La Tentation du retour

Saskia Hellmund
La Tentation du retour
(roman)

Sigune rentre dans son pays d’origine  : l’Allemagne de l’Est. En instance de divorce, elle a quitté la Bretagne en y laissant sa fille. Elle retrouve des ambiances, des objets et des saveurs, mais constate aussi des changements qui l’inquiètent : la montée de la xénophobie et des idées radicales. Elle espère valoriser son pays en travaillant à la candidature de la région de Naumburg pour son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.
Un jour elle reçoit un mail de Johannes, un amour de jeunesse. Sigune réussira-t-elle à reconstruire sa vie en Allemagne de l’Est ou choisira-t-elle de revenir vivre auprès de sa fille ?

« Saskia Hellmund est née en Allemagne de l’Est en 1974 et vit en Bretagne depuis 2012. Historienne de formation, elle a enseigné à la Sorbonne avant de poser sa plume dans le pays de Morlaix. Avec  La Tentation du retour, elle publie son premier roman. Pour les 30 ans de la chute du Mur, elle a créé et interprété la pièce de théâtre : « La fille qui venait d’un pays disparu », évocation d’une rupture profonde. »

ISBN : 978-2-37125-039-0
Mai 2020, 21 x 14 cm, 208 pages, 15 € (+ 2 Euro de participation aux frais de port)

Jamais maman ne serait morte sans me prévenir

Marie-Hélène Rudel
Jamais maman ne serait morte sans me prévenir
(roman)

Elle déteste les prises de sang.
Elle rêve de vagues monstrueuses au large de la falaise.
Elle voudrait vaincre la mort.
Neuf fois sur dix, elle oublie de boire son café.
Elle, c’est Marie Dorval.
Elle travaille dans une maison de retraite, à l’ouest extrême du Finistère. Tous les jours, elle quitte Dom et leurs quatre chats pour retrouver « Tonton » qui n’aime pas la douche, Suzanne qui passe ses journées à contempler tout ce qui vit de l’autre côté de sa fenêtre, Louise qui souffre de l’absence de ses chiens ou encore Marie-Paule, « un ange bouffé par l’angoisse et la culpabilité » qui, tous les jours, vient donner à manger à sa mère.
L’auteure connaît l’univers des maisons de retraite comme sa poche, pour y avoir travaillé de nombreuses années. À travers son personnage, elle livre ici sans détour son expérience, dans un récit largement autobiographique.

« Chez elle, Louise Cadiou était en danger de mort. Chez elle, elle serait morte de froid, à moitié nue dans la rue une nuit d’hiver, ou bien de faim toujours plus maigre de mois en mois, pour avoir un peu trop souvent oublié de manger. À la maison de retraite, Louise Cadiou est en danger de mort. À la maison de retraite, elle mourra d’ennui et aussi de chagrin, elle mourra de l’absence de ses chiens. Elle mourra de ne plus vivre. Une mort sage, acceptable, bien au chaud et en sécurité. Une mort qui ne dérange pas. Une mort dans les règles. »

ISBN : 978-2-37125-038-3
Mai 2020, 21 x 14 cm, 200 pages, 15 € (+ 2 Euro de participation aux frais de port)

Comment ça va ?

Pierrick Hamelin
Comment ça va ?
(essai)

« Comment ça va ? Ça va, ça va bien, pas trop mal, pas très bien… Ainsi commence la communication entre les hommes, quelque chose qui va et vient entre celui qui ne souhaite pas toujours dire la vérité, ou qui en dit trop, plus qu’il ne veut en dire, ou pas assez, et celui qui ne sait jamais ce qu’il doit au juste entendre sous les mots. Mais à part cela, ça va : les gens finissent toujours par bien ou mal se comprendre. »

Aux éditions Les Perséides, Pierrick Hamelin a déjà publié quatre romans et plusieurs essais, notamment Promenades philosophiques (2010), Monologue de la Passion amoureuse (2015) ou encore C’était donc ça, vieillir (2017). Il vit à Nantes.

ISBN : 978-2-37125-037-6
Mars 2020, 21 x 14 cm, 100 pages, 9.90 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Mémoires de l’ombre, de Marcel Béalu

Marcel Béalu
Mémoires de l’ombre
(fictions)

Les cent vingt récits brefs qui sont réunis dans ce livre, considéré unanimement comme le chef d’œuvre de Marcel Béalu, forment un ensemble aussi remarquablement cohérent que profondément singulier, tant par leur impressionnant foisonnement narratif que par l’univers mental qu’ils dépeignent. Le rêve — mais plus souvent le cauchemar — ainsi que la folie y occupent une place de choix, du moins en apparence, car ils ne sont peut‑être finalement que la manifestation d’une incommunicabilité bien réelle. Avec Béalu, de l’anecdote, on a tôt fait de basculer imperceptiblement dans le questionnement — pour ne pas dire l’angoisse — métaphysique. C’est sans doute en ce sens que de grands critiques tels qu’Edmond Jaloux ou Jean Paulhan ont vu dans ces Mémoires de l’ombre l’une des œuvres importantes de leur temps.

Marcel Béalu (1908‑1993) a fréquenté Max Jacob et l’école de Rochefort dans sa jeunesse ainsi que les milieux surréalistes, avant de bâtir une œuvre littéraire originale faite de nombreux recueils de poèmes en vers et en prose et de récits marqués par l’onirisme et le fantastique. Il a aussi longtemps tenu une librairie à Paris, rue de Vaugirard, Le Pont Traversé.

ISBN : 978-2-37125-005-5
Juillet 2015, 21 x 14 cm, 250 pages, 16 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Contes de Benjamin Péret

Benjamin Péret
Contes, suivis de
Histoire naturelle

Lire aujourd’hui Benjamin Péret, c’est découvrir ou redécouvrir, avec un irrésistible sourire, la formule du jeu de l’imagination et de la totale émancipation du langage. Dans les contes ici réunis, publiés entre 1922 et 1958, Benjamin Péret, écrivain surréaliste par excellence, indéfectiblement fidèle à l’écriture automatique, libère les mots, les expose à de folles combinaisons produisant d’imprévisibles histoires, aussi surprenantes qu’étourdissantes…

C’est aussi faire l’expérience du vertige et de la joie du poète, rieur et provocateur, « tirant la langue » à la littérature. « Entrer en Pérétie par la porte du conte, écrit Gaëlle Quemener, auteure de la présentation de ce recueil, c’est accepter de laisser derrière soi ses exigences rationnelles et ses habitudes littéraires. C’est encore renouer avec l’esprit d’enfance qui sommeille en chacun pour se rendre disponible, tel Alice en son terrier, au surgissement de la merveille… » Une fois entré dans cet univers, il ne sert à rien, pour retrouver l’équilibre, ou pour simplement protester, de « lever les bras au ciel » puisque « le ciel s’est noyé sans rime ni raison ».

Benjamin Péret, né à Rezé, près de Nantes, en 1899, fut avec André Breton l’un des principaux animateurs du mouvement surréaliste. Il est l’auteur du Grand Jeu, du Déshonneur des poètes ou encore de Feu central.

ISBN : 978-2-37125-040-6
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 200 pages, 15 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Jack l’Eventreur et Joseph Vacher

Robert Desnos
Jack l’Eventreur
Le Roman sanglant de Joseph Vacher

« Les crimes de Jack l’Éventreur excitèrent l’imagination publique et chacun tenta d’interpréter les crimes suivant ses passions.
Les antisémites voulurent y voir la marque rituelle des juifs…
Les imaginatifs cherchèrent à établir un rapport entre les crimes et les pratiques d’une certaine secte chrétienne russe qui avait des adeptes à Londres et dont l’acte principal est de se mutiler sexuellement. Ils voyaient dans ces éventrations successives une vengeance religieuse contre le sexe coupable du péché originel.
On imagina de terribles associations de sadiques opérant en série et jouissant de hautes protections. On supposa aussi que l’assassin occupait une haute position dans la société aristocratique anglaise et que, pour étouffer le scandale, on l’avait purement et simplement exécuté mystérieusement…
Enfin les artistes voyaient en Jack l’Éventreur un séduisant héros de roman considérant, comme Thomas de Quincey, l’assassinat comme l’un des beaux-arts… »

En 1927, dans une série d’articles parus dans le quotidien Paris-Matinal, Robert Desnos fait revivre l’épopée sanglante de deux des plus grands criminels de l’histoire : Jack l’Éventreur, sur lequel il fait des révélations pour le moins originales, et Joseph Vacher, considéré comme l’un des tout premiers tueurs en série français. Le texte relatif à ce dernier était resté inédit à ce jour en volume et reparaît ici pour la première fois.

Écrivain, journaliste, résistant, Robert Desnos est né à Paris en 1900 et mort à Theresienstadt en 1945. Auteur de Corps et biens ou Le Vin est tiré, il est l’un des poètes majeurs de sa génération.

ISBN : 978-2-37125-041-3
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 100 pages, 12 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Les Relations culturelles des Amériques au XXe siècle

Simele Soares Rodrigues (dir.)
Les Relations culturelles des Amériques au XXe siècle
Circulations, échanges, lieux de rencontre

S’inscrivant au carrefour de l’histoire culturelle, politique, des relations internationales, des études culturelles, de l’anthropologie, de la musicologie et de l’étude des pays américains, cet ouvrage réunit des spécialistes, doctorants ou chercheurs confirmés, autour d’un objectif majeur : contribuer à l’écriture d’une histoire des relations culturelles des Amériques au XXe siècle.
Si l’intérêt pour les études des relations culturelles transatlantiques se développe en France et aux Etats-Unis depuis les années 1980, les circulations, les transferts culturels, les dialogues artistiques entre les pays des Amériques, sur un plan régional et intercontinental, sont moins mises en exergue dans les études historiques ou culturelles ayant comme point de départ ou sujet d’action les pays sud-américains. Aussi cet ouvrage propose-t-il un dialogue entre des spécialistes sud-américains et européens autour de discussions méthodologiques, de bilans historiographiques et d’études de cas, pour mettre en exergue les lieux de rencontres culturelles et aborder l’histoire des diplomaties culturelles officielles et non-officielles, leurs acteurs – de l’individuel aux institutions publiques et privées -, et tenter de saisir les imaginaires qui en découlent.
Ce livre est un premier état des lieux des relations culturelles bilatérales, multilatérales et transnationales des trois Amériques, privilégiant une cartographie des relations établies entre les pays du cône-Sud (Argentine, Brésil, Chili, Uruguay), et le pays dont l’influence est majeure dans la région, les états-Unis.

Contributions de Francisco Rodriguez-Jimenez, Marita Fornaro Bordolli, Lorenzo Delgado Gómez-Escalonilla, Juliette Dumont, Daniela Bouret-Vespa, Vanessa Tessada, Olivier Chatelan, Mélanie Toulhoat, Laure Assayag-Gillot, Valeska Andrea-Diaz, Monica Vermes, Mauricio Gomez Galvez, Natália de Santanna Guerellus.

ISBN : 978-2-37125-028-4
Janvier 2020, 23 x 15 cm, 256 pages, 19.90 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Littératures francophones et mondialisation

Textes réunis par
Yves Clavaron et Yvan Daniel
Littératures francophones et mondialisation

Le « Manifeste pour une Littérature-monde en français » publié dans Le Monde des Livres du 16 mars 2007 réclame l’avènement d’une post-francophonie, d’une configuration transnationale et multipolaire qui opère une révolution copernicienne et remette en cause les privilèges du centre. Ce paradigme global doit mettre en relation les littératures en français et le monde afin de les aborder dans une perspective planétaire tout en constituant un pôle de résistance du « local » à la globalisation.
Cet ouvrage se propose d’examiner les processus par lesquels l’œuvre francophone acquiert une dimension transnationale à l’époque contem-poraine, la manière dont la conscience de la mondialisation informe la création littéraire en langue française. Il examine plus particulièrement la construction des espaces et champs littéraires francophones, le rôle des diverses institutions de la Francophonie, les phénomènes littéraires transfrontaliers à l’œuvre dans l’espace francophone dont se détachent quelques figures emblématiques d’auteurs mondialisés.

Contributions de Fély Catan, Yves Clavaron, Yvan Daniel, Alice Desquilbet, Blaise Djomaleu Kamadeu, Élise Duclos, Odile Gannier, Xavier Garnier, Glwadys Jessica Magnana, Samir Messadoui, Pascale Montrésor-Timpesta, Merveilles Léoncia Mouloungui, Hassan Moustir et Marie-Thérèse Oliver-Saidi.

ISBN : 978-2-37125-033-8
Décembre 2019, 23 x 15 cm, 208 pages, 19.90 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Diên Biên Phu, des tranchées au prétoire

Laure Monin-Cournil
Diên Biên Phu.
Des tranchées au prétoire

65 ans après, que peut-on dire de plus sur la bataille de Diên Biên Phu ? Il ne s’agit pas ici de répéter une nouvelle fois combien cette bataille, la dernière grande bataille de l’Armée française, a été importante pour l’histoire de la (dé)colonisation française, pour l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle tant politique que militaire ; de répéter une nouvelle fois à quel point certains acteurs connus de la bataille ont été héroïques.
Non. Il s’agit d’une étude historique, d’un travail de longue haleine qui a permis de renouveler la vision classique de cette bataille menée par les troupes du Corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient à des milliers de kilomètres d’une Métropole pour laquelle l’Indochine et ses soldats ne sont qu’une préoccupation parmi tant d’autres. La chronologie des faits est connue ; le déroulement de la bataille l’est aussi ; les acteurs de tous niveaux, eux, le sont beaucoup moins. Cet ouvrage a pour but de les mettre en avant, pour mieux comprendre qui étaient tous ces soldats issus d’horizons divers, comment ils en sont arrivés à créer une micro-société issue d’une armée française composite et installée dans un poste du Tonkin proche du Laos à partir de novembre 1953. Cette approche de l’événement permet de comprendre comment ils ont vécu, chacun avec son passé, sa culture, ses émotions, ce moment charnière de l’histoire française et mondiale. L’auteure se penche également sur la conséquence méconnue de cette défaite héroïsée, passée sous silence dans le contexte de la fin des années 1950 : un procès, une « affaire » qui a opposé deux des principaux acteurs de la bataille, les deux généraux qui étaient alors aux commandes. Témoignages, enquêtes, archives inédites et nombreuses publications sont à la base de cette étude qui tente de mettre en lumière ceux qui ont fait l’histoire.

Laure Monin-Cournil est enseignante en histoire-géographie, docteure de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UMR-Sirice/ CHAC : Centre d’Histoire de l’Asie contemporaine).

ISBN : 978-2-37125-031-4

Décembre 2019, 23 x 15 cm, 460 pages, 25 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

 

La Vie des Abeilles, de Maeterlinck

Maurice Maeterlinck
La Vie des Abeilles
suivi de
L’Intelligence des Fleurs

« Aucun être vivant, pas même l’homme, n’a réalisé au centre de sa sphère ce que l’abeille a réalisé dans la sienne : et si une intelligence étrangère à notre globe venait demander à la terre l’objet le plus parfait de la logique de la vie, il faudrait lui présenter l’humble rayon de miel. » Ces quelques mots résument à eux seuls toute la fascination de Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, pour la « vie de la nature », dont il est un fin observateur, et plus particulièrement pour les insectes sociaux, qu’il plaça au centre de ses travaux d’histoire naturelle. Ce cycle d’essais, commencé en 1901 avec La Vie des abeilles et poursuivi en 1910 avec L’Intelligence des fleurs, constitue une œuvre profondément singulière. Chatoyance des images, musicalité de la prose et philosophie du propos tendent à révéler les liens secrets qui unissent l’homme et la nature. De ce chef d’œuvre inclassable qu’est La Vie des abeilles, le biologiste Jean Rostand dira : « Maeterlinck nous fait partager l’émotion qu’il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l’aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l’intimité de leurs mœurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l’espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l’individu au groupe : sur tout cela, il médite, s’interroge passionnément, [faisant] entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l’âme du naturaliste. »

ISBN : 978-2-37125-032-1
Août 2019, 19 x 13 cm, 310 pages, 15 € (+ 3de participation aux frais de port)