Solène Brisseau, Les Bretons de Saint-Domingue, sous l’administration française et la Révolution haïtienne.

Présentation : Le Siècle des Lumières est à peine entamé que Saint-Domingue est déjà la plus riche et la plus rentable des possessions du royaume. Si les engagés de la misère sont indésirables, ceux dont la spécialité est utile continuent d’arriver individuellement ou par petits groupes au milieu du flot d’esclaves arrachés au Vieux Continent pour les besoins de l’économie de plantation. C’est depuis cette époque, et jusqu’aux soubresauts de la révolution haïtienne, que s’inscrivent les recherches de Solène Brisseau.
Parmi les deux cent mille migrants de cette période, les Bretons ne sont pas aussi nombreux que les Aquitains et autres Gascons ou Basques, et il est n’est pas aisé de suivre leur trajectoire, débrouiller l’écheveau des réseaux, des alliances. C’est à cette tâche que s’est attelée Solène Brisseau, en s’efforçant de pister, à travers les archives, la grande entreprise d’une soixantaine de Bretons, pour moitié noble, en y incluant les enfants nés dans la colonie et quatre métropolitains n’ayant jamais tenté le périple qui se sont contentés de percevoir les fruits de leurs placements.
L’aventure de ces Bretons s’inscrit dans l’Atlantic History qui se développe aujourd’hui autour de la vaste mer intérieure qui relie trois continents, dont l’Afrique, moteur du capitalisme planteur, fournissant et renouvelant sans cesse la main d’œuvre servile. Lorsque la Révolution noire brise ces vils liens, la terreur change de camp. C’est la conclusion d’une époque, le début d’une autre, marquée par l’essaimage à l’étranger ou le retour en France des survivants ou de leurs enfants.

Préface de Philippe Hrodej

Cartes, annexes, bibliographie, index

L’auteur : Diplômée de l’université Rennes 2, Solène Brisseau poursuit des recherches sur la colonisation bretonne de Saint-Domingue et s’intéresse tout particulièrement aux monographies familiales.

ISBN : 978-2-915596-85-4

Août 2012, 22 x 15 cm, 320 pages, 25 €