La Mer pour horizon, de Goulven Le Brech

VisuelMer

Goulven Le Brech
La Mer pour horizon.
Itinéraires littéraires sur les côtes de la Manche

Espace visuel et mental, la mer, telle qu’elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d’hier et d’aujourd’hui. L’auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.

Goulven Le Brech est archiviste à Sciences Po (Paris).
Aux éditions Les Perséides, il a publié John Cowper Powys, une philosophie de la vie, coécrit avec Pierrick Hamelin (2012).

ISBN : 978-2-37125-003-1
Juillet 2014, 21 x 14 cm, 100 pages, 12 €

Les Carnets de Psyché

Pierrick Hamelin
Les Carnets de Psyché
roman

Dans son nouveau roman, Pierrick Hamelin se penche sur la question fondamentale du désir et de l’interdit en revisitant l’antique mythe de Psyché, tel que nous l’a conté Apulée dans ses Métamorphoses, au IIe siècle de notre ère. Femme adulée et mélancolique, Psyché est obsédée par sa beauté. Celle-ci ne la prive-t-elle pas de rencontrer l’amour ? Une étrange réponse lui est fournie par le destin, quand, un jour, elle se retrouve mariée à un homme qu’elle ne peut pas voir. Est-ce le bonheur ou l’Enfer qui l’attend ?

Extrait : « Comme ne cesse de le répéter une voix en moi, insistante et sévère, il ne suffit pas d’aimer quelqu’un, aussi démesuré soit cet amour, pour le défaire de sa monstruosité… De nouveau mes pensées les plus opposées subissent une attraction réciproque, tout s’emmêle, et je me sens à présent coupable d’associer à un irrépressible désir de voir son visage l’idée qu’il faudra peut-être en passer par un crime. »

L’auteur : Pierrick Hamelin est né à Nantes en 1956. Enseignant à Basse-Goulaine, il est l’auteur de plusieurs essais et romans parmi lesquels Point de fuite (2005) ou Promenades philosophiques (2009), publiés aux éditions Les Perséides.

ISBN : 978-2-915596-89-2

Mars 2013, 21 x 13 cm, 96 pages, 9,90 €

Bigger than life

Nathalie Burel,
Bigger than life

(nouvelles)

Extrait : « Dès le collège, il avait formé le projet de devenir fonctionnaire. Il rêvait d’un emploi consistant à séjourner dans un bureau, devant un ordinateur et une pile de papiers qu’on lui demanderait de saisir ou de trier. Qu’on lui donne une tâche en début de journée, sans qu’il ait à assumer de responsabilité majeure, qu’on n’attende de lui ni prise de décision ni initiative. Mais que d’une certaine manière on l’assure que ce travail lui appartiendrait toujours et le soustrairait définitivement à l’angoisse du chômage comme à celle d’être pris en faute […]. »

L’auteur : Nathalie Burel est née à Rennes en 1976. Elle est enseignante. Bigger than Life est le troisième recueil de nouvelles qu’elle publie aux éditions Les Perséides, où elle a également fait paraître un premier roman : Les Cibles disponibles, en 2006.

Mars 2013, 21 x 13 cm, 128 pages, 15 €
ISBN : 9782915596-90-8

La Sorcière de Templeuve

Cyrille Guilbert
La Sorcière de Templeuve
roman

Le Nord de la France en plein dix-septième siècle. La Contre-réforme catholique gagne du terrain. Le petit peuple voit la religion se durcir et lui imposer une loi de fer. Des crispations de tous ordres sont les symptômes de l’appauvrissement et de la peur : les hommes se méfient, les rumeurs vont bon train. C’est le moment choisi par le démon pour entrer en scène. Marie Navart est une femme comme une autre, juste un peu secrète… Mais certains Templeuvois sont sceptiques. Les sorts jetés par les catins du diable peuvent être terribles. « Vous verrez qu’elle nous aura tous », disent-ils. Le peuple effrayé réclamera-t-il la justice de Dieu ? C’est l’histoire vraie que nous conte Cyrille Guilbert, tout entier tourné vers cette voix intérieure qui fait entendre le cri de l’innocence bafouée.

Extrait : « La nuit va venir où j’aimerais dormir d’un sommeil long et profond et qu’on me découvre, au matin, l’âme emportée du corps. Mais je dormirai mal et penserai à ce qui m’attend. Peut-être verrai-je la silhouette de mon visiteur. Dans ce cas, malgré la peur, il faudra que je l’interroge et que je voie son visage, et qu’un peu de lumière soit faite sur un mystère : pourquoi avoir joué de cette manière tortueuse avec l’âme d’une simple femme ? La lutte, si elle a eu lieu, était inégale et, de mon côté, perdue d’avance. »

 L’auteur : Cyrille Guilbert est né à Boulogne-sur-Mer en 1973. Il vit près de Lille. Aux éditions Les Perséides, il a déjà publié un premier roman, L’Obscurité , en 2007.

Découvrez ici un article de Jean Bischoff paru dans La Voix du Nord pour la sortie du livre.

ISBN : 978-2-915596-74-8

Février 2012, 21 x 13 cm, 192 pages, 19,90 €

Manège, de Pierrick Hamelin

Pierrick Hamelin
Manège
roman

Pour rendre service à un vieil ami parti en voyage, un peintre avant-gardiste praguois retiré de la vie artistique accepte de tenir son manège en son absence. L’occasion de prendre le temps de réfléchir sur le sens de son existence. Mais la rencontre d’une femme et la disparition inopinée de son fils, garde du Château, viennent perturber ce qu’il pense être le « dernier cercle de sa vie ». Variation sur les thèmes de l’amour, du vieillissement et de l’éternel retour, Manège est aussi un vibrant hommage à une Prague féérique.

Extrait : « Rien, bien entendu, ne m’oblige à respecter la promesse que j’ai faite à Vladimir, un soir d’ivresse, et cependant je m’y applique, à croire que cela fait partie de la bizarre fragilité de mon cerveau sénescent […]. Je me fais parfois l’effet de ces premiers hommes qui, selon la légende, connaissant la date de leur propre mort, s’appliquaient à déguiser leur vie avant de passer devant le tribunal de suprême… Bref, au dernier cercle de ma vie, donc, je rachète mes fautes et chaque jour, à treize heures très précisément, j’ouvre le manège. »

L’auteur : Pierrick Hamelin est né à Nantes en 1956. Enseignant à Basse-Goulaine, il est l’auteur de plusieurs essais et romans parmi lesquels Point de fuite (2005) ou Promenades philosophiques (2009), publiés aux éditions Les Perséides.

ISBN : 978-2-915596-71-7

Décembre 2010, 21 x 13 cm, 224 pages, 17 €

Ressacs d’ébène : quand Cuba était blanche, riche… et esclavagiste

Caroline Wetzlar,
Ressacs d’ébène
roman

Ressacs d’Ebène, c’est une déferlante d’archives centenaires qui s’échouent sur la plage d’une nouvelle génération, et au-delà de l’histoire et de la mémoire, une interrogation intime, à l’échelle individuelle : comment pouvait-on devenir négrier au dix-neuvième siècle ? Retour sur une Cuba richissime, blanche et esclavagiste, attirant l’interlope des aventuriers de la finance comme de la misère. Le récit s’attache aux compromissions personnelles et publiques d’une époque. Aux croiseurs anglais qui se lancent à la poursuite des trafiquants de Bois d’ébène mais livrent complaisamment les rescapés à l’« apprentissage » de la civilisation  esclavagiste, au mensonge racial d’un système que les maîtres transgressent avec les natives de la Côte… et que les dames abolitionnistes ne s’autorisent pas… Kaléidoscope de souvenirs, la voix du personnage principal se mêle ainsi aux portraits dressés par ses amis, amantes et relations pour cerner au plus près la réalité de cet apartheid tropical. Un voyage au plus loin néanmoins,  avec pour unique certitude la conscience d’une culpabilité ou son pressentiment forcé un jour, au détour d’un amour ou d’un choc. Et, d’outre-tombe, le pardon à solliciter.

Extrait : « Pour qu’un inconnu de mon sang, un jour, au cœur de la ville et hors de l’âge, franchisse le silence, remonte la supputation des rumeurs, déchire le rideau, me retrouve en leur génétique, tel que je les regarde, figé à mon poste malgré l’élongation de la pose due à l’objectif débutant. Sur la photo à repêcher de l’oubli, mes yeux serpentins dont l’iris noir a conservé son feu et sa violence, cinglant vers eux comme un bateau à travers la transparence de l’œil, si clair, presque blanc. Mon agressivité sombrement exigeante et irritable, l’inespérée élégance du marchand de nègres, les soupèsent à leur tour. Pour que l’un d’eux enfin me ramène à bon port, découvre notre lac Victoria, les sources de notre Nil, là-bas à Saint-Domingue. Qu’il recueille ce legs, celui de cette histoire que l’oncle Abbadie commença avant moi. Qu’il entende cette époque et ces mondes. Je me suis plu à naître un an après le rétablissement de l’esclavage, à rentrer quand se publiait la case de l’oncle Tom et à mourir quand éclatait la guerre de Sécession.  »

L’auteur : Caroline Wetzlar est avocate. Elle vit à Bordeaux. Ressacs d’ébène,  son premier roman, a été sélectionné à plusieurs fois par le site de Thalassa.

ISBN : 978-2-915596-44-1

Novembre 2008, 21 x 13 cm, 144 pages, 15 €

Le Bibliomane, de J.-F. Kierzkowski

Jean-François Kierzkowski,
Le Bibliomane
roman

Un jeune homme ayant perdu son pouce dans une imprimerie trouve un nouvel emploi chez un bibliophile aveugle et acariâtre. Ce dernier lui demande de retrouver un livre caché dans sa bibliothèque et de le détruire. Un livre ? Rien n’est moins sûr. Tapi dans l’ombre des rayonnages, l’objet se révèle peu à peu beaucoup plus dangereux qu’il ne le semblait. Une plongée aussi drôle que troublante dans l’univers des collectionneurs à la lisière du fantastique.

Extrait : « Je dois trouver un livre, dis-je, voilà ce que je fais. Un livre parmi cent soixante mille. Je ne connais ni le titre, ni l’auteur. Dans la bibliothèque, chaque ouvrage ressemble aux autres ; celui que je traque n’a pas de signe particulier, aucune marque distinctive. Je sais qu’il est là quelque part, parmi les cent soixante mille. C’est comme si on me demandait de trouver une fourmi dans une fourmilière… Vous savez, les insectes se ressemblent tous. Il faudrait que je passe du temps à les étudier, à les feuilleter. C’est seulement quand on sait ce que chacune de ces bêtes renferme qu’on peut prétendre les connaître… »

L’auteur : Né en 1975, Jean-François Kierzkowski, déjà auteur de plusieurs œuvres de fiction (y compris deux romans pour la jeunesse), signe ici un récit très inventif dans la droite ligne de Grande Faim, son premier roman, paru aux éditions Les Perséides en 2005.

Juin 2010, 20 x 13 cm, 192 pages, 16 €

Fin de voyage, de Jacques Péron

Jacques Péron, Fin de voyage

Qu’il surgisse dans l’Utah ou aux confins du Finistère, le fantastique de Fin de voyage, tantôt macabre et tantôt familier, détourne la réalité de ses chemins habituels pour lui faire emprunter des voies d’entre deux mondes. Revêtant tour à tour le masque de l’animal et celui de l’humain, les traits d’un enfant asocial ou ceux d’une vieille acariâtre, ses personnages fantômatiques sont souvent des exilés, des êtres en perdition qui atteignent le bout de leur voyage dans le réel. Avec ce recueil de nouvelles Jacques Péron signe une œuvre riche de poésie, d’humour et de mystère.

Extrait : « J’ai pris le large pendant quelques jours avant de me remettre à mes travaux de recherche. Seul dans ma maison silencieuse, je noircis moi aussi les pages d’un grand cahier. J’évite de regarder dans la direction de Bénodet ; il est quatre heures, l’heure fatidique, et je ne sais que trop comment s’éteignent les réverbères de la corniche, un jaune puis un blanc, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout plonge dans le noir. Je sais aussi qu’à mi-chemin entre l’anse du Trez et la pointe Saint-Gilles il n’y a plus aucune lumière : c’est la nuit, nous le savons tous, qui finit toujours par l’emporter. »

Préface de Michel Menu.

L’auteur : Auteur d’une thèse sur Les Images maritimes de Pindare (Klincksieck, 1974), Jacques Péron a été professeur de lettres classiques à l’université de Toulouse, puis de Rennes 2.  Il a écrit un nombre impressionnant de nouvelles, genre où il excelle. Fin de voyage rassemble les plus remarquables d’entre elles.

ISBN : 978-2-915596-23-6

Mai 2006, 21 x 13 cm, 256 pages, 18 €

Mane Vechen, d’André Daviaud

 André Daviaud, Mane Vechen

Au IIIème siècle de notre ère, alors que les deux fils de l’empereur Septime Sévère s’apprêtent à s’affronter dans une lutte à mort pour le pouvoir, une jeune Romaine, fiancée au fils d’un marchand qu’elle ne connaît pas, débarque en Armorique, à la pointe de l’empire, pour relever la fortune de sa famille. La villa qu’elle vient gouverner, c’est Mane Vechen, dont on peut encore contempler les ruines aujourd’hui. Elle n’aura de cesse d’y apporter des améliorations, trouvant dans cette fonction d’architecte une raison de vivre. Finalement lassée, elle rejoint la cour des trois césars en partance pour la « grande » Bretagne, où les Calédoniens ont franchi le mur d’Hadrien. Mais la dissension règne parmi les Romains, qui finissent par rentrer régler leurs comptes à Rome. Dans l’intervalle, la jeune héroïne aura découvert l’amour, à travers une relation fusionnelle dont le destin semble scellé à celui de l’empire. Dans ce roman magistral, André Daviaud brosse un tableau très vivant des mœurs romaines et nous invite à méditer sur l’affrontement entre civilisation et barbarie, l’une et l’autre n’étant pas forcément celle que l’on croit, et sur l’universelle fascination de l’art, qu’il soit celui des bâtisseurs de tous genres, ou celui des poètes, tels qu’Ossian ou Catulle.

Découvrez ici un entretien réalisé avec André Daviaud à l’occasion de la sortie de Mane Vechen.

L’auteur : André Daviaud est né à La Rochelle le 30 mars 1953. Auteur d’un premier roman remarqué (La Terre à personne, L’Escarbille, 2005), puis d’Un sourire solaire (Les Perséides, 2008), qui retrace la vie du poète René-Guy Cadou, il est enseignant à Sainte-Anne d’Auray. Il a aussi publié plusieurs recueils de poèmes.

Décembre 2010, 21 x 13 cm, 256 pages, 18 €

La Rivière aux anguilles et autres nouvelles

Un enfant autiste qui sauve un vieil harki, un peintre tourmenté par un amour manqué, un musicien sans-papier loin de son pays natal, une adolescente enfermée dans un bus… Autant de personnages que le destin embarque pour des croisières diverses et éprouvantes en Bretagne, des bords de mer au cœur de la forêt, de Tréguier à Rennes, de Lannion à Saint-Brieuc ou Plougrescant (pour la revue de presse, c’est par ici (Ouest France)  et par là (Le Télégramme).

Extrait : « C’est un cri sourd en même temps qu’un bruit de chute qui lui fît lever la tête. Un râle autant qu’un gémissement étouffé. Là, tout près, où buissonnent les glaïeuls d’eau, les prêles aux fuseaux élégants. Et aussitôt des remous, des battements agitant les joncs, balançant leurs épis globuleux, les courbant jusqu’à les écraser dans un bouillonnement d’eau troublée. Puis une gerbe d’eau éclatée à l’endroit même où la rivière bouillonne, gifle les roches, avale les branches basses aux doigts nus, les herbes convulsées comme autant de flammes insaisissables. »

L’auteur : Henri Le Bellec vit à Tréguier, où il a enseigné une grande partie de sa carrière. Il est notamment l’auteur de travaux universitaires, d’essais, de recueils de poèmes et de nouvelles.

 

Décembre 2011, 21 x 13 cm, 172 pages, 16 €