ouvrage.

Août 2004, 19,5 x 13 cm, 96 pages, 10 €