Histoire des lettres transatlantiques : les relations littéraires Afrique-Amériques

Yves Clavaron et Jean-Marc Moura (dir.)
Histoire des lettres transatlantiques.
Les relations littéraires Afrique-Amériques

L’histoire littéraire de l’Atlantique ouvre à l’analyse des circulations, échanges et migrations des littératures non plus en termes régionaux ou linguistiques, mais dans les relations complexes traversant cultures, régions et langues entre les trois continents bordant l’océan éponyme. On s’intéresse ici aux relations entre l’Afrique et les Amériques (sans omettre les Caraïbes) selon une perspective diachronique. L’ouvrage propose une réflexion collective et internationale sur les spécificités des circulations littéraires Afrique-Amériques. Il envisage divers modèles d’organisation de l’Atlantique (tels l’Atlantique noir de Paul Gilroy ou les Amériques noires de Roger Bastide), le rôle des langues et des traductions dans cet espace. Il examine quelques œuvres et figures importantes de ce dialogue intercontinental, certains des mouvements culturels et littéraires qui en sont nés ainsi que des transferts culturels qui y sont liés.

Textes réunis et présentés par Yves Clavaron et Jean-Marc Moura.

Contributions de M. Botaro, C. Brochard, C. Chaudet, Y. Clavaron, S. Cubeddu-Proux, C. Cunha Carnier, J. C. Laborie, S. Lani, J. M. Moura, A. Mouzet, B. Osiepa, D. H. Pageaux.

ISBN : 978-2-37125-022-2

Décembre 2017, 23 x 15 cm, 170 pages, 20 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

 

La fondation des premières républiques hispaniques : Colombie et Venezuela (1780-1820)

Couverture Libérer

Clément Thibaud
Libérer le nouveau monde
La fondation des premières républiques hispaniques
Colombie et Venezuela (1780-1820)

Pourquoi les premières républiques du monde hispanique sont-elles nées, au Nord de l’Amérique du Sud, entre Caracas, Carthagène-des-Indes et Bogotá ? Comment, à l’aube du XIXe siècle, expliquer le surgissement précoce du régime de l’égalité civile au sein de sociétés organisées par les hiérarchies du statut et de la race ? Que doivent ces nouvelles républiques aux révoltes et aux révolutions de la Caraïbe française ou néerlandaise ? Comment « régénérer » un « peuple esclave » en une nation émancipée, et transformer Indiens, métis et libres de couleur en citoyens ?
Les révolutions de Terre-Ferme forment un pan oublié de l’histoire du républicanisme moderne. Elles voulurent faire d’une société coloniale un peuple d’égaux devant la loi, détruire le principe de la « pureté de sang », abolir la noblesse, sans guère toucher à l’esclavage. Ces guerres d’indépendance furent le fer de lance politique et militaire de l’émancipation de l’Amérique du Sud. Leurs cohortes combattirent jusqu’à Potosí et Bolívar convoqua un congrès à Panamá dans le but de fédérer les jeunes nations américaines. L’idée républicaine s’est aussi construite loin de Philadelphie et de Paris, avec le soutien des « gens de couleur ». Ces premiers États sans roi de l’Amérique latine s’inscrivent, de plein droit, dans la séquence des révolutions atlantiques, contribuant ainsi à redessiner la carte politique du monde contemporain.

Clément Thibaud est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Nantes. Il a publié plusieurs livres sur les indépendances hispano-américaines et coordonné des ouvrages collectifs dans le domaine de l’histoire atlantique.

ISBN : 978-2-37125-021-5
Juin 2017, 23 x 15 cm, 545 pages, 29,90 € (+ 4 € de participation aux frais de port)

La révolution à Saint-Domingue : récits de rescapés (1789-1804)

VisuelSDLa Révolution à Saint-Domingue. Récits de rescapés (1789-1804) :
Jean-Marie Bonjour, Michel-Etienne Descourtilz, Jean Decout.
Textes présentés par Vincent Cousseau et Michel C. Kiener

Voici trois récits haletants – deux manuscrits inédits jusqu’ici anonymes et un texte jamais réédité depuis 1809 – sur les derniers moments de la présence coloniale française à Saint-Domingue, lorsque la grande île sucrière libérée de l’esclavage devient Haïti. Jean-Marie Bonjour la tête brûlée, Michel Etienne Descourtilz le naturaliste, Jean Decout le médecin : trois itinéraires qui nous mènent des côtes de France aux Petites Antilles, de Saint-Domingue aux Etats-Unis. Ils font partie des quelques rescapés chanceux des violences qui ont accompagné la Révolution en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Domingue. Expéditions punitives, massacre programmé des Blancs, naufrages, ils ont tout vécu et ils racontent.

« Ces trois témoignages, inoubliables sur la fin sanguinaire de la colonie française de Saint-Domingue, ajoutent des détails importants à nos connaissances sur la guerre d’indépendance d’Haïti. Ces nouvelles sources obligent à affronter des questions pénibles, comme le rôle de la violence dans les combats pour la liberté. » (Jeremy D. Popkin, University of Kentucky)

« Des témoignages particulièrement frappants sur la formation tragique de la Nation Haïtienne. L’omniprésence d’une ‘politique du massacre’ autorise des rapprochements avec les événements dramatiques du XXe siècle. L’intérêt des documents exhumés vient aussi de l’originalité des protagonistes, ceux-ci, voyageur de commerce et huissier de justice, naturaliste, et médecin, ne sont pas des colons au sens strict. » (Bernard Gainot, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

Vincent Cousseau, agrégé d’histoire et docteur de l’université des Antilles-Guyane, est enseignant-chercheur à l’université de Limoges. Il a reçu pour son ouvrage Prendre nom aux Antilles, les prix du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer.

Michel C. Kiener, agrégé d’histoire, est un familier des textes des XVIIIe et premier XIXe siècle. Il vient de publier Mon cher fils aux Presses universitaires de Limoges, lettres du subdélégué du Turgot à son fils garde du corps à Versailles.

ISBN : 978-2-37125-015-1
Février 2016, 23 x 15 cm, 270 pages, 24 € (+ 2 € de participation aux frais de port)

Neutres et neutralité dans l’espace atlantique durant le long XVIIIe siècle

VisuelNeutresEric Schnakenbourg (dir.)
Neutres et neutralité dans l’espace atlantique durant le long XVIIIe siècle (1700-1820). Une approche globale
Neutrals and Neutrality in the Atlantic World during the long Eighteenth Century (1700-1820). A global approach

Avec la croissance des échanges internationaux, l’exacerbation des rivalités coloniales et l’amplification des pratiques de guerre, les questions relatives à la neutralité dans l’espace atlantique acquièrent une importance inédite au xviiie siècle. Dès que la guerre éclate, les pavillons neutres cherchent à profiter d’une conjoncture qui est tout à la fois favorable et périlleuse. Qu’ils appartiennent à des puissances établies en Amérique ou dépourvues de colonies, qu’ils proposent une simple couverture sous leurs couleurs, un véritable service de transport, ou que leurs territoires servent à assurer les échanges entre belligérants, les neutres sont des acteurs incontournables des conflits qui touchent l’espace atlantique. L’étude de la neutralité révèle les tensions entre les logiques de guerre et les logiques négociantes qui manifestent, autant l’une que l’autre, l’intensité des relations au sein du monde atlantique. C’est pourquoi la neutralité doit être étudiée comme une réalité transversale inscrite dans un espace marqué par la fluidité des circulations. Elle impose de dépasser les cadres nationaux pour promouvoir une approche ouverte des interconnections afin d’envisager à nouveaux frais les questions relatives à la neutralité et au rôle des neutres au cours du long  XVIIIe siècle. Cette approche, qui participe du décloisonnement spatial et thématique de l’histoire atlantique, permet d’embrasser dans une même perspective aussi bien « les » Amériques, septentrionale, intertropicale et méridionale, que l’Europe. La neutralité atlantique est une arène au sein de laquelle se nouent des relations entre Européens, entre Américains, et entre Européens et Américains. Elle peut être envisagée comme une entrée dans la réflexion sur la formation d’un espace euroaméricain économique, juridique et diplomatique..

Éric Schnakenbourg est professeur d’Histoire moderne à l’université de Nantes et directeur du Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA). Il est spécialiste de l’histoire des relations internationales en Europe et dans l’espace atlantique aux XVIIe et XVIIIe siècles.

ISBN : 978-2-37125-014-7
Novembre 2015, 23 x 15 cm, 484 pages, 29,90 € (+ 3,10 € de participation aux frais de port)

Les Corsaires insurgés de l’Amérique espagnole

VisuelCorsaires

Nicolas Terrien
« Des patriotes sans patrie »
Histoire des corsaires insurgés de l’Amérique espagnole
(1810-1825)

« Il avait été émerveillé en constatant que, parmi tous ceux qui se déclaraient être des insurgés mexicains, carthaginois, margaritains et porteños, à peine se trouvaient quelques Espagnols. La plupart des corsaires étaient français, italiens, nord‑américains et quelques autres anglais ; ces patriotes, sans patrie, n’avaient jamais été au Mexique, à Carthagène, à Margarita, et encore moins à Buenos Aires » (Rapport du consul d’Espagne en Louisiane sur les déclarations d’un ancien prisonnier des corsaires insurgés, 1817).

Question d’histoire atlantique, située dans une période de bouleversements propices à la redéfinition des hiérarchies sociales et des identités individuelles ou collectives, la course insurgée était internationale et composite, liée aux circulations intra‑américaines et transatlantiques d’une multitude d’acteurs de toutes nationalités, aux statuts variés et instables : riches créoles et fonctionnaires espagnols, esclaves soulevés, indiens captifs et marins endettés, aventuriers opportunistes et révolutionnaires dévoués. Les insurgés surent mobiliser dans ce monde souvent interlope les ressources nécessaires pour fomenter la course insurgée, et porter ainsi sur les mers leur lutte contre l’Espagne, de Cadix à Lima, en passant par Buenos Aires et, surtout, la Caraïbe et le golfe du Mexique. L’expédition de lettres de marque devint alors pour l’insurrection un instrument de première importance pour affirmer sa souveraineté puis garantir les indépendances et leurs reconnaissances.

Doctorant en Histoire à l’Université de Nantes (CRHIA), Nicolas Terrien est allocataire de recherche du LabEx EHNE et membre du projet STARACO. Ses recherches portent sur la souveraineté et la construction des nouveaux États indépendants dans la Caraïbe et le golfe du Mexique lors des révolutions atlantiques, au travers plus particulièrement de l’étude des différents acteurs de la course et de la piraterie. Il prépare une thèse, sous la direction de M. Clément Thibaud, intitulée Prédation maritime et révolutions atlantiques : une histoire sociale entre Europe et Amérique (1793-1823).

ISBN : 978-2-37125-011-6
Mai 2015, 23 x 15 cm, 384 pages, 26 € (+ 4 € de participation aux frais de port)

Ci-dessous une recension de Gilbert Buti parue dans la revue « Le mouvement social » :

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Exils entre les deux mondes. Migrations et espaces politiques atlantiques au XIXe siècle

VisuelExilsDelphine Diaz, Jeanne Moisand, Romy Sanchez et Juan Luis Simal (dir.),
Exils entre les deux mondes. Migrations et espaces politiques atlantiques au XIXe siècle

Le XIXe siècle fut tout à la fois un temps de bouleversements politiques, « le siècle des exilés » et le moment de la « Grande Migration » des Européens vers l’Amérique. Ce livre collectif se donne pour ambition d’explorer ensemble ces trois dimensions de l’histoire euro-américaine du XIXe siècle trop souvent étudiées séparément.
En réunissant les contributions issues d’un colloque tenu à la Casa de Velázquez à Madrid, le présent ouvrage rassemble les travaux récents de chercheurs confirmés et de jeunes universitaires afin de réfléchir à plusieurs enjeux historiographiques. Il s’agit non seulement de donner à l’exil politique la place qu’il mérite au sein de l’histoire politique du XIXe siècle, mais aussi de redéfinir la chronologie d’un monde atlantique qui semble parfois s’arrêter à la fin de l’Âge des Révolutions. Retraçant l’histoire collective de ceux qui ont quitté leur terre pour se réfugier ailleurs, par delà l’océan Atlantique, ce volume entend chercher au-delà des frontières de l’État-nation l’apport des exilés à un siècle de recompositions politiques, économiques et sociales. L’expérience transnationale des exilés et la frontière poreuse entre exil et migration constituent deux nouvelles clés de lecture pour comprendre l’entrée dans la modernité politique euro-américaine.

Contributions de Sylvie Aprile, Edward Blumenthal, Walter Bruyère-Ostells, Delphine Diaz, Alexandre Dupont, Gabriel Entin, Carlos Ferrera Cuesta, Jeanne Moisand, Florencia Peyrou, Juan Pro, Romy Sánchez et Juan Luis Simal.

ISBN : 978-2-37125-010-9
Février 2015, 23 x 15 cm, 300 pages, 25 €

Haïti. Naissance d’une nation, de Carolyn Fick

Carolyn Fick, Haïti, naissance d’une nation. La révolution de Saint-Domingue vue d’en bas, traduit de l’anglais (USA) par Frantz Voltaire

Le 1er janvier 1804, Haïti proclame son indépendance et devient un État noir, libre et souverain, né d’une révolution qui venait de renverser l’esclavage et de briser les liens du colonialisme français à l’époque des grandes révolutions qui balayèrent l’espace atlantique à la fin du dix-huitième siècle. En menant cette Révolution, au nom de la liberté, les esclaves de Saint-Domingue, ancienne colonie française, ont remis en question les fondements des courants de la pensée occidentale de l’époque qui déniait aux Noirs leur humanité et leur capacité à prendre en main leur libération.
Dès 1791, dans le contexte de la Révolution française et ses répercussions dans la colonie — la plus riche et florissante de tout l’Atlantique — les esclaves tirèrent parti des bouleversements qui secouaient les classes possédantes, entraînant la dislocation des structures sociales et politiques de l’ancien régime colonial, et se révoltèrent en masse. En 1793, sous l’impulsion des insurrections des esclaves, et face aux menaces d’une occupation par les puissances étrangères, espagnole et britannique, contre lesquelles la France républicaine était en guerre, l’abolition de l’esclavage fut proclamée puis ratifiée par décret à la Convention Nationale le 4 février 1794. Mais le projet de restauration de l’esclavage et de la traite négrière, conçu et exécuté par Napoléon Bonaparte en 1802, au moyen d’une expédition militaire dirigée par son beau-frère le général Charles Leclerc, mènerait à une guerre totale pour l’indépendance nationale et l’égalité raciale.
La Révolution haïtienne est un événement à caractère caribéen tout autant que l’une des composantes de la Révolution française, voire de l’histoire de la civilisation moderne. Dans cette lutte à étapes multiples, les masses noires, pour la plupart illettrées, ont tenu un rôle de premier plan, voire déterminant. Les dirigeants proéminents, comme Toussaint Louverture et d’autres, sont déjà connus. Ce livre se propose d’écrire autrement l’histoire de la Révolution haïtienne. Il se veut une étude qui porte sur les activités révolutionnaires et les mentalités des individus, jusqu’alors inconnus et occultés par l’histoire, qui, à leur manière, ont contribué à l’émancipation et à la fondation de la Nation haïtienne.

L’auteur : Carolyn Fick enseigne au département d’histoire de l’Université de Concordia (Canada). The Making of Haiti. The Saint-Domingue Revolution from Below a paru aux University of Tennessee Press (Knoxville, USA) en 1990.

Préface de Marcel Dorigny

ISBN : 9782915596-98-3
Janvier 2014, 23 x 15 cm, 512 pages, 29.90 € (+ 5 Euros de participation aux frais de port)

Couleurs, esclavages, libérations coloniales (Europe, Amériques, Afrique)

Claire Bourhis-Mariotti, Marcel Dorigny, Bernard Gainot, Marie-Jeanne Rossignol & Clément Thibaud (dir.)
Couleurs, esclavages, libérations coloniales. Réorientation des empires, nouvelles colonisations (Europe, Amériques, Afrique 1804-1860)

La thématique développée dans cet ouvrage est la mutation paradoxale du système colonial européen hérité des « découvertes » de la fin du XVe siècle durant la période 1804-1860, avant que ne se réalisent à grande échelle les nouvelles conquêtes européennes et que ne s’ouvre une nouvelle ère « impérialiste ». Phénomène global, cette mutation a affecté les trois aires géographiques du monde atlantique, mais aussi les sociétés coloniales de l’océan Indien. La nouvelle orientation coloniale reposait sur trois postulats : abolir la traite et l’esclavage, à la fois au nom des droits de l’homme et de la recherche d’une efficacité économique maximale, dans le cadre des nouvelles conceptions de la division du travail, du salariat, de la mécanisation et des échanges internationaux ; implanter en Afrique des « établissements », agricoles et commerciaux, afin de mettre en valeur ce continent — désormais épargné par le fléau de la traite négrière — selon les normes et les méthodes de l’Europe qui se donnait dès lors la « mission de civiliser » l’Afrique en lui apportant ses Lumières ; redéfinir les relations de travail au sein même des « anciennes colonies » pour perpétuer le cadre de la monoculture extensive, en ayant recours à des contrats de location de la force de travail, ou de partage inégalitaire des produits de la récolte. Cette large perspective révèle la cohérence de cette période cruciale longtemps négligée par l’historiographie, pendant laquelle se met en place l’arsenal idéologique des colonisations futures.

Les auteurs : Contributions de Claire BOURHIS-MARIOTTI, Eric BURIN, Virginie CHAILLOU, Gusti-Klara GAILLARD-POURCHET, Bernard GAINOT, Alejandro E. GÓMEZ, Dominique GONCALVÈS, Kate HODGSON, Marta IRUROZQUI, Rahma JERAD, Jean-Pierre LE GLAUNEC, Andréa SLEMIAN, Federica MORELLI, Frédéric RÉGENT, Vertus SAINT-LOUIS, Jean-Pierre SAINTON, Romy SANCHEZ, Éric SAUGERA, Suzanne SCHWARTZ, Pierre SERNA, Andréa SLEMIAN, Clément THIBAUD, Geneviève VERDO, Joseph YANNIELLI.

Septembre 2013, 23 x 15 cm, 416 pages, 28 € (+ 2 € de participation aux frais de port)

L’Atlantique révolutionnaire : une perspective ibéro-américaine

Clément Thibaud, Gabriel Entin, Alejandro Gomez & Federica Morelli (dir.)
L’Atlantique révolutionnaire. Une perspective ibéro-américaine

De la guerre de Sept ans aux émancipations nationales de l’Amérique ibérique, les sociétés européennes et coloniales de l’espace atlantique connaissent une série de ruptures politiques majeures qui redessinent la carte politique des Amériques comme de l’Europe. L’hémisphère occidental se peuple de nouveaux états, républiques ou empires, l’un éphémère – le Mexique –, l’autre durable – le Brésil. Or, si les Révolutions américaine et française, et, depuis peu, haïtienne, ont pris toute leur place dans la séquence prestigieuse des révolutions atlantiques, les indépendances hispano-américaines et brésilienne continuent à apparaître comme des mouvements incomplets ou ratés. Ce jugement sévère ne fait pas justice à la richesse et à la complexité de ces révolutions d’indépendance qui posèrent de façon précoce la question de l’égalité civile et de l’esclavage, au sein de sociétés coloniales où les libres de couleur et les Indiens étaient souvent majoritaires. Rassemblant des contributions de spécialistes reconnus des trois continents de l’Atlantique, L’Atlantique révolutionnaire : une perspective ibéro-américaine traduit la richesse et le dynamisme de l’historiographie actuelle sur le moment révolutionnaire ibérique et ibéro-américain. Il place le sous-continent au centre de l’attention sans pour autant négliger la question devenue classique des imbrications et des interactions impériales, aux Antilles, notamment. Inscrit dans la perspective de la nouvelle histoire atlantique, il explore les dimensions sociales, politiques et « raciales » d’un moment décisif pour la modernité politique et la construction de sociétés plurielles confrontées à la dialectique de la liberté et de l’esclavage, de l’égalité et de la discrimination.

Les auteurs : Contributions d’António de Almeida Mendes, Rossana Barragán, Matthew Brown, Sarah C. Chambers, Manuel Covo, Gabriel Entin, Irene Fatacciu, Alejandro E. Gómez Pernía, Maria González-Ripoll, Tulio Halperín Donghi, Monica Henry, Marixa Lasso, Rafael Marquese, Cecilia Méndez, Federica Morelli, Elías José Palti, Erika Pani, Tâmis Parron, João Paulo G. Pimenta, James E. Sanders, Eric Schnakenbourg, Clément Thibaud, Johanna Von Grafenstein, Nigel Worden.

ISBN : 978-2-915596-95-3

Septembre 2013, 23 x 15 cm, 530 pages, 29.90 €

Le Monde des Livres

On trouvera ci-dessous un article d’Antoine de Baecque sur le livre de Philippe Girard, Ces esclaves qui ont vaincu Napoléon, paru dans le supplément livres du journal Le Monde, le 7 juin 2013 :

Haiti

A lire également, ci-dessous, l’article de Sébastien Jahan sur Les Vengeurs du Nouveau Monde. Histoire de la Révolution haïtienne, de Laurent Dubois, paru dans L’Humanité en 2006 :

Vengeurs

Haïti à toutes ses sources