L’Algérie : Une guerre interdite, d’André Daviaud

André DaviaVisuelGuerreud
Une guerre interdite
roman

Deux destinées. Deux hommes. L’un s’est engagé dans le combat en 1942, fuyant la monotonie d’une vie paysanne. Il y a gagné le surnom de « Bir-Hakeim » pour avoir participé à la bataille de la France Libre. En suivant un chef au cou d’oiseau, il est ensuite entraîné dans deux guerres coloniales et vit le désastre de Dien Bien Phu. Le piège d’un serment fait à une femme le conduira de la révolte à la prison.
L’autre, appelé pour une guerre qui ne veut pas dire son nom, est arraché à sa vie civile. Chahuté d’un poste à l’autre dans une Algérie de plus en plus hostile, il est témoin malgré lui de la « sale guerre » qui se joue sous ses yeux, et le marquera à jamais.

Deux faces de la France d’alors, victorieuse d’abord, puis troublée, déchirée entre deux destins. Deux France face à face qui, depuis, taisent leurs souffrances et leurs secrets. C’est cette guerre interdite que dévoile André Daviaud dans son nouveau roman, sans rien cacher de ses tourments ni de sa complexité.

André Daviaud est né à La Rochelle en 1953.
Enseignant et poète, il est également l’auteur de deux romans parus aux éditions Les Perséides :
Un sourire solaire (2009), qui retrace la vie du poète René-Guy Cadou, et Mane Vechen (2011), qui fait revivre la Bretagne de l’époque gallo-romaine.

ISBN : 978-2-37125-008-6

Décembre 2014, 21 x 14 cm, 300 pages, 18 €

En novembre 2015, André Daviaud a reçu le grand prix du roman de l’Association des écrivains bretons. Ci-dessous l’avis du jury :

AVIS DU JURY
du grand prix du roman de l’Association des écrivains bretons
décerné à André Daviaud pour Une guerre interdite

André Daviaud, professeur de lettres et passionné d’histoire, porte un regard sans concession mais dénué de toute condamnation impérieuse sur une Guerre interdite. Avec pour toile de fond l’atmosphère en clair obscur des guerres d’Indochine et d’Algérie, on pénètre l’intimité de deux soldats sur le champ de bataille. Deux destins croisés sur le terrain d’une guerre sans nom, d’où filtre un sentiment d’impuissance et d’amertume. Un engagé convaincu de servir la bonne cause et un appelé qui voit sa jeunesse voler en éclats, les personnages sont fortement enracinés dans leur mission. Leurs doutes face à la mort sont disséqués, leur engagement considéré, leurs peurs affranchies, leurs blessures mal pansées… Les mémoires sont ici adroitement restituées.
Une plume acérée mais non acerbe, un rythme soutenu doté d’une extrême sensibilité affleurant l’onde poétique pour revivre le destin implacable de ces deux hommes ordinaires, ayant toutefois conservé une âme d’enfant, où trop de sang versé et l’enjeu final démontrent sérieusement l’absurdité des conflits armés.
Des recherches minutieuses et le recueil de précieux témoignages, dont l’auteur, avec délicatesse, a su préserver l’authenticité, renchérissent le caractère poignant de ce récit.
Même si ces deux guerres n’ont pas libéré suffisamment la parole pour les générations issues de la deuxième moitié du XXe siècle, l’auteur ne nous encombre pas de détails historiques, politiques ou pétris d’ignominie, qui pourraient rendre le récit fastidieux ou dérangeant.
C’est avant tout l’homme avec sa fragilité et son fantasme d’héroïsme, ses états d’âme ressuscités, qui nous attendrissent, même si force est de constater que la volonté de l’homme en soi peut être source de gâchis. Quelques échappatoires de tendresse permettent à l’horreur de s’estomper au profit d’un baume sur les morsures du moment.
Une histoire somme toute universelle mais qui, traitée de manière atypique, ne la relègue pas au rang d’une énième histoire de guerre.
D’autre part, au travers de ces révélations, l’auteur ne cherche-t-il pas à démonter les mécanismes pour la compréhension des conflits d’hier certes, mais d’aujourd’hui aussi ?
En 2011, André Daviaud avait enchanté le jury avec Mane Vechen, en 2015, il le bouleverse avec Une guerre interdite émaillée d’accents de poésie lui conférant une grâce tragique. C’est une belle page d’histoire qui vient confirmer son talent de romancier.
Le jury amplement séduit par les qualités littéraires de cet ouvrage a ainsi le plaisir de lui attribuer le Grand Prix AEB 2015.

 

Mane Vechen, d’André Daviaud

 André Daviaud, Mane Vechen

Au IIIème siècle de notre ère, alors que les deux fils de l’empereur Septime Sévère s’apprêtent à s’affronter dans une lutte à mort pour le pouvoir, une jeune Romaine, fiancée au fils d’un marchand qu’elle ne connaît pas, débarque en Armorique, à la pointe de l’empire, pour relever la fortune de sa famille. La villa qu’elle vient gouverner, c’est Mane Vechen, dont on peut encore contempler les ruines aujourd’hui. Elle n’aura de cesse d’y apporter des améliorations, trouvant dans cette fonction d’architecte une raison de vivre. Finalement lassée, elle rejoint la cour des trois césars en partance pour la « grande » Bretagne, où les Calédoniens ont franchi le mur d’Hadrien. Mais la dissension règne parmi les Romains, qui finissent par rentrer régler leurs comptes à Rome. Dans l’intervalle, la jeune héroïne aura découvert l’amour, à travers une relation fusionnelle dont le destin semble scellé à celui de l’empire. Dans ce roman magistral, André Daviaud brosse un tableau très vivant des mœurs romaines et nous invite à méditer sur l’affrontement entre civilisation et barbarie, l’une et l’autre n’étant pas forcément celle que l’on croit, et sur l’universelle fascination de l’art, qu’il soit celui des bâtisseurs de tous genres, ou celui des poètes, tels qu’Ossian ou Catulle.

Découvrez ici un entretien réalisé avec André Daviaud à l’occasion de la sortie de Mane Vechen.

L’auteur : André Daviaud est né à La Rochelle le 30 mars 1953. Auteur d’un premier roman remarqué (La Terre à personne, L’Escarbille, 2005), puis d’Un sourire solaire (Les Perséides, 2008), qui retrace la vie du poète René-Guy Cadou, il est enseignant à Sainte-Anne d’Auray. Il a aussi publié plusieurs recueils de poèmes.

Décembre 2010, 21 x 13 cm, 256 pages, 18 €

Un sourire solaire, d’André Daviaud

André Daviaud, Un sourire solaire

Résumé : Un sourire solaire retrace le parcours d’un homme ayant vécu une aventure poétique profondément ancrée dans le milieu du vingtième siècle. Si la trame du récit s’inspire fortement de la vie du poète René Guy Cadou (qui n’est jamais nommé), il ne s’agit pourtant pas d’une biographie mais d’un roman à part entière. En se servant des libertés et des nombreux recours de la fiction, c’est toute une époque que fait revivre dans ces pages André Daviaud : l’effervescence d’une jeunesse autour de la figure emblématique de Max Jacob et la naissance, dans le vin et la joie, de l’école de Rochefort; certains épisodes tragiques de la guerre, comme l’affaire des cinquante otages qui abrège la destinée du jeune Guy Mocquet, les bombardements de Nantes par les Américains, l’ascension brisée de Bernard de Lattre de Tassigny, mort en Indochine. Destins croisés, entrecroisés, emportés dans le tourbillon de l’Histoire. Et combien paradoxal celui de cet homme au sourire solaire, pour qui la poésie est tout, qui croise un jour la route des sacrifiés chantant dans le camion qui les mène à la mort, de cette voix « qui frappe comme vous à la porte de son destin et chante sous les balles ». Vivre, c’est pour lui, comme pour tout un chacun, évoluer « dans le voisinage de la tristesse et du bonheur au quotidien », selon les jolis mots d’Hélène Cadou, qui a signé la préface de ce livre.

André Daviaud me semble s’affirmer comme un poète de l’alliance. Il y a des poètes du refus et des poètes de l’accord. L’accord n’est pas communion mais abord ouvert et compréhensif d’une réalité fraternelle. Au-delà de toutes limites, de toutes frontières, le poète André Daviaud pose la réalité d’un monde qu répond à notre attente par une approche sensible et juste. Dans la lignée de René-Guy Cadou s’éveille à notre porte le voisinage d’un univers de la tristesse et du bonheur au quotidien. (Hélène Cadou, Louisfert, été 2008)

L’auteur : André Daviaud est né à La Rochelle le 30 mars 1953. Auteur d’un premier roman remarqué (La Terre à personne, L’Escarbille, 2005), puis de Mane Vechen (Les Perséides, 2011), il est enseignant à Sainte-Anne d’Auray. Il a aussi publié plusieurs recueils de poèmes.

Décembre 2008, 21 x 13 cm, 202 pages, 17 €