Voyage dans la Babylonie, le Pendjab et le Cachemire


Guillaume Lejean
Voyage dans la Babylonie, le Pendjab et le Cachemire

Guillaume Lejean (1824-1871), voyageur et géographe breton, a effectué ses voyages en orient entre 1866 et 1870 et le récit en a été publié dans Le Tour du Monde, grande revue géographique et ethnographique française, entre 1867 et 1873. Lejean était envoyé en mission par les ministères français des affaires étrangères et de l’instruction publique. Ces voyages dans la partie orientale de l’empire ottoman et dans l’Inde anglaise nous valent un récit tout à la fois géographique, archéologique, sociologique, économique et politique de la vie des peuples subissant durement la domination des ottomans, des anglais et des maharadjas, dans des régions que les affrontements entre la Russie et l’Angleterre rendent difficiles et périlleux. homme rude, merveilleux observateur, sensible tant aux aspects physiques et aux modes de vie des peuples – notamment ceux des femmes – qu’à la beauté des paysages traversés, attentif aux traces du périple d’Alexandre le Grand, Lejean est l’un des voyageurs les plus captivants de son temps. Oublié après sa mort, il a été redécouvert dans les années 1990. Dans des pages passionnantes et souvent éblouissantes, il nous montre à quel point ces régions, toujours en proie à des conflits compliqués, étaient déjà au XIXe siècle l’une des parties les plus agitées de la planète. A ce titre, ce livre reste pour le lecteur d’aujourd’hui un document passionnant.

Présentation et notes de Marie-Thérèse Lorain.
Marie-Thérèse Lorain est l’auteur d’une biographie de Guillaume Lejean : Guillaume Lejean, voyageur et géographe (Les Perséides, 2006).

ISBN : 978-2-37125-001-7
Juin 2014, 23 x 15 cm, 256 pages, 19.90 €

Contes magiques, de Pu Songling

VisuelContes
Pu Songling

Contes magiques


Après les 
Contes sauvages et les Pantouns malais traduits et présentés par Georges Voisset, nous poursuivons, à travers la collection « La Lunatique », notre redécouverte de la littérature traditionnelle asiatique avec la réédition d’un classique, les Contes magiques de Pu Songling, ici traduits de l’ancien chinois par Louis Laloy.

« Le premier auteur de ces contes est un homme de lettres chinois, qu’ils ont rendu célèbre. P’ou Soung-Lin, ou Pu Songling, surnommé Lieou-sien ou « l’Immortel en exil », vivait à l’époque de K’ang-hi, qui concorde à quelques années près avec le règne de Louis XIV. Il est l’auteur de ces contes, fortement imprégnés de taoïsme, comme c’est à Charles ou à Pierre Perrault que nous devons les histoires de Cendrillon, du Chat botté, de la Belle au bois dormant. […] On s’est efforcé d’imiter en français la rapidité savante qui convient éminemment au génie de la langue chinoise. Aussi éloignés que possible des contes arabes et persans comme ceux des Mille et Une Nuits et de leur oisive prolixité, ceux-ci doivent mériter leur titre de magiques en ce que tout s’y passe comme par enchantement, dans l’étrange facilité et le profond émoi d’un rêve. » (Louis Laloy)

ISBN : 978-2-915596-91-5

Mars 2013, 21 x 13 cm, 216 pages, 18 €

Une flâneuse au Pakistan. Ce qu’un sourire désamorce

Oriane Zérah,
Une flâneuse au Pakistan.
Ce qu’un sourire désamorce

Pakistan. Ce qu fut naguère l’une des étapes du « hippie trail », parcours mythique des vagabonds d’Occident cheminant vers Katmandou le cœur accroché aux étoiles, se résume aujourd’hui à deux ou trois clichés dévastateurs : talibans, attentats, zones tribales en guerre. Après avoir « flâné » plus de dix ans en Inde, Oriane Zérah, qui n’est ni diplomate, ni humanitaire, a décidé de boucler son sac pour le « Pays des Purs »… pour voir les jardins de Shalimar. Elle voyage seule, se drape d’étoffes locales, parle la langue du cru, s’embarque dans des bus et loge chez l’habitant quand elle peut. Lahore, Chitral, Peshawar. Avec pour but le festival de polo de Shandur, organisé chaque année dans les montagnes de l’Himalaya. De ce périple au Pakistan, elle a rapporté un carnet de route à la plume nerveuse et colorée, un témoignage rare qui nous plonge au cœur de l’« autre » Pakistan, ce pays dont les médias ne parlent jamais.

Ouvrage illustré d’une vingtaine de photographies couleur.

Préface de Frédéric Bobin.

L’auteur : Née à Paris, Oriane Zérah est depuis peu installée à Kaboul. Elle a suivi des études d’art dramatique et de danse, avant de travailler au Théâtre du Soleil. Depuis une dizaine d’années, elle partage son temps entre les voyages et la France. Elle est aujourd’hui photographe.

ISBN : 978-2-915596-84-7

Septembre 2012, 20 x 14 cm, 176 pages, 18 €

Contes sauvages, de Georges Voisset

Georges Voisset
Contes sauvages
Les très curieuses histoires de Kancil le petit chevrotain

Les Contes sauvages présentés ici ont été recueillis à Singapour, mais ils proviennent de tout l’archipel du sud-est asiatique, de Bornéo à Sumatra, en passant par la péninsule malaise. Ils sont, pour l’essentiel d’entre eux, contemporains de La Fontaine et de Molière, et sont à cette région du monde ce que le Roman de Renart est à notre tradition littéraire : un grand roman « comique », où les habitants des Forêts profondes, le malicieux petit chevrotain Kancil en tête, jouent le premier rôle, celui des humains, à qui ils empruntent leurs émotions, leurs ruses, leurs travers… Traduits et adaptés par Georges Voisset, ces textes anciens sont pour la première fois présentés au public français, dans une édition joliment illustrée qui s’adresse à tous les lecteurs, les grands comme les petits. Le texte est suivi d’un « Petit lexique des forêts profondes ».

L’auteur : Georges Voisset est professeur de littérature générale et comparée à l’Université des Antilles et de la Guyane. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages et de nombreux articles sur les littératures de l’archipel malais et de la Caraïbe. Aux éditions Les Perséides, il a également publié Les Lèvres du Monde (2008), Pantouns malais (2009) et Malaisie. Le pays d’Entre-mondes (2010) .

Pour en savoir plus sur Georges Voisset, nous vous invitons à lire cet article paru sur lepetitjournal.com, le média des Français de l’étranger, à l’occasion de la sortie des Contes sauvages.
Et, pour les anglophones, un article paru sur le site du quotidien national anglais, The Star.

ISBN : 978-2-9155-9677-9

Mars 2012, 21 x 13 cm, 224 pages, 19,90 €

Les Lèvres du Monde : de la Caraïbe à l’archipel malais

Georges Voisset, Les Lèvres du Monde.
Littératures comparées de la Caraïbe à l’Archipel malais

Aucun prix Nobel de littérature sud-est asiatique. Le cas est singulier. Mais existe-t-il vraiment des littératures sud-est asiatiques ? La littérature devrait, en principe, pouvoir fournir des explications. Mais pour cela il faudrait que la discipline, notamment au sein de l’Université française, ne souffre pas du même syndrome que le jury de Stockholm. Ce syndrome est appelé, dans ces pages, lecture occidentée du monde. Il consiste, avant tout, à ne plus savoir lire que dans les langues « europhones », à quelques rares exceptions près (japonais, chinois, arabe). La vocation de la Caraïbe au cœur des mondes atlantiques a fait, de ces lectures, l’un des piliers du renouveau des études comparatistes, notamment dites post-coloniales. Elle peut, en cela, servir de référent aux valeurs proclamées d’un « Tout-Monde ». Mais si « World Fiction » ou « Littérature-monde » défont et refont à toute allure leurs tours du monde, prétendant, à chaque boucle, abolir davantage de barrières, elles n’en entretiennent pas moins soigneusement leur muraille de Chine.

Entre les deux, l(Asie du sud-est littéraire, et la formidable réserve de Divers qu’elle incarne, demeurent à peine audibles dans nos concerts à l’éloge du Divers. Géopolitique, géosymbolique et littérature comparée auront ici beaucoup à faire. Le parti a été adopté, dans ce travail, de considérer que les littératures sud-est asiatiques existent, et qu’en conséquence elles sont, à la fois, incomparables et comparables, relevant, elles aussi, d’un « Tout-Monde » et non de « spécialités orientalistes ». Mais selon quelles mesures, quelles distances et quels extrêmes (Orient, Asie) ? En quel sens les aborder ?

Cet ouvrage se propose, dans un premier temps, de tenter de répondre à ces questions. Dans un second temps sont regroupées quelques excursions, parfaitement pionnières, qui explorent ces relations de distance et d’extrême. Elles concernent un monde particulièrement bien occulté dans nos échanges littéraires (peut-être parce que trop rétif à leurs ordonnancements), celui de l’Archipel malais. Ces pages seront aussi l’occasion de relire — et relier — la pensée de quelques figures marquantes de nos littératures comme celle de Voltaire ou de Segalen, parmi beaucoup d’autres.

L’auteur : Georges Voisset est professeur de littérature générale et comparée à l’Université des Antilles et de la Guyane. Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages et de nombreux articles sur les littératures de l’archipel malais et de la Caraïbe. Aux éditions Les Perséides, il a, depuis, publié Pantouns malais (2009), Malaisie. Le pays d’Entre-mondes (2010) et Contes sauvages (2012).

Mai 2008, 23 x 15 cm, 480 pages, 28 €

Malaisie, le pays d’Entre-mondes

Renuga Devi Naidu et Georges Voisset,
Malaisie, le pays d’Entre-mondes

Ce livre est tout ensemble un récit de voyage, une initiation à la l’histoire, la langue et la civilisation des habitants de la Malaisie, une réflexion sur les évolutions actuelles d’une société menacée dans sa tradition de multiculturalisme. Tout en retraçant succinctement l’aventure politique de l’ancienne colonie britannique, devenue d’abord Malaya, puis la Fédération de Malaysia, les deux auteurs nous dévoilent les charmes profonds du port mythique de Malacca, de Penang, la Perle de l’Orient, ou encore du Sarawak, le « pays des rajahs blancs ». Ce faisant, ils nous ouvrent une large porte sur cet « Entre-mondes » situé à la croisée des continents, tiraillé depuis toujours par des forces puissantes et contradictoires — l’Inde, la Chine, l’Occident… avec le récent retour du Moyen-Orient dans la partie —, qui nous invite à réfléchir sur le devenir de nos propres sociétés.

Ouvrage illustré d’une vingtaine de photographies couleur.

Les auteurs : Renuga Devi Naidu, juriste d’origine malaisienne, enseigne la civilisation des pays du Commonwealth et la civilisation américaine. Georges Voisset est l’auteur de nombreux ouvrages de littérature sur l’archipel malais, dont Les Lèvres du Monde, publié aux éditions Les Perséides, et de traductions de pantouns.

ISBN : 978-2-915596-70-0

Mars 2010, 20 x 14 cm, 258 pages, 25 €