Précis des guerres de Jules César

Napoléon Bonaparte,
Précis des guerres de Jules César

Texte extrait des œuvres de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, écrit par M. Marchand sous la dictée de l’empereur.

Extrait : « En immolant César, Brutus céda à un préjugé d’éducation qu’il avait puisé dans les écoles grecques ; il l’assimila à ces obscurs tyrans des villes du Péloponnèse qui, à la faveur de quelques intrigants, usurpaient l’autorité de la ville ; il ne voulut pas voir que l’autorité de César était légitime, parce qu’elle était nécessaire et protectrice, parce qu’elle conservait tous les intérêts de Rome, parce quelle était l’effet de l’opinion et de la volonté du peuple. »

ISBN : 978-2-915596-50-2

Juin 2009, 19.5 x 13 cm, 192 pages, 15 €

Guillaume Tell, de Florian

Florian
Guillaume Tell, ou la Suisse libre

Écrit en prison sous la Révolution française, ce récit d’un des mythes fondateurs de la nation suisse est un vibrant hommage à la liberté.

Le contexte : C’’est alors qu’il se trouvait emprisonné dans la « maison de suspicion » de Port-Libre, en 1794, que Florian débuta la composition d’un long poème en prose intitulé Guillaume Tell ou la Suisse libre ; il l’’acheva peu de temps après, juste avant de mourir.

L’histoire : Guillaume Tell est un héros des mythes fondateurs de la Suisse. Il aurait vécu dans le canton d’Uri au début du XIVe siècle. Selon la tradition, c’était un ancien mercenaire, retiré dans ses montagnes et connu pour être un expert dans le maniement de l’arbalète. À l’époque, l’empereur d’Autriche (un Habsbourg) cherchait à dominer le canton. Son gouverneur autrichien, Hermann Gessler, nouvellement nommé en tant que bailli, érigea un poteau sur la place centrale du village d’Altdorf et y accrocha son chapeau, dans le but d’obliger tous les habitants à se courber devant, afin de mettre à l’épreuve la loyauté de la population. Or, Guillaume Tell passa un jour avec son fils devant le poteau coiffé sans accomplir la procédure exigée ; arrêté, il continua à refuser d’accomplir ce geste obligatoire. Le bailli Gessler lui ordonna, sous peine de mise à mort, de percer d’un carreau une pomme posée sur la tête de son fils, à l’aide de son arbalète. Tell réussit l’exploit de couper le fruit dès son premier carreau sans toucher l’enfant. Mais Gessler avait vu que Tell dissimulait un second carreau sous sa chemise et lui en demanda la raison. Tell répondit que si le premier trait avait manqué sa cible, le second aurait été droit au cœur du bailli. Ce commentaire insolent enragea Gessler qui fit arrêter et jeter Guillaume Tell en prison sur le champ. Le bailli partit ensuite pour l’Autriche avec le prisonnier, qui s’évada et le tua. Cet épisode héroïque aurait été à l’origine de la rébellion des Suisses contre les ducs d’Autriche, qui conduisit à l’unification des cantons historiques et à l’indépendance de la Suisse.

Préface de Jean-Luc Gourdin, auteur d’une biographie de Florian parue aux éditions Ramsay en 2002.

ISBN : 978-2-915596-48-9

Janvier 2009, 20 x 13 cm, 128 pages, 11 €

Histoire de la Louisiane française

Louis Dubroca,
Histoire de la Louisiane française

C’est en 1802, un an seulement avant la cession de la Louisiane par la France aux États-Unis, pour la somme de 60 millions de francs, que paraît Itinéraire des Français dans la Louisiane. Son auteur, Louis Dubroca (1757-1834), libraire et professeur, se proposait de montrer l’intérêt pour la France de tirer profit des multiples ressources de sa colonie américaine, reconnue en 1682 par l’explorateur Cavelier de La Salle et baptisée ainsi en l’honneur du roi Louis XIV. Ce parti pris s’explique par le contexte historique. L’Espagne vient alors de restituer la Louisiane à la France (1800), qui la lui avait cédée suite à sa défaite dans la Guerre de Sept Ans. Napoléon s’apprête pourtant à revendre la colonie aux jeunes États-Unis, jugeant indéfendable un territoire qui couvrait alors plus de 20 % de la superficie actuelle de ce pays, s’étendant des Grands Lacs au Golfe du Mexique. Ce court texte retrace la colonisation de la Louisiane par les Français, contient une description des peuples qui l’habitent (colons et indiens) et s’intéresse à l’état de son commerce et aux perspectives économiques qu’elle offre à la France.

Extrait : « Je crois entreprendre une chose utile, en réunissant sous un même point de vue tous les renseignements authentiques qui existent sur cette contrée de l’Amérique. Quel Français, lorsque la confiance du gouvernement ou des intérêts commerciaux l’appelleront dans la Louisiane, ne sera pas jaloux de connaître tout ce qu’on a pu recueillir de l’histoire, des mœurs, de la situation et des ressources de ce pays ? Ces objets, déjà si intéressants pour la curiosité, je vais les tracer avec ce pinceau rapide qui rend les faits plus piquants en les rapprochant, et qui met à la portée d’une plus grand nombre de lecteurs ce qu’il importe à tous les Français de connaître. »

ISBN : 978-2-915596-51-9

Juin 2009, 20 x 13 cm, 80 pages, 9,90 €

La Fondation de la Nouvelle France

 François-Xavier Garneau,
La Fondation de la Nouvelle-France.
De la découverte de l’Amérique à la paix de Saint-Germain (1632)

L’auteur : François-Xavier Garneau est né à Québec le 15 juin 1809 et décédé dans sa ville natale dans la nuit du 2 au 3 février 1866. Son Histoire du Canada français, de sa découverte jusqu’à nos jours, vaste fresque totalisant plus de 1600 pages, fut la grande œuvre de sa vie. L’édition définitive (la dernière de son vivant) parut en 1859 et lui valut le titre d’« historien national du Canada ».

Extrait : « Le traité de Cambrai avait rendu la paix au royaume. Philippe Chabot, amiral de France, voyant le succès des Espagnols et des Portugais dans l’Amérique centrale et méridionale, où ils soumettaient sans effort d’immenses contrées à leur domination, proposa au roi de reprendre ses desseins sur le nouveau monde, afin de tirer, comme eux, de grandes richesses des pays qu’il pourrait occuper. Les pêcheries considérables que les Français avaient sur les côtes de Terre-Neuve étaient un premier acheminement vers ce but. »

ISBN : 978-2-915596-49-6

Janvier 2009, 20 x 13 cm, 160 pages, 12 €

Fondation de la République des Pays-Bas

Edgard Quinet,
Fondation de la République des Pays-Bas

Dans cet ouvrage, l’historien républicain français Edgar Quinet (1803-1875) relate « l’histoire des troubles des Pays-Bas, chaos sanglant d’où surgit à la fin la république néerlandaise ».

Extrait : « Les peuples, sans pouvoir expliquer le motif de leur aversion soudaine, refusaient d’entrer par la porte nouvelle où le roi catholique avait juré de les engager. Ils étaient pleins d’épouvante, leur chair se hérissait, ils respiraient d’avance l’odeur du sang qui n’était pas encore versé, ils cherchaient partout en mugissant quelque issue pour se dérober à leur divin pasteur. »

Présentation et notes de Marie-Thérèse Lorain, agrégée d’histoire et auteur de Guillaume Lejean, voyageur et géographe (éditions Les Perséides, 2007).

ISBN : 978-2-915596-64-9

Août 2010, 20 x 13 cm, 228 pages, 18 €

La Naissance du riche dans l’Europe médiévale

Hironori Miyamatsu,
La Naissance du riche dans l’Europe médiévale

En Europe, le riche est le fruit d’une histoire longue et mouvementée, au cours de laquelle il a connu de nombreux revers de fortune. Indissociable de la noblesse et du loisir (otium) dans l’Antiquité, stigmatisé ensuite par le christianisme qui prône le dépouillement des biens matériels, il a fini par s’imposer au Moyen Âge, au terme d’une mutation qui commença d’abord dans l’aristocratie, pour s’élever jusqu’aux plus hautes sphères de l’administration royale, avec la bénédiction de l’Église, qui lui réservait désormais une place dans ses institutions. Ce sont les conditions de cette naissance que l’auteur examine dans cet ouvrage, à travers l’analyse minutieuse des sources latines ou en langues vernaculaires, et de très nombreuses données historiques, juridiques ou topographiques.

L’auteur : Hironori Miyamatsu est professeur d’histoire médiévale européenne à l’Université de Kurumé, au Japon. Il a fait ses études et soutenu sa thèse à la faculté d’histoire de l’université Rennes 2.

ISBN : 978-2-915596-35-9

Mars 2008, 23 x 15 cm, 604 pages, 33 €

Guillaume le Conquérant

Pauline de Witt et François Guizot,
Guillaume le Conquérant, ou l’Angleterre sous les Normands
(1027-1087)

Extrait : « Au XIe siècle, à peine au sortir de la barbarie, sans aucun des moyens que nous donnent aujourd’hui la civilisation et la science, le duc Guillaume a rassemblé, embarqué, transporté au-delà de la Manche, débarqué sur un sol ennemi, plus de trente mille hommes, et à peine débarqué, il a gagné des batailles, il a conquis un royaume […]. Il a fait bien plus : il a fondé un État. Et son œuvre dure encore des siècles et des siècles après. C’est un phénomène rare que des invasions qui fondent des États. Guillaume a accompli cette œuvre » (François Guizot, discours prononcé le 26 octobre 1851 pour l’érection de la statut équestre du duc à Falaise).

ISBN : 978-2915596-76-2

Février 2012, 20 x 13 cm, 160 pages, 15 €

Histoire de l’Europe, de Henri Pirenne

Henri Pirenne, Histoire de l’Europe, des invasions au XVIe siècle

Présentation : Écrite durant la Première Guerre mondiale alors que l’auteur se trouvait en captivité en Allemagne, l’Histoire de l’Europe de Henri Pirenne est une œuvre de premier plan, qui a été traduite dans de nombreuses langues après sa parution en 1936. C’était en effet la première que l’on publiait une histoire globale du continent européen, et l’exposé, clair et synthétique, touchant à la fois à l’histoire politique, sociale et économique, n’a rien perdu de son intérêt aujourd’hui. L’ambition du projet au regard du cadre géographique et de la période étudiée, qui va de l’effondrement de l’Empire romain à la Réforme, repose sur une vision très nette des grands mouvements de l’histoire (développement des villes, formation des États modernes), et sur une attention toute particulière portée par l’auteur à la circulation des idées ainsi qu’à l’évolution de l’organisation sociale. Enfin, la prise en compte des rapports de l’Europe avec le monde extérieur (invasions, croisades, échanges commerciaux, explorations) achève de faire de ce livre une lecture indispensable pour tous ceux, amateurs d’histoire ou spécialistes, qui cherchent à bien comprendre les fondements de notre civilisation.

ISBN : 978-2-915596-72-4

Mai 2011, 23 x 15 cm, 560 pages, nombreuses illustrations, 30 €

Les Deux Princes de Calabar

Randy J. Sparks, Les Deux Princes de Calabar. Une odyssée transatlantique à la fin du XVIIIe siècle, traduit de l’anglais (USA).

Présentation : Ce récit historique, basé sur une authentique correspondance, raconte une histoire vraie. Celle de deux princes vivant de la traite des esclaves dans le Vieux Calabar, l’actuel Nigeria. Capturés par des négriers anglais en 1767, ils sont ensuite eux-mêmes déportés comme esclaves dans le Nouveau Monde, d’abord en Dominique, puis, trompés par un capitaine de navire, en Virginie. De retour à Bristol après une nouvelle évasion, Ancona Robin John et Little Ephraïm se convertissent au méthodisme et, avec l’aide des milieux abolitionnistes anglais, pour qui leur cas devient un symbole, réussissent à recouvrer officiellement leur liberté. Ils rentrent alors en Afrique, où ils renouent avec leur ancienne activité de marchands d’esclaves.

L’ouvrage que nous offre ici Randy Sparks est singulier à plus d’un titre, et même exceptionnel. Il nous plonge au cœur du monde atlantique de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit bien d’une odyssée. Mais à la différence des périples mythiques d’un Ulysse, celle dont il est question ici conforte les travaux désormais nombreux des historiens tout en éclairant et en ‘dépaysant’ l’honnête homme peu au fait des acquis de la recherche […]. Remercions Randy Sparks d’avoir su, avec le talent d’un conteur et la force de l’historien, nous aider à mieux comprendre ce passé. (Olivier Pétré-Grenouilleau)

Préface d’Olivier Pétré-Grenouilleau

L’auteur : Randy Sparks est Associate Professor au département d’Histoire de l’Université d’État de Tulane (États-Unis) et directeur du Deep South Humanities Center. The Two Princes of Calabar a paru aux Harvard University Press en 2005.

Septembre 2007, 21 x 14 cm, 160 pages, 16 €

 

Les Îles à sucre, de la colonisation à la mondialisation

Jean Crusol, Les Îles à sucre.
De la colonisation à la mondialisation

Présentation : La plupart des sociétés insulaires de la Caraïbe, ainsi que quelques îles de l’Océan Indien — Réunion et Maurice —, du Pacifique — Hawaï et Fidji — et de l’Océan Atlantique — les îles du Cap Vert, Bioko (Fernando Poo), Sao Tome et Principe — ont une même origine historique : la colonisation et l’économie sucrière insulaire. Pourtant, si ce sont toutes d’anciennes « îles à sucre », elles sont aujourd’hui très différentes les unes des autres. Au plan politique, certaines sont indépendantes, d’autres ont institutionnellement été intégrées à un grand pays occidental, d’autres ont un statut d’autonomie. Au plan économique, certaines ont des indicateurs parmi les plus élevés du monde, d’autres se situent au niveau intermédiaire, d’autres encore sont parmi les pays les plus pauvres de la planète. Comment ces sociétés en sont-elles arrivées là ? Pourquoi ont-elles évolué vers des statuts politiques différents ? Pourquoi leurs niveaux de développement économique et social divergent-ils si fortement aujourd’hui ? Et face au contexte actuel de la globalisation, quelles perspectives leur sont réservées ? Telles sont les principales questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage. Pour ce faire, l’auteur étudie la formation historique d’un certain nombre de ces sociétés insulaires. Dans la Caraïbe, l’ensemble des îles de l’archipel, de Cuba à Trinidad, y compris les Guyanes ; dans l’Océan Indien, La Réunion et l’Ile Maurice, et dans le Pacifique, les îles Hawaï. Il décrit les principaux changements et ruptures qui ont marqué leur histoire : la colonisation, la fondation du modèle de l’économie sucrière esclavagiste insulaire, les abolitions, les modifications sociales, et économiques post-abolitionnistes, les ajustements face à la première phase de la mondialisation et les conséquences de l’effondrement du commerce mondial dans la première moitié du XXe siècle, la mise en place des statuts politiques actuels, le déclin du modèle de l’économie sucrière insulaire, les processus de modernisation économique et sociale, et enfin, les principaux enjeux auxquels ces îles sont confrontées aujourd’hui.

Prix Fetkann 2008, catégorie « recherche ».

L’auteur : Jean Crusol est docteur en sciences économiques et professeur à l’Université des Antilles et de la Guyane. Ancien député européen et vice-président du Conseil régional de la Martinique, il est l’un des spécialistes de tout premier plan des économies insulaires.

Octobre 2007, 23 x 15 cm, 544 pages, 35 €