Pierrick Hamelin, Point de fuite

Extrait : « Il ne pouvait naturellement croire que l’image fût dotée d’une capacité de vie et, par ailleurs, il était tout à fait conscient des effets que le rapport émotionnel à un objet peut susciter sur la perception de la réalité. Cependant, il était bien obligé de se rendre à cette évidence : les yeux le regardaient, la bouche lui souriait. Plus spectaculaire encore, le visage entier, soudain, s’inclina. »

Résumé : Pourquoi Elias a-t-il la si nette impression que l’un des tableaux de son généreux employeur est vivant ? Et comment parvenir à surmonter le désir abyssal qu’il suscite en lui ? Si la réponse ne se trouve assurément pas dans un manuscrit autographe de Benjamin Péret, s’en emparer lui permettra peut être d’acquérir le précieux objet de sa convoitise. Mais rien n’est moins sûr. Roman ludique, roman philosophique, Point de fuite entraîne son lecteur dans un jeu de pistes à travers les rues de Nantes, labyrinthe symbolique où l’art et la vie se confondent. Manipulé par son propre désir — ce désir qui ne prend corps que dans la transgression — le héros y est le jouet de forces qui le dépassent. Il semble que « l’imaginaire ne pourra trouver de fuite qu’en lui-même… »

L’auteur : Pierrick Hamelin est né à Nantes en 1956. Enseignant à Basse-Goulaine, il est l’auteur de plusieurs essais et romans parmi lesquels Une dernière fois la mer (2007) ou Manège (2010), publiés aux éditions Les Perséides.

Août 2005, 18,5 x 12 cm, 192 pages, 18 €