Histoire des lettres transatlantiques : les relations littéraires Afrique-Amériques

Yves Clavaron et Jean-Marc Moura (dir.)
Histoire des lettres transatlantiques.
Les relations littéraires Afrique-Amériques

L’histoire littéraire de l’Atlantique ouvre à l’analyse des circulations, échanges et migrations des littératures non plus en termes régionaux ou linguistiques, mais dans les relations complexes traversant cultures, régions et langues entre les trois continents bordant l’océan éponyme. On s’intéresse ici aux relations entre l’Afrique et les Amériques (sans omettre les Caraïbes) selon une perspective diachronique. L’ouvrage propose une réflexion collective et internationale sur les spécificités des circulations littéraires Afrique-Amériques. Il envisage divers modèles d’organisation de l’Atlantique (tels l’Atlantique noir de Paul Gilroy ou les Amériques noires de Roger Bastide), le rôle des langues et des traductions dans cet espace. Il examine quelques œuvres et figures importantes de ce dialogue intercontinental, certains des mouvements culturels et littéraires qui en sont nés ainsi que des transferts culturels qui y sont liés.

Textes réunis et présentés par Yves Clavaron et Jean-Marc Moura.

Contributions de M. Botaro, C. Brochard, C. Chaudet, Y. Clavaron, S. Cubeddu-Proux, C. Cunha Carnier, J. C. Laborie, S. Lani, J. M. Moura, A. Mouzet, B. Osiepa, D. H. Pageaux.

ISBN : 978-2-37125-022-2

Décembre 2017, 23 x 15 cm, 170 pages, 20 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

 

Couleurs, esclavages, libérations coloniales (Europe, Amériques, Afrique)

Claire Bourhis-Mariotti, Marcel Dorigny, Bernard Gainot, Marie-Jeanne Rossignol & Clément Thibaud (dir.)
Couleurs, esclavages, libérations coloniales. Réorientation des empires, nouvelles colonisations (Europe, Amériques, Afrique 1804-1860)

La thématique développée dans cet ouvrage est la mutation paradoxale du système colonial européen hérité des « découvertes » de la fin du XVe siècle durant la période 1804-1860, avant que ne se réalisent à grande échelle les nouvelles conquêtes européennes et que ne s’ouvre une nouvelle ère « impérialiste ». Phénomène global, cette mutation a affecté les trois aires géographiques du monde atlantique, mais aussi les sociétés coloniales de l’océan Indien. La nouvelle orientation coloniale reposait sur trois postulats : abolir la traite et l’esclavage, à la fois au nom des droits de l’homme et de la recherche d’une efficacité économique maximale, dans le cadre des nouvelles conceptions de la division du travail, du salariat, de la mécanisation et des échanges internationaux ; implanter en Afrique des « établissements », agricoles et commerciaux, afin de mettre en valeur ce continent — désormais épargné par le fléau de la traite négrière — selon les normes et les méthodes de l’Europe qui se donnait dès lors la « mission de civiliser » l’Afrique en lui apportant ses Lumières ; redéfinir les relations de travail au sein même des « anciennes colonies » pour perpétuer le cadre de la monoculture extensive, en ayant recours à des contrats de location de la force de travail, ou de partage inégalitaire des produits de la récolte. Cette large perspective révèle la cohérence de cette période cruciale longtemps négligée par l’historiographie, pendant laquelle se met en place l’arsenal idéologique des colonisations futures.

Les auteurs : Contributions de Claire BOURHIS-MARIOTTI, Eric BURIN, Virginie CHAILLOU, Gusti-Klara GAILLARD-POURCHET, Bernard GAINOT, Alejandro E. GÓMEZ, Dominique GONCALVÈS, Kate HODGSON, Marta IRUROZQUI, Rahma JERAD, Jean-Pierre LE GLAUNEC, Andréa SLEMIAN, Federica MORELLI, Frédéric RÉGENT, Vertus SAINT-LOUIS, Jean-Pierre SAINTON, Romy SANCHEZ, Éric SAUGERA, Suzanne SCHWARTZ, Pierre SERNA, Andréa SLEMIAN, Clément THIBAUD, Geneviève VERDO, Joseph YANNIELLI.

Septembre 2013, 23 x 15 cm, 416 pages, 28 € (+ 2 € de participation aux frais de port)

Rire noir, de Llewelyn Powys : Kenya, 1914-1919

Llewelyn Powys,
Rire noir

En 1914, alors qu’il est déjà l’homme de lettres habitué à donner des conférences en Amérique, Llewelyn Powys (l’un des frères de John Cowper) s’embarque pour l’Afrique orientale britannique (l’actuel Kenya), où il va vivre pendant cinq ans. Chargé de la surveillance des fermes, d’abord celle de son frère William, qui sera mobilisé durant son séjour pour aller combattre les troupes coloniales allemandes, puis celle du Grand Rift, où paissent 10.000 têtes de bétail, Llewelyn va vivre une expérience qui le marquera à jamais « dans sa chair », et qu’il restituera par la suite dans Ebène et Ivoire, puis Rire noir, restés inédits à ce jour. Rien ne manque au tableau de cette Afrique sauvage et de son âpre violence, la loi de la nature se doublant de la présence de l’homme qui, loin de la pondérer, en accroît la brutalité : l’économie de plantation fondée sur l’exploitation de la main d’œuvre « indigène » (Swahili, Kikuyu, Masaï), les scènes de chasse en brousse, le cycle de la vie et de la mort qui est « le rythme même de l’Afrique », sans oublier l’impitoyable galerie de coloniaux (dont un collectionneur de crânes humains) auxquels l’apprenti-fermier, abandonnant tout préjugé, finit par préférer l’ami Masaï. L’omniprésence de la mort n’enlève rien à la splendeur des paysages ni aux ombres et lumières du « damier » africain que le regard de l’homme blanc, si profond soit-il, ne peut sonder. Chez Llewelyn Powys, l’Afrique est, bien plus qu’une expérience physique, une expérience métaphysique.

Cet ouvrage a été traduit de l’anglais par Christiane Armandet et Anne Bruneau.

ISBN : 978-2-915596-87-8

Décembre 2012, 21 x 13 cm, 192 pages, 18 €

Guillaume Lejean, voyageur et géographe

Marie-Thérèse Lorain, Guillaume Lejean, voyageur, géographe et cartographe, préface de Daniel Nordmann.

Présentation (nous reprenons ci-dessous) l’excellent article d’Erwan Chartier-Le Floch paru dans le journal Le Télégramme en juillet 2009) :

L’ethnologie et le voyage commencent souvent par chez soi… Ce que fit Guillaume Lejean avant ses vingt ans, en parcourant les chemins de basse Bretagne à pied, puis par d’autres moyens pour cartographier son pays. Né en 1824, à Plouégat-Guérand, non loin de Morlaix (29), dans une famille de cultivateurs, il recueille très tôt des légendes locales et s’intéresse à l’Histoire. Il écrit, en 1841, ses premiers articles dans L’Écho de Morlaix. Bachelier, il refuse catégoriquement de rentrer dans les ordres. Il devient alors archiviste à Morlaix, ville dont il écrira une Histoire politique et municipale à 22 ans. Il se passionne ensuite pour l’histoire de Bretagne et rédige des notices biographiques. Elles lui fourniront la matière de La Bretagne, son histoire et ses historiens, ouvrage publié en 1850.
Secrétaire de Lamartine
En 1845, il commence à correspondre avec l’historien Jules Michelet qui remarque très tôt ses aptitudes. En 1848, Lejean est employé à la sous-préfecture de Morlaix où il s’ennuie ferme. Il monte à Paris pour suivre des études de médecine. Mais la vision des cadavres le répugne: aussi décide-t-il de travailler de sa plume. Il collabore à divers titres, puis se fait une place au Pays, journal libéral de Lamartine, le poète et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 1848. Il sera ensuite son secrétaire avant de le quitter en 1853. Il travaille par la suite à une carte de la France féodale, mélange d’érudition, de recherches historiques et ethnographiques ainsi que de géographie. À Paris, Lejean se cultive et suit différents cours au Collège de France. C’est ainsi qu’il est remarqué par le professeur Guignaut, qui lui conseille d’entrer à la Société de géographie.

La découverte de l’Orient
Introduit dans ce prestigieux cénacle, Lejean va pouvoir laisser libre cours à sa passion des voyages. Le 8 avril 1857, il quitte Paris, chargé d’une première mission d’études géographiques en Moldavie, en Valachie et en Bulgarie. Il décrit son périple à travers une correspondance passionnée, évoquant, avec un grand luxe de détails, tous les peuples d’Europe centrale rencontrés. L’irréductible républicain qu’il est ne peut que relever les bienfaits de la démocratie là où il la rencontre. De retour, il sera présenté à l’Empereur, qui lui concède sept missions jusqu’à la fin du régime. Entre 1857 à 1871, Guillaume Lejean va donc arpenter le monde. De janvier 1860 à août de l’année suivante, il est ainsi en Afrique, où il remonte le Nil, et traverse le Soudan. À Karthoum, il dénonce l’esclavage, ce qui lui vaut quelques ennuis. « Une ville de 40.000 âmes, aimable et hospitalière à la surface, ignoble au fond. La traite des nègres la plus éhontée alimente ce luxe », écrit-il. Puis, il s’enfonce vers les sources du grand fleuve africain, une région dont il est l’un des premiers à dresser un relevé rigoureux. Mais il est détroussé et doit rebrousser chemin. Revenu en Europe, il rédige un compte rendu de ses aventures dans sa ferme de Plouégat-Guérand.

Prisonnier du Négus
Au printemps 1862, il repart en Afrique pour deux ans. Nommé vice-consul de France à Massaouah, à la frontière de l’Abyssinie, l’actuelle Éthiopie, il est chargé de développer des relations diplomatiques. Il est accueilli par le Négus, l’empereur Théodore II. « Théodore me fait penser, par ses bons et ses mauvais côtés, à un autre grand barbare: Charlemagne (…). Il a un esprit sage et pratique à chercher le perfectionnement de sa nation dans les propres éléments de cette nation », rapporte-t-il. Mais, après une campagne militaire malheureuse, le Négus le fait prisonnier ! Lejean reste assigné à résidence plusieurs mois, observant la société éthiopienne et son étonnante diversité. De ses aventures, il tirera deux livres : Voyages aux deux Nil et Voyage en Abyssinie. Quant à sa mésaventure avec le Négus, elle lui vaudra la légion d’Honneur. En 1865, il embarque cette fois pour l’Asie. Il a pour mission de retracer l’itinéraire d’Alexandre et de retrouver le berceau des Celtes, une tâche exaltante pour ce Breton aventureux. Il rejoint Constantinople, passe en Asie mineure, visite l’ancienne Mésopotamie, puis l’Afghanistan avant d’atteindre les Indes anglaises et de visiter Srinagar, la capitale du Cachemire. Il identifie deux champs de bataille d’Alexandre, Arbalès et Hydaspe et réalise de nombreux clichés photographiques. Avec ce voyage, il acquiert une renommée internationale.
Campagnes ottomanes
Dans les années 1867-1870, Lejean va mener plusieurs campagnes dans l’empire Ottoman. Il a pour mission de dresser une carte ethnographique de la Turquie d’Europe. Il dresse donc le portrait de tous ces peuples d’Europe orientale et il pressent les futurs conflits des Balkans. Parti avec des a priori sur les Turcs, il admirait cependant leur civilisation ou leur capitale, « Constantinople, merveille du monde ». Il cartographie aussi le Kurdistan. En 1869, il revient épuisé, après avoir eu de graves problèmes de santé. Il passe sa convalescence dans le Trégor. Il repart cependant une dernière fois et apprend, à Venise où il réside, la défaite française de 1870. Il revient une dernière fois en Bretagne, où il ressasse les souvenirs de ses nombreuses aventures. « Partez ! Vous aurez faim, vous aurez soif. Vous mangerez des choses impossibles, vous boirez une eau qui aura tantôt la couleur de l’encre, tantôt la couleur de l’absinthe ; vous subirez des chaleurs excessives, vous aurez de la fièvre et, malgré tout cela, probablement, vous survivrez. Et lorsque vous serez revenu en Europe, toutes vos souffrances passées ne vous laisseront plus qu’un souvenir, je dirais presque du bonheur », déclarait-il ainsi lors d’une conférence à Brest, en 1867, ce qui est une belle définition du voyage au long cours. Guillaume Lejean est décédé le 2 février 1871, à Plouégat-Guérand où il est enterré.
 
ISBN : 978-2-915596-26-7

Décembre 2006, 23 x 15 cm, 352 pages, 23 €

Le Triangle atlantique français

Christopher L. Miller, Le Triangle atlantique français. Littérature et culture de la traite négrière, traduit de l’anglais (USA) par Thomas Van Ruymbeke.

Entre la fin du XVIIe et le XIXe siècle, la France a déporté à elle seule plus d’un million d’Africains de l’autre côté de l’Atlantique, dans les îles à sucre de la Caraïbe, notamment à Saint-Domingue, considérée avant la révolution haïtienne comme la plus riche colonie sur terre. Elle l’a fait longtemps de manière légale et codifiée, puis clandestinement durant la période de la traite « interlope », dans la première moitié du XIXe siècle. Mise en lumière par les historiens, l’économie atlantique triangulaire qui reliait la France à l’Afrique et à la Caraïbe, alimentée par la traite négrière, est désormais bien connue du public. En revanche, l’impact culturel de la traite sur la vie intellectuelle française, et la culture même de la traite, le sont beaucoup moins. C’est tout l’enjeu de cet ouvrage, véritable somme dans laquelle Christopher Miller, dans une vaste enquête qui mène le lecteur tout autour de l’Atlantique, passe au crible de l’analyse non seulement le « système » triangulaire, mais aussi les grands textes littéraires sur la traite, de Voltaire à Césaire, Condé et Glissant, en passant par le théâtre d’Olympe de Gouges et la littérature maritime de Corbière ou Mérimée. Il nous dévoile les ambiguïtés de l’abolitionnisme et s’intéresse aux multiples ramifications culturelles de la traite — historiques, littéraires et cinématographiques — depuis le siècle des Lumières à nos jours, en métropole et dans les anciennes colonies françaises, y compris en Afrique.

[…] « Entre la fin du XVIIe et le XIXe siècle, la France a déporté à elle seule plus d’un million d’Africains de l’autre côté de l’Atlantique, dans les îles à sucre de la Caraïbe. » La première phrase du livre donne le ton. Nous sommes ici bien loin de tous ces ouvrages qui, dans le domaine des études multiculturelles, célèbrent le métissage, le mouvement et la rencontre des cultures. « Dans le contexte de la traite négrière, la rencontre était synonyme de guerre et de capture ; le mouvement, celui d’une marche forcée les fers aux pieds et d’un voyage sans retour ; le métissage était le fruit du viol. » Bien que la traite négrière française commence en 1633, 80 % des voyages négriers eurent lieu au XVIIIe siècle, celui que l’on appelle encore « le siècle des Lumières ».
Miller analyse la logique du commerce triangulaire, que les vents eux-mêmes semblaient favoriser. Il s’agissait de déporter des Africains, pour cultiver les Amériques et enrichir l’Europe. Selon Du Bois, l’un des intellectuels à l’origine du mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis, il fallait tuer cinq individus pour en capturer un vivant. Par ailleurs, le taux de mortalité pendant la traversée se situait entre 10 % et 20 %. En d’autres termes, si l’on considère tous les navires français, anglais, espagnols, portugais, etc., qui ont contribué à la traite, ce sont 1,5 million d’hommes et de femmes environ qui ont trouvé la mort pendant la traversée. Leurs corps sans sépulture furent jetés dans les gouffres amers. Les vaisseaux qui filaient sur les eaux portaient des noms emblématiques : Notre-Dame-de-la-Pitié, Marie-Joseph, ou encore Le Voltaire et Le Contrat social !
Voltaire, Rousseau, et leurs ambiguïtés, Olympe de Gouges, qui prit la défense des femmes et des esclaves, Edouard Corbière, et ses matelots homoérotiques, Aimé Césaire, qui semble parcourir le triangle atlantique à l’envers, dans le Cahier d’un retour au pays natal (Présence africaine), telles sont quelques-unes des figures qui apparaissent au cours de ce voyage littéraire, douloureux et grandiose à la fois. (Louis-Georges Tin, Le Monde des Livres)

Voir aussi l’article très fouillé de Syliane Larcher paru dans la revue La Vie des Idées : http://www.laviedesidees.fr/La-culture-francaise-de-la-traite.html

L’auteur : Christopher L. Miller est professeur de littérature française à l’université de Yale, où il enseigne aussi la culture afro-américaine.

ISBN : 978-2-915596-58-8

Décembre 2011, 23 x 15 cm, 544 pages, 29,90 €

Les Deux Princes de Calabar

Randy J. Sparks, Les Deux Princes de Calabar. Une odyssée transatlantique à la fin du XVIIIe siècle, traduit de l’anglais (USA).

Présentation : Ce récit historique, basé sur une authentique correspondance, raconte une histoire vraie. Celle de deux princes vivant de la traite des esclaves dans le Vieux Calabar, l’actuel Nigeria. Capturés par des négriers anglais en 1767, ils sont ensuite eux-mêmes déportés comme esclaves dans le Nouveau Monde, d’abord en Dominique, puis, trompés par un capitaine de navire, en Virginie. De retour à Bristol après une nouvelle évasion, Ancona Robin John et Little Ephraïm se convertissent au méthodisme et, avec l’aide des milieux abolitionnistes anglais, pour qui leur cas devient un symbole, réussissent à recouvrer officiellement leur liberté. Ils rentrent alors en Afrique, où ils renouent avec leur ancienne activité de marchands d’esclaves.

L’ouvrage que nous offre ici Randy Sparks est singulier à plus d’un titre, et même exceptionnel. Il nous plonge au cœur du monde atlantique de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit bien d’une odyssée. Mais à la différence des périples mythiques d’un Ulysse, celle dont il est question ici conforte les travaux désormais nombreux des historiens tout en éclairant et en ‘dépaysant’ l’honnête homme peu au fait des acquis de la recherche […]. Remercions Randy Sparks d’avoir su, avec le talent d’un conteur et la force de l’historien, nous aider à mieux comprendre ce passé. (Olivier Pétré-Grenouilleau)

Préface d’Olivier Pétré-Grenouilleau

L’auteur : Randy Sparks est Associate Professor au département d’Histoire de l’Université d’État de Tulane (États-Unis) et directeur du Deep South Humanities Center. The Two Princes of Calabar a paru aux Harvard University Press en 2005.

Septembre 2007, 21 x 14 cm, 160 pages, 16 €

 

Voyage au Mali. De Bamako au pays dogon

Solen Cueff et Thomas Van Ruymbeke,
Voyage au Mali. De Bamako au pays dogon

Tiraillé entre des traditions ancestrales et une modernité dans laquelle sa population est entrée de plein fouet, le Mali est le pays des paradoxes : s’il demeure économiquement l’un des plus pauvres du monde, ses richesses naturelles et culturelles sont immenses. Ce ne sont cependant pas les cartes postales touristiques qui ont intéressé les deux auteurs de ce récit de voyage. Partis pour apporter des livres dans le cadre de la coédition d’un ouvrage sur les immigrés clandestins (cf. Ceuta et Melilla, dans la même collection), ils sont allés à la rencontre du peuple malien pour essayer de comprendre sur place les difficultés auxquelles celui-ci est confronté, mais aussi les atouts qui sont les siens. Pour ce faire, ils ont descendu le Niger, de Bamako jusqu’au pays dogon, sensibles aux multiples visages du Mali. Grâce aux rencontres qu’ils y ont faites, cet ouvrage ouvre une fenêtre vivante et colorée sur un pays en tous points fascinant.

Ouvrage illustré de 32 photographies couleur.

Les auteurs : Solen Cueff et Thomas Van Ruymbeke (ci-dessous), avec la participation de Mabo (ci-contre), Nou, Barou et tous les autres.

ISBN : 978-2-915596-61-8

Août 2009, 20 x 14 cm, 192 pages, 16 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Ceuta et Melilla. Mais pourquoi partent-ils ?

Collectif,
Ceuta et Melilla. Mais pourquoi partent-ils ?

Qui n’a pas gardé en tête la violence des images diffusées en septembre et octobre 2005 sur toutes les chaînes de télévision du monde, montrant de jeunes Maliens, Camerounais, Ivoiriens, etc., se lançant à l’assaut des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc. La plupart ont été refoulés, dans des conditions souvent inhumaines. Certains y ont trouvé la mort, et les survivants traînent leurs blessures. Pourquoi partent-ils ? Quel désespoir les pousse à tout abandonner pour venir se heurter aux murs d’une forteresse nommée Europe ? Cet ouvrage collectif, qui tente de répondre à ces questions, est le résultat des journées commémoratives de Ceuta et Melilla, organisées à Bamako du 29 septembre au 6 octobre 2006 par le Forum pour un autre Mali (FORAM). Il s’efforce de mettre en lumière le lien entre réformes néolibérales, chômage, appauvrissement et émigration clandestine.

Préface d’Aminata Traoré

L’auteur : Aminata Traoré est essayiste et animatrice du Forum pour un autre Mali (FORAM). Cet ouvrage a été publié en partenariat avec la maison d’édition malienne Taama.

Février 2008, 20 x 14 cm, 128 pages, 12 €