Autobiographie de Kipling

Rudyard Kipling
Autobiographie

Jamais cette autobiographie du célèbre auteur du Livre de la Jungle, prix Nobel de littérature en 1907, publiée un an après sa mort, n’avait fait l’objet d’une parution à part en français. Sans édulcorer son histoire mais sans jamais sombrer dans le pathos, Kipling raconte ses premières années dans le paradis de l’Inde où il est né et qui allait alimenter certaines de ses meilleures histoires.

ISBN : 978-2-84418-219-7

Novembre 2011, 17 x 12 cm, 320 pages, 17 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Après un long silence, de W. B. Yeats

William Butler Yeats
Après un long silence
(poèmes)

Aussi bien marquée par le symbolisme de Maeterlinck et le mysticisme de William Blake que par le théâtre nô japonais, les mythes celtiques, la poésie du grand poète irlandais William Butler Yeats célèbre avant tout la voix de l’Irlande. Inspirée autant par des évènements personnels ou la richesse du folklore irlandais que par l’actualité terrible de son pays luttant pour son indépendance, l’œuvre de Yeats sera couronnée par le Prix Nobel de littérature pour « [s]a forme hautement artistique [qui] exprime l’esprit d’une nation entière ». Avec Après un long silence, le lecteur traverse cinquante ans d’une poésie inépuisable et accessible, qui a toujours su se renouveler, en passant du rêve et de la contemplation à l’action et à l’engagement. « J’ai mis ma vie dans mes poèmes » avait coutume de dire Yeats.

ISBN : 978-2-84418-264-7

Mars 2014, 17 x 12 cm, 192 pages, 16 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Histoire des lettres transatlantiques : les relations littéraires Afrique-Amériques

Yves Clavaron et Jean-Marc Moura (dir.)
Histoire des lettres transatlantiques.
Les relations littéraires Afrique-Amériques

L’histoire littéraire de l’Atlantique ouvre à l’analyse des circulations, échanges et migrations des littératures non plus en termes régionaux ou linguistiques, mais dans les relations complexes traversant cultures, régions et langues entre les trois continents bordant l’océan éponyme. On s’intéresse ici aux relations entre l’Afrique et les Amériques (sans omettre les Caraïbes) selon une perspective diachronique. L’ouvrage propose une réflexion collective et internationale sur les spécificités des circulations littéraires Afrique-Amériques. Il envisage divers modèles d’organisation de l’Atlantique (tels l’Atlantique noir de Paul Gilroy ou les Amériques noires de Roger Bastide), le rôle des langues et des traductions dans cet espace. Il examine quelques œuvres et figures importantes de ce dialogue intercontinental, certains des mouvements culturels et littéraires qui en sont nés ainsi que des transferts culturels qui y sont liés.

Textes réunis et présentés par Yves Clavaron et Jean-Marc Moura.

Contributions de M. Botaro, C. Brochard, C. Chaudet, Y. Clavaron, S. Cubeddu-Proux, C. Cunha Carnier, J. C. Laborie, S. Lani, J. M. Moura, A. Mouzet, B. Osiepa, D. H. Pageaux.

ISBN : 978-2-37125-022-2

Décembre 2017, 23 x 15 cm, 170 pages, 20 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

 

Le Rêve brisé de Shanshan

VisuelShanshanSabine Jourdain et Shanshan Sun
Le Rêve brisé de Shanshan

Dans ce récit coécrit par Sabine Jourdain et Shanshan Sun, c’est à travers les yeux de l’enfant à la sensibilité exacerbée, puis ceux de l’adolescent rebelle et de l’artiste en dissidence, que se forgent les images d’une Chine agitée dont les blessures ne sont toujours pas refermées. Au-delà du destin de Shanshan Sun apparaissent des histoires individuelles souvent meurtries par les mutations politiques successives qu’a connu la Chine entre les années 1960 et les années 1980, de la Révolution culturelle de Mao Zedong à l’ouverture économique et sociale inaugurée par Deng Xiaoping. Mais ce « rêve brisé », qui donne lieu à un récit très vivant sous la plume de Sabine Jourdain, est aussi une fenêtre ouverte sur la Chine de l’intérieur, celle de la région du Sichuan, souvent très éloignée des représentations véhiculées en Occident.

Sabine Jourdain, spécialiste de la Chine, est l’auteur de Chine impériale aux éditions Fleurus. Elle a également publié Les Mythologies aux éditions Eyrolles ainsi que des pièces de théâtre.

Issu d’une lignée d’éminents calligraphes (son arrière grand-père était calligraphe à la cour de l’empereur) Shanshan Sun vit en France depuis 1993. Il est le fondateur de la calligraphie libre. Il a participé à l’épanouissement de la poésie chinoise dite de la troisième vague, et a fondé, en 1985, le mensuel Poésie chinoise en vue de rassembler tous les poètes dissidents.

ISBN : 978-2-915596-94-6

Mai 2013, 21 x 14 cm, 296 pages, 19.90 €

Contes magiques, de Pu Songling

VisuelContes
Pu Songling

Contes magiques


Après les 
Contes sauvages et les Pantouns malais traduits et présentés par Georges Voisset, nous poursuivons, à travers la collection « La Lunatique », notre redécouverte de la littérature traditionnelle asiatique avec la réédition d’un classique, les Contes magiques de Pu Songling, ici traduits de l’ancien chinois par Louis Laloy.

« Le premier auteur de ces contes est un homme de lettres chinois, qu’ils ont rendu célèbre. P’ou Soung-Lin, ou Pu Songling, surnommé Lieou-sien ou « l’Immortel en exil », vivait à l’époque de K’ang-hi, qui concorde à quelques années près avec le règne de Louis XIV. Il est l’auteur de ces contes, fortement imprégnés de taoïsme, comme c’est à Charles ou à Pierre Perrault que nous devons les histoires de Cendrillon, du Chat botté, de la Belle au bois dormant. […] On s’est efforcé d’imiter en français la rapidité savante qui convient éminemment au génie de la langue chinoise. Aussi éloignés que possible des contes arabes et persans comme ceux des Mille et Une Nuits et de leur oisive prolixité, ceux-ci doivent mériter leur titre de magiques en ce que tout s’y passe comme par enchantement, dans l’étrange facilité et le profond émoi d’un rêve. » (Louis Laloy)

ISBN : 978-2-915596-91-5

Mars 2013, 21 x 13 cm, 216 pages, 18 €

Rire noir, de Llewelyn Powys : Kenya, 1914-1919

Llewelyn Powys,
Rire noir

En 1914, alors qu’il est déjà l’homme de lettres habitué à donner des conférences en Amérique, Llewelyn Powys (l’un des frères de John Cowper) s’embarque pour l’Afrique orientale britannique (l’actuel Kenya), où il va vivre pendant cinq ans. Chargé de la surveillance des fermes, d’abord celle de son frère William, qui sera mobilisé durant son séjour pour aller combattre les troupes coloniales allemandes, puis celle du Grand Rift, où paissent 10.000 têtes de bétail, Llewelyn va vivre une expérience qui le marquera à jamais « dans sa chair », et qu’il restituera par la suite dans Ebène et Ivoire, puis Rire noir, restés inédits à ce jour. Rien ne manque au tableau de cette Afrique sauvage et de son âpre violence, la loi de la nature se doublant de la présence de l’homme qui, loin de la pondérer, en accroît la brutalité : l’économie de plantation fondée sur l’exploitation de la main d’œuvre « indigène » (Swahili, Kikuyu, Masaï), les scènes de chasse en brousse, le cycle de la vie et de la mort qui est « le rythme même de l’Afrique », sans oublier l’impitoyable galerie de coloniaux (dont un collectionneur de crânes humains) auxquels l’apprenti-fermier, abandonnant tout préjugé, finit par préférer l’ami Masaï. L’omniprésence de la mort n’enlève rien à la splendeur des paysages ni aux ombres et lumières du « damier » africain que le regard de l’homme blanc, si profond soit-il, ne peut sonder. Chez Llewelyn Powys, l’Afrique est, bien plus qu’une expérience physique, une expérience métaphysique.

Cet ouvrage a été traduit de l’anglais par Christiane Armandet et Anne Bruneau.

ISBN : 978-2-915596-87-8

Décembre 2012, 21 x 13 cm, 192 pages, 18 €

Contes sauvages, de Georges Voisset

Georges Voisset
Contes sauvages
Les très curieuses histoires de Kancil le petit chevrotain

Les Contes sauvages présentés ici ont été recueillis à Singapour, mais ils proviennent de tout l’archipel du sud-est asiatique, de Bornéo à Sumatra, en passant par la péninsule malaise. Ils sont, pour l’essentiel d’entre eux, contemporains de La Fontaine et de Molière, et sont à cette région du monde ce que le Roman de Renart est à notre tradition littéraire : un grand roman « comique », où les habitants des Forêts profondes, le malicieux petit chevrotain Kancil en tête, jouent le premier rôle, celui des humains, à qui ils empruntent leurs émotions, leurs ruses, leurs travers… Traduits et adaptés par Georges Voisset, ces textes anciens sont pour la première fois présentés au public français, dans une édition joliment illustrée qui s’adresse à tous les lecteurs, les grands comme les petits. Le texte est suivi d’un « Petit lexique des forêts profondes ».

L’auteur : Georges Voisset est professeur de littérature générale et comparée à l’Université des Antilles et de la Guyane. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages et de nombreux articles sur les littératures de l’archipel malais et de la Caraïbe. Aux éditions Les Perséides, il a également publié Les Lèvres du Monde (2008), Pantouns malais (2009) et Malaisie. Le pays d’Entre-mondes (2010) .

Pour en savoir plus sur Georges Voisset, nous vous invitons à lire cet article paru sur lepetitjournal.com, le média des Français de l’étranger, à l’occasion de la sortie des Contes sauvages.
Et, pour les anglophones, un article paru sur le site du quotidien national anglais, The Star.

ISBN : 978-2-9155-9677-9

Mars 2012, 21 x 13 cm, 224 pages, 19,90 €

Contes de Gramm, d’Alfredo Alamo

Alfredo Alamo
Contes de Gramm
et autres (mini)contes populaires

traduits de l’espagnol par Jacques Fuentealba

Extrait : « La bouteille réserve de 82 n’était pas pleine. — En quelle année m’as-tu dit que tu étais né ? demanda le vieux voisin sinistre, tandis qu’il refermait, dans un claquement sonore, la porte épaisse de la cave. »

ISBN : 978-2-915596-66-3

Août 2009, 15 x 10 cm, 80 pages, 7 €

Lilus Kikus, d’Elena Poniatowska

Elena Poniatowska, Lilus Kikus,
traduit de l’espagnol (Mexique) par François Léziart

Extrait : « Lilus n’est pas très patriote et elle le sait. À l’école il y en a qui collent des affichent et d’autres qui les décollent. Faire l’un ou l’autre est aussi méritoire pour elle. Lilus, quant à elle, s’est contentée de demander à un élève du secondaire avec quoi il les collait ses affiches et il lui a répondu : « Avec la langue, morveuse ! » La nuit, Lilus a rêvé, pleine de remords, qu’elle avait une grande langue rose qui lui servait à coller d’énormes affiches. Le lendemain matin elle s’est réveillée la bouche sèche. »

Présentation : Publié au Mexique en 1954 alors qu’elle n’a guère plus de vingt ans, Lilus Kikus est le premier ouvrage de fiction écrit par Elena Poniatowska. Plus qu’un véritable roman, ces historiettes joliment illustrées par les dessins de Leonora Carrington mettent en scène Lilus, une fillette rêveuse et anticonformiste, qui, non sans malice, incarne le passage initiatique de l’enfance à l’adolescence dans le Mexique des années 1950. En partie autobiographique, ce livre est doté de l’écriture à la fois juste et poétique qui caractérise toute l’œuvre de l’auteur.

Traduction et présentation de Françoise Léziart

L’auteur : Elena Poniatowska est née à Paris en 1933 et vit au Mexique depuis 1942. Journaliste et écrivain, elle a reçu de nombreux prix et distinctions littéraires. Elle est aujourd’hui considérée comme l’un des écrivains majeurs du Mexique contemporain.

Mars 2006, 18 x 12 cm, 80 pages, 10 €

Mrs Lee, d’Achim von Arnim

Achim von Arnim, Mrs Lee,
traduit de l’allemand par Armand Robin

Extrait : « Déjà, au cours de son histoire d’enfant avec Laudon, elle s’était laissée aller à des accès de petit démon : au plus beau des grands sentiments, elle se mettait à persifler le meilleur de leur amitié ; maintenant, ces variations, ces retournements subits se multipliaient, devenaient choquants ; mais elle évoluait en un milieu d’hommes très vulgaires qui s’émerveillaient de ces sautes d’humeur comme d’autant de signes d’un esprit supérieur et ne voyaient que suprême, grâce dans ses pires extravagances. »

Présentation : Basées sur des faits divers authentiques, Mrs Lee et Les Folies de l’invalide — deux nouvelles ici traduites par Armand Robin — s’inscrivent parmi les fictions majeures du romantisme allemand, qui a donné tant de chefs d’œuvre littéraires. La première relate l’enlèvement de Mrs Lee, figure féminine à mi-chemin entre Manon Lescaut et l’Odette de Swann, par deux frères, l’un amoureux et l’autre aimé de la belle. La seconde, dont l’action se déroule à Marseille, saisit la folie amoureuse dans ce qu’elle a de plus grotesque et de plus sublime à la fois..

Préface d’Antoine Menant

L’auteur : Contemporain de Goethe et de Novalis, Achim von Arnim (1781-1831) fut l’un des maîtres de la littérature romantique allemande. Ses contes et romans, comme Isabelle d’Égypte, ont eu une grande influence en Allemagne et à l’étranger, notamment en France, au XXe siècle, sur les surréalistes.

Décembre 2006, 18,5 x 12 cm, 112 pages, 12 €