Comment ça va ?

Pierrick Hamelin
Comment ça va ?
(essai)

« Comment ça va ? Ça va, ça va bien, pas trop mal, pas très bien… Ainsi commence la communication entre les hommes, quelque chose qui va et vient entre celui qui ne souhaite pas toujours dire la vérité, ou qui en dit trop, plus qu’il ne veut en dire, ou pas assez, et celui qui ne sait jamais ce qu’il doit au juste entendre sous les mots. Mais à part cela, ça va : les gens finissent toujours par bien ou mal se comprendre. »

Aux éditions Les Perséides, Pierrick Hamelin a déjà publié quatre romans et plusieurs essais, notamment Promenades philosophiques (2010), Monologue de la Passion amoureuse (2015) ou encore C’était donc ça, vieillir (2017). Il vit à Nantes.

ISBN : 978-2-37125-037-6
Mars 2020, 21 x 14 cm, 100 pages, 9.90 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Mémoires de l’ombre, de Marcel Béalu

Marcel Béalu
Mémoires de l’ombre
(fictions)

Les cent vingt récits brefs qui sont réunis dans ce livre, considéré unanimement comme le chef d’œuvre de Marcel Béalu, forment un ensemble aussi remarquablement cohérent que profondément singulier, tant par leur impressionnant foisonnement narratif que par l’univers mental qu’ils dépeignent. Le rêve — mais plus souvent le cauchemar — ainsi que la folie y occupent une place de choix, du moins en apparence, car ils ne sont peut‑être finalement que la manifestation d’une incommunicabilité bien réelle. Avec Béalu, de l’anecdote, on a tôt fait de basculer imperceptiblement dans le questionnement — pour ne pas dire l’angoisse — métaphysique. C’est sans doute en ce sens que de grands critiques tels qu’Edmond Jaloux ou Jean Paulhan ont vu dans ces Mémoires de l’ombre l’une des œuvres importantes de leur temps.

Marcel Béalu (1908‑1993) a fréquenté Max Jacob et l’école de Rochefort dans sa jeunesse ainsi que les milieux surréalistes, avant de bâtir une œuvre littéraire originale faite de nombreux recueils de poèmes en vers et en prose et de récits marqués par l’onirisme et le fantastique. Il a aussi longtemps tenu une librairie à Paris, rue de Vaugirard, Le Pont Traversé.

ISBN : 978-2-37125-005-5
Juillet 2015, 21 x 14 cm, 250 pages, 16 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Contes de Benjamin Péret

Benjamin Péret
Contes, suivis de
Histoire naturelle

Lire aujourd’hui Benjamin Péret, c’est découvrir ou redécouvrir, avec un irrésistible sourire, la formule du jeu de l’imagination et de la totale émancipation du langage. Dans les contes ici réunis, publiés entre 1922 et 1958, Benjamin Péret, écrivain surréaliste par excellence, indéfectiblement fidèle à l’écriture automatique, libère les mots, les expose à de folles combinaisons produisant d’imprévisibles histoires, aussi surprenantes qu’étourdissantes…

C’est aussi faire l’expérience du vertige et de la joie du poète, rieur et provocateur, « tirant la langue » à la littérature. « Entrer en Pérétie par la porte du conte, écrit Gaëlle Quemener, auteure de la présentation de ce recueil, c’est accepter de laisser derrière soi ses exigences rationnelles et ses habitudes littéraires. C’est encore renouer avec l’esprit d’enfance qui sommeille en chacun pour se rendre disponible, tel Alice en son terrier, au surgissement de la merveille… » Une fois entré dans cet univers, il ne sert à rien, pour retrouver l’équilibre, ou pour simplement protester, de « lever les bras au ciel » puisque « le ciel s’est noyé sans rime ni raison ».

Benjamin Péret, né à Rezé, près de Nantes, en 1899, fut avec André Breton l’un des principaux animateurs du mouvement surréaliste. Il est l’auteur du Grand Jeu, du Déshonneur des poètes ou encore de Feu central.

ISBN : 978-2-37125-040-6
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 200 pages, 15 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Jack l’Eventreur et Joseph Vacher

Robert Desnos
Jack l’Eventreur
Le Roman sanglant de Joseph Vacher

« Les crimes de Jack l’Éventreur excitèrent l’imagination publique et chacun tenta d’interpréter les crimes suivant ses passions.
Les antisémites voulurent y voir la marque rituelle des juifs…
Les imaginatifs cherchèrent à établir un rapport entre les crimes et les pratiques d’une certaine secte chrétienne russe qui avait des adeptes à Londres et dont l’acte principal est de se mutiler sexuellement. Ils voyaient dans ces éventrations successives une vengeance religieuse contre le sexe coupable du péché originel.
On imagina de terribles associations de sadiques opérant en série et jouissant de hautes protections. On supposa aussi que l’assassin occupait une haute position dans la société aristocratique anglaise et que, pour étouffer le scandale, on l’avait purement et simplement exécuté mystérieusement…
Enfin les artistes voyaient en Jack l’Éventreur un séduisant héros de roman considérant, comme Thomas de Quincey, l’assassinat comme l’un des beaux-arts… »

En 1927, dans une série d’articles parus dans le quotidien Paris-Matinal, Robert Desnos fait revivre l’épopée sanglante de deux des plus grands criminels de l’histoire : Jack l’Éventreur, sur lequel il fait des révélations pour le moins originales, et Joseph Vacher, considéré comme l’un des tout premiers tueurs en série français. Le texte relatif à ce dernier était resté inédit à ce jour en volume et reparaît ici pour la première fois.

Écrivain, journaliste, résistant, Robert Desnos est né à Paris en 1900 et mort à Theresienstadt en 1945. Auteur de Corps et biens ou Le Vin est tiré, il est l’un des poètes majeurs de sa génération.

ISBN : 978-2-37125-041-3
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 100 pages, 12 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

La Vie des Abeilles, de Maeterlinck

Maurice Maeterlinck
La Vie des Abeilles
suivi de
L’Intelligence des Fleurs

« Aucun être vivant, pas même l’homme, n’a réalisé au centre de sa sphère ce que l’abeille a réalisé dans la sienne : et si une intelligence étrangère à notre globe venait demander à la terre l’objet le plus parfait de la logique de la vie, il faudrait lui présenter l’humble rayon de miel. » Ces quelques mots résument à eux seuls toute la fascination de Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, pour la « vie de la nature », dont il est un fin observateur, et plus particulièrement pour les insectes sociaux, qu’il plaça au centre de ses travaux d’histoire naturelle. Ce cycle d’essais, commencé en 1901 avec La Vie des abeilles et poursuivi en 1910 avec L’Intelligence des fleurs, constitue une œuvre profondément singulière. Chatoyance des images, musicalité de la prose et philosophie du propos tendent à révéler les liens secrets qui unissent l’homme et la nature. De ce chef d’œuvre inclassable qu’est La Vie des abeilles, le biologiste Jean Rostand dira : « Maeterlinck nous fait partager l’émotion qu’il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l’aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l’intimité de leurs mœurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l’espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l’individu au groupe : sur tout cela, il médite, s’interroge passionnément, [faisant] entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l’âme du naturaliste. »

ISBN : 978-2-37125-032-1
Août 2019, 19 x 13 cm, 310 pages, 15 € (+ 3de participation aux frais de port)

Un livre tel qu’il aurait pu être

Michel Butor
Avant-goût V
Extra

Un livre comme je ne les aime pas », disait Mallarmé lors de la première édition de Divagations chez Charpentier, « car épars et privés d’architecture ». Pour moi, plutôt qu’un livre, ceci en est la matière. Le titre réunit deux séries : d’abord Avant-goût, présentant des textes à reprendre plus tard dans d’autres ouvrages, mais tressés de façon particulière, ce qui n’a pas lieu cette fois, et puis Envois suivi d’Exprès, dans lesquels des notices éclairaient les circonstances de la venue au jour, ce qui manque aussi dans la bousculade de l’âge. Après Extra, j’imaginais Réserve et Prime. Tel, il pourra, j’espère, faire imaginer ce qu’il aurait pu être.

ISBN : 978-2-84418-119-0

Mars 2009, 17 x 12 cm, 160 pages, 14 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

La vie est un jeu sérieux

Pierrick Hamelin
La vie est un jeu sérieux
(roman)

« II y avait en elle, dans sa manière d’être, une réserve délicatement dosée : elle parlait peu, d’une voix douce, souriait continûment, connaissait à l’évidence les collections du Musée d’arts de Nantes, sans ostensiblement le montrer. Marchant à ses côtés, légèrement en retrait pour lui laisser l’initiative de la visite, je ne réussissais qu’à dire des banalités, envahi par son parfum, le regard exclusivement empli de sa nuque, de ses cheveux roux, de ses bras nus dont le contact fortuit avec mon avant-bras pendant que nous nous tenions, silencieux, devant une nature morte de Pieter Boel figurant un lièvre pendu par les pattes, provoqua en moi une délicieuse sensation de chaleur. « Vous aimez ? » me dit-elle. Effleuré par l’idée qu’elle parlait du contact de nos bras, je répondis : « Oui, j’adore. » Elle me considéra avec étonnement. »

Aux éditions Les Perséides, Pierrick Hamelin a déjà publié trois romans et plusieurs essais, notamment « Monologue de la Passion amoureuse » (2015) et « C’était donc ça, vieillir » (2017). Il vit à Rezé, près de Nantes.

ISBN : 978-2-37125-027-7

Mars 2019, 21 x 14 cm, 220 pages, 18 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Le Temps qu’elle passe, de Iuna Allioux

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Iuna Allioux
Le Temps qu’elle passe
(roman)

 

« Notre première réaction en lisant Le temps qu’elle passe a été un réel étonnement : jamais nous n’avions encore lu une fiction d’une jeune adolescente qui, avec autant d’aisance et de maturité, réussit à percer l’épaisseur fragile de toute vie, confrontée à ses doutes, ses peurs, ses blessures, mais aussi ses désirs et ses espoirs.
L’auteure, avec l’art de se projeter dans l’esprit aussi bien d’adultes que de jeunes enfants, enchevêtre, sous le constant regard de la pluie, fil conducteur de son roman, plusieurs histoires qu’elle éclaire d’une écriture à la fois réfléchie et sensible, vive et généreuse. Ainsi donne-t-elle à ces brèves aventures de l’âme, sans rien occulter des ombres et du tragique de la vie, la lumière que recherchent ses personnages.
Nous ne serions d’ailleurs en rien surpris que la force singulière de l’écriture de Iuna Allioux ait aussi le pouvoir d’exaucer le rêve de la pluie, de toutes les pluies : rejoindre la lumière liquide du soleil… et de lui permettre aussi d’être accueillie par ses lecteurs, jeunes ou moins jeunes, comme elle le mérite, c’est-à-dire comme la jolie promesse d’une oeuvre en devenir. » (Les éditeurs)

Iuna Allioux, 16 ans, est lycéenne au Pôle des Arts Graphiques de la Joliverie, sur l’île de Nantes. Elle a reçu le diplôme de l’AMOPA (Membres de l’Ordre des Palmes académiques) dans la catégorie « Expression écrite ». Le Temps qu’elle passe est son premier roman.

ISBN : 978-2-37125-022-2

Avril 2017, 21 x 14 cm, 220 pages, 16 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

 

Méditerranée (nouvelles)

VisuelMediterraneeMéditerranée
(nouvelles)

Parce que sa relative grandeur permet les échanges sans entraver le rêve, la Méditerranée est la mer des livres sacrés, des légendes et des mythes, de la philosophie et de la raison scientifique. À l’heure où nombre de pays qui la bordent sont en proie à une profonde instabilité politique, elle est aussi le théâtre de terribles drames humains qui nous rappellent que la Mare Nostrum est avant tout un lieu de passage, pour le meilleur et pour le pire, un espace en perpétuel mouvement qui unit et désunit à la fois.
Tel est l’esprit qui préside à ce recueil de onze nouvelles, fruit d’un concours organisé par le groupe INSA. Leurs auteurs se sont emparés du thème de la Méditerranée pour en revisiter les mythes ou évoquer l’actualité, sur le mode de la tragédie moderne, du récit historique, de l’humour ou de l’anticipation.

Illustrations de Srï.

ISBN : 978-2-37125-012-3
Mai 2015, 21 x 14 cm, 130 pages, 12 € (+ 2 € de participation aux frais de port)

Tout un silence

VisuelSilenceValérie Sourdieux
Tout un silence
récit

Confrontée à la perte de l’être aimé, Stella part rejoindre l’océan et le fracas des vagues pour se consacrer à son silence. Face à ce raz-de-marée intérieur, elle devra démêler le fantasme de la réalité, la folie de la douceur, la vérité du mensonge.
Entre les souvenirs qui s’entêtent et le présent qui la convoque, elle tentera de retrouver sa place dans la communauté de son espèce.

Valérie Sourdieux est née à Lyon en 1972.
Après des études de Lettres modernes et une formation dans l’édition, elle travaille comme disquaire, animatrice radio. Elle est aujourd’hui correctrice et audiodescriptrice.
Aux éditions Les Perséides, elle a déjà publié un roman, Sortir de la chambre, en 2004.

ISBN : 978-2-37125-009-3

Février 2015, 21 x 14 cm, 96 pages, 9.90 €