Guillaume Tell, de Florian

Florian
Guillaume Tell, ou la Suisse libre

Écrit en prison sous la Révolution française, ce récit d’un des mythes fondateurs de la nation suisse est un vibrant hommage à la liberté.

Le contexte : C’’est alors qu’il se trouvait emprisonné dans la « maison de suspicion » de Port-Libre, en 1794, que Florian débuta la composition d’un long poème en prose intitulé Guillaume Tell ou la Suisse libre ; il l’’acheva peu de temps après, juste avant de mourir.

L’histoire : Guillaume Tell est un héros des mythes fondateurs de la Suisse. Il aurait vécu dans le canton d’Uri au début du XIVe siècle. Selon la tradition, c’était un ancien mercenaire, retiré dans ses montagnes et connu pour être un expert dans le maniement de l’arbalète. À l’époque, l’empereur d’Autriche (un Habsbourg) cherchait à dominer le canton. Son gouverneur autrichien, Hermann Gessler, nouvellement nommé en tant que bailli, érigea un poteau sur la place centrale du village d’Altdorf et y accrocha son chapeau, dans le but d’obliger tous les habitants à se courber devant, afin de mettre à l’épreuve la loyauté de la population. Or, Guillaume Tell passa un jour avec son fils devant le poteau coiffé sans accomplir la procédure exigée ; arrêté, il continua à refuser d’accomplir ce geste obligatoire. Le bailli Gessler lui ordonna, sous peine de mise à mort, de percer d’un carreau une pomme posée sur la tête de son fils, à l’aide de son arbalète. Tell réussit l’exploit de couper le fruit dès son premier carreau sans toucher l’enfant. Mais Gessler avait vu que Tell dissimulait un second carreau sous sa chemise et lui en demanda la raison. Tell répondit que si le premier trait avait manqué sa cible, le second aurait été droit au cœur du bailli. Ce commentaire insolent enragea Gessler qui fit arrêter et jeter Guillaume Tell en prison sur le champ. Le bailli partit ensuite pour l’Autriche avec le prisonnier, qui s’évada et le tua. Cet épisode héroïque aurait été à l’origine de la rébellion des Suisses contre les ducs d’Autriche, qui conduisit à l’unification des cantons historiques et à l’indépendance de la Suisse.

Préface de Jean-Luc Gourdin, auteur d’une biographie de Florian parue aux éditions Ramsay en 2002.

ISBN : 978-2-915596-48-9

Janvier 2009, 20 x 13 cm, 128 pages, 11 €

Fondation de la République des Pays-Bas

Edgard Quinet,
Fondation de la République des Pays-Bas

Dans cet ouvrage, l’historien républicain français Edgar Quinet (1803-1875) relate « l’histoire des troubles des Pays-Bas, chaos sanglant d’où surgit à la fin la république néerlandaise ».

Extrait : « Les peuples, sans pouvoir expliquer le motif de leur aversion soudaine, refusaient d’entrer par la porte nouvelle où le roi catholique avait juré de les engager. Ils étaient pleins d’épouvante, leur chair se hérissait, ils respiraient d’avance l’odeur du sang qui n’était pas encore versé, ils cherchaient partout en mugissant quelque issue pour se dérober à leur divin pasteur. »

Présentation et notes de Marie-Thérèse Lorain, agrégée d’histoire et auteur de Guillaume Lejean, voyageur et géographe (éditions Les Perséides, 2007).

ISBN : 978-2-915596-64-9

Août 2010, 20 x 13 cm, 228 pages, 18 €

La Naissance du riche dans l’Europe médiévale

Hironori Miyamatsu,
La Naissance du riche dans l’Europe médiévale

En Europe, le riche est le fruit d’une histoire longue et mouvementée, au cours de laquelle il a connu de nombreux revers de fortune. Indissociable de la noblesse et du loisir (otium) dans l’Antiquité, stigmatisé ensuite par le christianisme qui prône le dépouillement des biens matériels, il a fini par s’imposer au Moyen Âge, au terme d’une mutation qui commença d’abord dans l’aristocratie, pour s’élever jusqu’aux plus hautes sphères de l’administration royale, avec la bénédiction de l’Église, qui lui réservait désormais une place dans ses institutions. Ce sont les conditions de cette naissance que l’auteur examine dans cet ouvrage, à travers l’analyse minutieuse des sources latines ou en langues vernaculaires, et de très nombreuses données historiques, juridiques ou topographiques.

L’auteur : Hironori Miyamatsu est professeur d’histoire médiévale européenne à l’Université de Kurumé, au Japon. Il a fait ses études et soutenu sa thèse à la faculté d’histoire de l’université Rennes 2.

ISBN : 978-2-915596-35-9

Mars 2008, 23 x 15 cm, 604 pages, 33 €

Guillaume le Conquérant

Pauline de Witt et François Guizot,
Guillaume le Conquérant, ou l’Angleterre sous les Normands
(1027-1087)

Extrait : « Au XIe siècle, à peine au sortir de la barbarie, sans aucun des moyens que nous donnent aujourd’hui la civilisation et la science, le duc Guillaume a rassemblé, embarqué, transporté au-delà de la Manche, débarqué sur un sol ennemi, plus de trente mille hommes, et à peine débarqué, il a gagné des batailles, il a conquis un royaume […]. Il a fait bien plus : il a fondé un État. Et son œuvre dure encore des siècles et des siècles après. C’est un phénomène rare que des invasions qui fondent des États. Guillaume a accompli cette œuvre » (François Guizot, discours prononcé le 26 octobre 1851 pour l’érection de la statut équestre du duc à Falaise).

ISBN : 978-2915596-76-2

Février 2012, 20 x 13 cm, 160 pages, 15 €

Histoire de l’Europe, de Henri Pirenne

Henri Pirenne, Histoire de l’Europe, des invasions au XVIe siècle

Présentation : Écrite durant la Première Guerre mondiale alors que l’auteur se trouvait en captivité en Allemagne, l’Histoire de l’Europe de Henri Pirenne est une œuvre de premier plan, qui a été traduite dans de nombreuses langues après sa parution en 1936. C’était en effet la première que l’on publiait une histoire globale du continent européen, et l’exposé, clair et synthétique, touchant à la fois à l’histoire politique, sociale et économique, n’a rien perdu de son intérêt aujourd’hui. L’ambition du projet au regard du cadre géographique et de la période étudiée, qui va de l’effondrement de l’Empire romain à la Réforme, repose sur une vision très nette des grands mouvements de l’histoire (développement des villes, formation des États modernes), et sur une attention toute particulière portée par l’auteur à la circulation des idées ainsi qu’à l’évolution de l’organisation sociale. Enfin, la prise en compte des rapports de l’Europe avec le monde extérieur (invasions, croisades, échanges commerciaux, explorations) achève de faire de ce livre une lecture indispensable pour tous ceux, amateurs d’histoire ou spécialistes, qui cherchent à bien comprendre les fondements de notre civilisation.

ISBN : 978-2-915596-72-4

Mai 2011, 23 x 15 cm, 560 pages, nombreuses illustrations, 30 €

Cosmopolitismes, patriotismes, Europe et Amériques

 Marc Belissa et Bernard Cottret (dir.), Cosmopolitismes, patriotismes en Europe et aux Amériques, 1773-1802.

Présentation : Peut-on aimer sa patrie sans oublier les devoirs d’humanité qui unissent tous les hommes ? Naguère encore, les historiens opposaient volontiers un cosmopolitisme des élites à un patriotisme « bourgeois » et « national ». Des travaux plus récents ont remis en cause cette dichotomie étroitement déterministe. Alphonse Aulard, au début du siècle dernier, avait déjà insisté sur l’inadéquation des catégories du « nationalisme » et de « l’internationalisme » de son temps pour comprendre la manière dont les hommes des Lumières et les « patriotes » révolutionnaires avaient analysé les relations entre les peuples. Les événements politiques actuels, la globalisation de l’économie, la construction européenne ont relancé l’intérêt des chercheurs pour les droits de l’humanité et la souveraineté des nations. Le « patriotisme exclusif » et le « cosmopolitisme de système », comme le déclarait l’abbé Grégoire en 1792, sont les deux faces d’un même oubli. Les révolutionnaires américains, bataves, belges, liégeois, genevois, français, haïtiens, les patriotes européens partisans de la Révolution française, ont tous réfléchi à des degrés divers aux implications pratiques de cette dialectique entre l’universel et le singulier. C’est ce que cet ouvrage se propose de démontrer à travers un certain nombre d’études et d’exemples connus et moins connus — la Révolution genevoise ou l’insurrection de Tupac Amaru II au Pérou — qui éclaireront tous ceux qui s’intéressent au phénomène révolutionnaire à l’œuvre en Europe et aux Amériques à la fin du XVIIIe siècle. L’ouvrage est suivi d’une chronologie qui sera très utile aux étudiants..

Contributions de Marc Belissa, Anne-Marie Brenot, Bernard Cottret, Monique Cottret, Annie Duprat, Edmond Dziembowski, Jean-Pierre Gross, Jean-Yves Guiomar, Georges Lomné, Renaud Morieux, Bertrand Van Ruymbeke.

Les auteurs : Marc Belissa est maître de conférences à l’université Paris X Nanterre. Il a participé à de nombreux ouvrages collectifs et a publié notamment Fraternité Universelle et Intérêt National, 1713-1795. Les cosmopolitiques du droit des gens (Kimé, 1998), ainsi qu’une édition des Principes des négociations (1757) de Gabriel Bonnot de Mably aux mêmes éditions en 2001.
Bernard Cottret est professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin, membre senior de l’Institut Universitaire de France. Il est l’auteur, entre autres, de La Révolution américaine (Tempus, 2004), de nombreuses biographies (Calvin, etc.) et, avec Monique Cottret, de Jean-Jacques Rousseau en son temps (Perrin, 2005).

ISBN : 978-2-915596-10-6

Mai 2005, 23 x 15 cm, 224 pages, 18 €

La Guerre de Sept ans : le premier conflit mondial de l’histoire

Jonathan R. Dull, La Guerre de Sept ans. Histoire navale, politique et diplomatique, traduit de l’anglais (US) par Thomas Van Ruymbeke.

La guerre de Sept Ans est le premier conflit mondial de l’histoire de l’humanité. Elle consiste principalement en deux affrontements majeurs qui se sont déroulés, l’un en Amérique du Nord, l’autre en Europe. Le premier commença en Pennsylvanie en 1754 et s’acheva avec la fin. du Canada français en 1760 ; le second débuta en Bohème en 1756 et ne prit fin qu’à l’automne 1762. La guerre de Sept Ans a touché cinq continents, de l’Inde à la Caraïbe, impliqué toutes les grandes puissances de ce temps (France, Grande-Bretagne, Prusse, Autriche, Russie, Espagne, pour ne citer que les principaux belligérants) et redessiné la carte géopolitique du monde. Pour la première fois, un historien réussit le tour de force de retracer la chronologie des faits en embrassant l’ensemble des fronts d’une guerre dont les conséquences furent dramatiques pour la France, qui y perdit ses colonies nord-américaines. Il s’agit cependant tout autant d’une histoire navale que d’une histoire politique, puisque le fil conducteur de cette histoire est le rôle de la marine française dans une guerre dont l’issue s’est jouée avant tout sur les mers. S’il montre les difficultés rencontrées par Louis XV et ses différents ministres (Machault, Choiseul…) tout au long du conflit, Jonathan Dull explique aussi comment la France réussit à préserver l’avenir de sa flotte, qui serait de nouveau opérationnelle quinze ans plus tard lors de la guerre d’indépendance américaine.

Le texte est assorti de nombreuses annexes tirées des archives de la marine française. Premier ouvrage global publié en France sur un conflit dont l’importance est encore mal connue, La Guerre de Sept Ans de Dull présente un intérêt de tout premier plan au regard de l’histoire navale et diplomatique de la France.

Préface d’Edmond Dziembowski

L’auteur : Jonathan R. Dull est l’éditeur scientifique des Papers of Benjamin Franklin. The French Navy and the Seven Years’ War a paru aux Nebraska University Press en 2005.

ISBN : 978-2915596366

Janvier 2009, 23 x 15 cm, 536 pages, 35 €