La Vie des Abeilles, de Maeterlinck

Maurice Maeterlinck
La Vie des Abeilles
suivi de
L’Intelligence des Fleurs

« Aucun être vivant, pas même l’homme, n’a réalisé au centre de sa sphère ce que l’abeille a réalisé dans la sienne : et si une intelligence étrangère à notre globe venait demander à la terre l’objet le plus parfait de la logique de la vie, il faudrait lui présenter l’humble rayon de miel. » Ces quelques mots résument à eux seuls toute la fascination de Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, pour la « vie de la nature », dont il est un fin observateur, et plus particulièrement pour les insectes sociaux, qu’il plaça au centre de ses travaux d’histoire naturelle. Ce cycle d’essais, commencé en 1901 avec La Vie des abeilles et poursuivi en 1910 avec L’Intelligence des fleurs, constitue une œuvre profondément singulière. Chatoyance des images, musicalité de la prose et philosophie du propos tendent à révéler les liens secrets qui unissent l’homme et la nature. De ce chef d’œuvre inclassable qu’est La Vie des abeilles, le biologiste Jean Rostand dira : « Maeterlinck nous fait partager l’émotion qu’il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l’aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l’intimité de leurs mœurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l’espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l’individu au groupe : sur tout cela, il médite, s’interroge passionnément, [faisant] entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l’âme du naturaliste. »

ISBN : 978-2-37125-032-1
Août 2019, 19 x 13 cm, 310 pages, 15 € (+ 3de participation aux frais de port)

Un livre tel qu’il aurait pu être

Michel Butor
Avant-goût V
Extra

Un livre comme je ne les aime pas », disait Mallarmé lors de la première édition de Divagations chez Charpentier, « car épars et privés d’architecture ». Pour moi, plutôt qu’un livre, ceci en est la matière. Le titre réunit deux séries : d’abord Avant-goût, présentant des textes à reprendre plus tard dans d’autres ouvrages, mais tressés de façon particulière, ce qui n’a pas lieu cette fois, et puis Envois suivi d’Exprès, dans lesquels des notices éclairaient les circonstances de la venue au jour, ce qui manque aussi dans la bousculade de l’âge. Après Extra, j’imaginais Réserve et Prime. Tel, il pourra, j’espère, faire imaginer ce qu’il aurait pu être.

ISBN : 978-2-84418-119-0

Mars 2009, 17 x 12 cm, 160 pages, 14 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Apologie du cannibalisme

Rémy de Gourmont
Apologie du cannibalisme

Remy de Gourmont (1858-1915) se plaît à dissocier les idées. Sa méthode est infaillible. Elle ambitionne de déboulonner le solide échafaudage des idées préconçues, des clichés et de la pensée unique dans une volonté très socratique de réveiller les consciences et susciter la réflexion. L’Apologie du cannibalisme en est un exemple très frappant. Gourmont s’ingénie à cultiver les idées et le paradoxe. Romancier, poète, philosophe, penseur libre et critique, l’œuvre de Gourmont est aussi variée que volumineuse. Il emprunte à tous les genres littéraires et exerce sur ses contemporains, tant en France qu’à l’étranger, une pesante et salutaire influence.

ISBN : 978-2-84418-306-4

2015, 10.5 x 15 cm, 80 pages, 6 € (+ 1 Euros de participation aux frais de port)

A-Dreuz an Arvor, de Victor Segalen

Victor Segalen
A-Dreuz an Arvor

A-Dreuz an Arvor est non seulement le premier texte connu de Victor Segalen, mais il est également l’un des rares qu’il ait consacré à sa Bretagne natale. Récit d’un périple en bicyclette entrepris à l’été 1899 dans le Finistère, on sent percer toutes les thématiques qui habiteront son œuvre : la recherche d’un passé enfoui, légendaire, païen, dans lequel il a voulu trouver une forme de vérité qui n’ait pas été gâtée par le catholicisme.

Dans un monde sonore se présente comme une version moderne du mythe d’Orphée. L’ami auquel le narrateur rend visite vit dans un univers exclusivement sonore, grâce à une pièce aménagée spécialement avec des appareils sophistiqués. Malgré le bonheur suprême qu’il y trouve, il lui faudra redescendre dans les Enfers du monde d’ici-bas, où l’oblige à retourner sa femme, nouvelle Eurydice qui ne l’entend pas de cette oreille…

ISBN : 978-2-84418-293-7

2014, 10.5 x 15 cm, 80 pages, 6 € (+ 1 Euros de participation aux frais de port)

Le Temps qu’elle passe, de Iuna Allioux

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Iuna Allioux
Le Temps qu’elle passe
(roman)

 

« Notre première réaction en lisant Le temps qu’elle passe a été un réel étonnement : jamais nous n’avions encore lu une fiction d’une jeune adolescente qui, avec autant d’aisance et de maturité, réussit à percer l’épaisseur fragile de toute vie, confrontée à ses doutes, ses peurs, ses blessures, mais aussi ses désirs et ses espoirs.
L’auteure, avec l’art de se projeter dans l’esprit aussi bien d’adultes que de jeunes enfants, enchevêtre, sous le constant regard de la pluie, fil conducteur de son roman, plusieurs histoires qu’elle éclaire d’une écriture à la fois réfléchie et sensible, vive et généreuse. Ainsi donne-t-elle à ces brèves aventures de l’âme, sans rien occulter des ombres et du tragique de la vie, la lumière que recherchent ses personnages.
Nous ne serions d’ailleurs en rien surpris que la force singulière de l’écriture de Iuna Allioux ait aussi le pouvoir d’exaucer le rêve de la pluie, de toutes les pluies : rejoindre la lumière liquide du soleil… et de lui permettre aussi d’être accueillie par ses lecteurs, jeunes ou moins jeunes, comme elle le mérite, c’est-à-dire comme la jolie promesse d’une oeuvre en devenir. » (Les éditeurs)

Iuna Allioux, 16 ans, est lycéenne au Pôle des Arts Graphiques de la Joliverie, sur l’île de Nantes. Elle a reçu le diplôme de l’AMOPA (Membres de l’Ordre des Palmes académiques) dans la catégorie « Expression écrite ». Le Temps qu’elle passe est son premier roman.

ISBN : 978-2-37125-022-2

Avril 2017, 21 x 14 cm, 220 pages, 16 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

 

Méditerranée (nouvelles)

VisuelMediterraneeMéditerranée
(nouvelles)

Parce que sa relative grandeur permet les échanges sans entraver le rêve, la Méditerranée est la mer des livres sacrés, des légendes et des mythes, de la philosophie et de la raison scientifique. À l’heure où nombre de pays qui la bordent sont en proie à une profonde instabilité politique, elle est aussi le théâtre de terribles drames humains qui nous rappellent que la Mare Nostrum est avant tout un lieu de passage, pour le meilleur et pour le pire, un espace en perpétuel mouvement qui unit et désunit à la fois.
Tel est l’esprit qui préside à ce recueil de onze nouvelles, fruit d’un concours organisé par le groupe INSA. Leurs auteurs se sont emparés du thème de la Méditerranée pour en revisiter les mythes ou évoquer l’actualité, sur le mode de la tragédie moderne, du récit historique, de l’humour ou de l’anticipation.

Illustrations de Srï.

ISBN : 978-2-37125-012-3
Mai 2015, 21 x 14 cm, 130 pages, 12 € (+ 2 € de participation aux frais de port)

Tout un silence

VisuelSilenceValérie Sourdieux
Tout un silence
récit

Confrontée à la perte de l’être aimé, Stella part rejoindre l’océan et le fracas des vagues pour se consacrer à son silence. Face à ce raz-de-marée intérieur, elle devra démêler le fantasme de la réalité, la folie de la douceur, la vérité du mensonge.
Entre les souvenirs qui s’entêtent et le présent qui la convoque, elle tentera de retrouver sa place dans la communauté de son espèce.

Valérie Sourdieux est née à Lyon en 1972.
Après des études de Lettres modernes et une formation dans l’édition, elle travaille comme disquaire, animatrice radio. Elle est aujourd’hui correctrice et audiodescriptrice.
Aux éditions Les Perséides, elle a déjà publié un roman, Sortir de la chambre, en 2004.

ISBN : 978-2-37125-009-3

Février 2015, 21 x 14 cm, 96 pages, 9.90 € 

Monologue de la passion amoureuse

VisuelPassionPierrick Hamelin
Monologue de la passion amoureuse

Dans ce livre qui pourrait ressembler à un nouvel essai sur l’amour, la passion amoureuse parle à la première personne. Elle se prononce sur son énigmatique pouvoir, tient tête avec humour à ceux qui l’ont méprisée ou qui cherchent à la fuir, et remercie tous ceux qui l’ont accueillie bras ouverts pour lui donner l’éclat qu’elle méritait. Naturellement flattée, elle n’en reste pas moins sur son quant-à-soi : « Que la chose soit dite et répétée autour de vous : je suis suffisamment bonne fille pour me prêter à toutes les belles théories qui m’embrassent, mais aucune, sachez-le, ne me possédera. » Au détour des philosophes, des artistes et des écrivains qu’elle évoque pour parler d’elle, elle s’amuse de ce qu’elle voit. Car la passion amoureuse, ici, voit et entend tout. De New York à Vladivostock, elle rend compte de plusieurs saynètes dans lesquelles elle joue pleinement son rôle. Sachez-le, lecteur, la passion amoureuse, très discrètement, vous observe.

Pierrick Hamelin est enseignant et vit à Rezé, près de Nantes. Aux éditions Les Perséides, il a déjà publié plusieurs romans et essais, notamment Les Carnets de Psyché (2013) et Promenades philosophiques (2010).

ISBN : 978-2-37125-006-2

Février 2015, 21 x 14 cm, 96 pages, 10 € (+ 2 € de participation aux frais de port)

Pour accéder à un commentaire de Stéphane Beau sur le livre, cliquer sur le lien suivant : http://stephane-beau.blogspot.fr/2015/02/la-passion-amoureuse-selon-pierrick.html

L’Algérie : Une guerre interdite, d’André Daviaud

André DaviaVisuelGuerreud
Une guerre interdite
roman

Deux destinées. Deux hommes. L’un s’est engagé dans le combat en 1942, fuyant la monotonie d’une vie paysanne. Il y a gagné le surnom de « Bir-Hakeim » pour avoir participé à la bataille de la France Libre. En suivant un chef au cou d’oiseau, il est ensuite entraîné dans deux guerres coloniales et vit le désastre de Dien Bien Phu. Le piège d’un serment fait à une femme le conduira de la révolte à la prison.
L’autre, appelé pour une guerre qui ne veut pas dire son nom, est arraché à sa vie civile. Chahuté d’un poste à l’autre dans une Algérie de plus en plus hostile, il est témoin malgré lui de la « sale guerre » qui se joue sous ses yeux, et le marquera à jamais.

Deux faces de la France d’alors, victorieuse d’abord, puis troublée, déchirée entre deux destins. Deux France face à face qui, depuis, taisent leurs souffrances et leurs secrets. C’est cette guerre interdite que dévoile André Daviaud dans son nouveau roman, sans rien cacher de ses tourments ni de sa complexité.

André Daviaud est né à La Rochelle en 1953.
Enseignant et poète, il est également l’auteur de deux romans parus aux éditions Les Perséides :
Un sourire solaire (2009), qui retrace la vie du poète René-Guy Cadou, et Mane Vechen (2011), qui fait revivre la Bretagne de l’époque gallo-romaine.

ISBN : 978-2-37125-008-6

Décembre 2014, 21 x 14 cm, 300 pages, 18 €

En novembre 2015, André Daviaud a reçu le grand prix du roman de l’Association des écrivains bretons. Ci-dessous l’avis du jury :

AVIS DU JURY
du grand prix du roman de l’Association des écrivains bretons
décerné à André Daviaud pour Une guerre interdite

André Daviaud, professeur de lettres et passionné d’histoire, porte un regard sans concession mais dénué de toute condamnation impérieuse sur une Guerre interdite. Avec pour toile de fond l’atmosphère en clair obscur des guerres d’Indochine et d’Algérie, on pénètre l’intimité de deux soldats sur le champ de bataille. Deux destins croisés sur le terrain d’une guerre sans nom, d’où filtre un sentiment d’impuissance et d’amertume. Un engagé convaincu de servir la bonne cause et un appelé qui voit sa jeunesse voler en éclats, les personnages sont fortement enracinés dans leur mission. Leurs doutes face à la mort sont disséqués, leur engagement considéré, leurs peurs affranchies, leurs blessures mal pansées… Les mémoires sont ici adroitement restituées.
Une plume acérée mais non acerbe, un rythme soutenu doté d’une extrême sensibilité affleurant l’onde poétique pour revivre le destin implacable de ces deux hommes ordinaires, ayant toutefois conservé une âme d’enfant, où trop de sang versé et l’enjeu final démontrent sérieusement l’absurdité des conflits armés.
Des recherches minutieuses et le recueil de précieux témoignages, dont l’auteur, avec délicatesse, a su préserver l’authenticité, renchérissent le caractère poignant de ce récit.
Même si ces deux guerres n’ont pas libéré suffisamment la parole pour les générations issues de la deuxième moitié du XXe siècle, l’auteur ne nous encombre pas de détails historiques, politiques ou pétris d’ignominie, qui pourraient rendre le récit fastidieux ou dérangeant.
C’est avant tout l’homme avec sa fragilité et son fantasme d’héroïsme, ses états d’âme ressuscités, qui nous attendrissent, même si force est de constater que la volonté de l’homme en soi peut être source de gâchis. Quelques échappatoires de tendresse permettent à l’horreur de s’estomper au profit d’un baume sur les morsures du moment.
Une histoire somme toute universelle mais qui, traitée de manière atypique, ne la relègue pas au rang d’une énième histoire de guerre.
D’autre part, au travers de ces révélations, l’auteur ne cherche-t-il pas à démonter les mécanismes pour la compréhension des conflits d’hier certes, mais d’aujourd’hui aussi ?
En 2011, André Daviaud avait enchanté le jury avec Mane Vechen, en 2015, il le bouleverse avec Une guerre interdite émaillée d’accents de poésie lui conférant une grâce tragique. C’est une belle page d’histoire qui vient confirmer son talent de romancier.
Le jury amplement séduit par les qualités littéraires de cet ouvrage a ainsi le plaisir de lui attribuer le Grand Prix AEB 2015.

 

Ecrivains de Tréguier, d’Ernest Renan à Henri Pollès

VisuelTréguierHenri Le Bellec
Ecrivains de Tréguier
d’Ernest Renan à Henri Pollès

Ville de l’âme ouverte aux forces de l’esprit, Tréguier inspira régulièrement ses plus illustres enfants et admirateurs. Renan, Pollès y contractèrent très tôt cet « indestructible pli » qui, leur vie durant, alimenta leur imaginaire. De là entre autres, par-delà leur génie réciproque et leur inclination pour le rationalisme et l’histoire, l’enchantement, la poésie ou la mélancolie qui traversent leur univers romanesque ou autobiographique. Quant à Le Braz, séduit à son tour par cette « manière d’Assise bretonne », un lourd héritage funéraire finit de l’attacher définitivement à l’ancienne ville épiscopale. Le présent ouvrage, en écho à ces diverses sensibilités, rassemble sans prétention exhaustive nombre de communications égrenées au fil du temps, faisant explicitement référence à ces auteurs tous travaillés par le ferment de l’idéalisme celtique et le tropisme de la vieille cité trégoroise.

Henri Le Bellec, agrégé de lettres, vit à Tréguier.
Il est notamment l’auteur de travaux universitaires, d’essais, de recueils de nouvelles et de poèmes, tels que La Rivière aux anguilles ou Chants et contre-chants, également parus aux éditions Les Perséides.

ISBN : 978-2-37125-000-7
Août 2014, 21 x 14 cm, 256 pages, 18 €