Vient de paraître

Marie-Hélène Rudel
Jamais maman ne serait morte sans me prévenir
(roman)

Elle déteste les prises de sang.
Elle rêve de vagues monstrueuses au large de la falaise.
Elle voudrait vaincre la mort.
Neuf fois sur dix, elle oublie de boire son café.
Elle, c’est Marie Dorval.
Elle travaille dans une maison de retraite, à l’ouest extrême du Finistère. Tous les jours, elle quitte Dom et leurs quatre chats pour retrouver « Tonton » qui n’aime pas la douche, Suzanne qui passe ses journées à contempler tout ce qui vit de l’autre côté de sa fenêtre, Louise qui souffre de l’absence de ses chiens ou encore Marie-Paule, « un ange bouffé par l’angoisse et la culpabilité » qui, tous les jours, vient donner à manger à sa mère.
L’auteure connaît l’univers des maisons de retraite comme sa poche, pour y avoir travaillé de nombreuses années. À travers son personnage, elle livre ici sans détour son expérience, dans un récit largement autobiographique.

« Chez elle, Louise Cadiou était en danger de mort. Chez elle, elle serait morte de froid, à moitié nue dans la rue une nuit d’hiver, ou bien de faim toujours plus maigre de mois en mois, pour avoir un peu trop souvent oublié de manger. À la maison de retraite, Louise Cadiou est en danger de mort. À la maison de retraite, elle mourra d’ennui et aussi de chagrin, elle mourra de l’absence de ses chiens. Elle mourra de ne plus vivre. Une mort sage, acceptable, bien au chaud et en sécurité. Une mort qui ne dérange pas. Une mort dans les règles. »

ISBN : 978-2-37125-038-3
Mai 2020, 21 x 14 cm, 200 pages, 15 € (+ 2 Euro de participation aux frais de port)

Saskia Hellmund
La Tentation du retour
(roman)

Sigune rentre dans son pays d’origine  : l’Allemagne de l’Est. En instance de divorce, elle a quitté la Bretagne en y laissant sa fille. Elle retrouve des ambiances, des objets et des saveurs, mais constate aussi des changements qui l’inquiètent : la montée de la xénophobie et des idées radicales. Elle espère valoriser son pays en travaillant à la candidature de la région de Naumburg pour son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.
Un jour elle reçoit un mail de Johannes, un amour de jeunesse. Sigune réussira-t-elle à reconstruire sa vie en Allemagne de l’Est ou choisira-t-elle de revenir vivre auprès de sa fille ?

Saskia Hellmund est née en Allemagne de l’Est en 1974 et vit en Bretagne depuis 2012. Historienne de formation, elle a enseigné à la Sorbonne avant de poser sa plume dans le pays de Morlaix. Avec  La Tentation du retour, elle publie son premier roman. Pour les 30 ans de la chute du Mur, elle a créé et interprété la pièce de théâtre : « La fille qui venait d’un pays disparu », évocation d’une rupture profonde.

ISBN : 978-2-37125-039-0
Mai 2020, 21 x 14 cm, 208 pages, 15 € (+ 2 Euro de participation aux frais de port)

Pierrick Hamelin
Comment ça va ?
(essai)

« Comment ça va ? Ça va, ça va bien, pas trop mal, pas très bien… Ainsi commence la communication entre les hommes, quelque chose qui va et vient entre celui qui ne souhaite pas toujours dire la vérité, ou qui en dit trop, plus qu’il ne veut en dire, ou pas assez, et celui qui ne sait jamais ce qu’il doit au juste entendre sous les mots. Mais à part cela, ça va : les gens finissent toujours par bien ou mal se comprendre. »

Aux éditions Les Perséides, Pierrick Hamelin a déjà publié quatre romans et plusieurs essais, notamment Promenades philosophiques (2010), Monologue de la Passion amoureuse (2015) ou encore C’était donc ça, vieillir (2017). Il vit à Nantes.

ISBN : 978-2-37125-037-6
Mars 2020, 21 x 14 cm, 100 pages, 9.90 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Robert Desnos
Jack l’Eventreur
Le Roman sanglant de Joseph Vacher

« Les crimes de Jack l’Éventreur excitèrent l’imagination publique et chacun tenta d’interpréter les crimes suivant ses passions.
Les antisémites voulurent y voir la marque rituelle des juifs…
Les imaginatifs cherchèrent à établir un rapport entre les crimes et les pratiques d’une certaine secte chrétienne russe qui avait des adeptes à Londres et dont l’acte principal est de se mutiler sexuellement. Ils voyaient dans ces éventrations successives une vengeance religieuse contre le sexe coupable du péché originel.
On imagina de terribles associations de sadiques opérant en série et jouissant de hautes protections. On supposa aussi que l’assassin occupait une haute position dans la société aristocratique anglaise et que, pour étouffer le scandale, on l’avait purement et simplement exécuté mystérieusement…
Enfin les artistes voyaient en Jack l’Éventreur un séduisant héros de roman considérant, comme Thomas de Quincey, l’assassinat comme l’un des beaux-arts… »

En 1927, dans une série d’articles parus dans le quotidien Paris-Matinal, Robert Desnos fait revivre l’épopée sanglante de deux des plus grands criminels de l’histoire : Jack l’Éventreur, sur lequel il fait des révélations pour le moins originales, et Joseph Vacher, considéré comme l’un des tout premiers tueurs en série français. Le texte relatif à ce dernier était resté inédit à ce jour en volume et reparaît ici pour la première fois.

Écrivain, journaliste, résistant, Robert Desnos est né à Paris en 1900 et mort à Theresienstadt en 1945. Auteur de Corps et biens ou Le Vin est tiré, il est l’un des poètes majeurs de sa génération.

ISBN : 978-2-37125-041-3
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 100 pages, 12 € (+ 2 Euros de participation aux frais de port)

Benjamin Péret
Contes, suivis de
Histoire naturelle

Lire aujourd’hui Benjamin Péret, c’est découvrir ou redécouvrir, avec un irrésistible sourire, la formule du jeu de l’imagination et de la totale émancipation du langage. Dans les contes ici réunis, publiés entre 1922 et 1958, Benjamin Péret, écrivain surréaliste par excellence, indéfectiblement fidèle à l’écriture automatique, libère les mots, les expose à de folles combinaisons produisant d’imprévisibles histoires, aussi surprenantes qu’étourdissantes…

C’est aussi faire l’expérience du vertige et de la joie du poète, rieur et provocateur, « tirant la langue » à la littérature. « Entrer en Pérétie par la porte du conte, écrit Gaëlle Quemener, auteure de la présentation de ce recueil, c’est accepter de laisser derrière soi ses exigences rationnelles et ses habitudes littéraires. C’est encore renouer avec l’esprit d’enfance qui sommeille en chacun pour se rendre disponible, tel Alice en son terrier, au surgissement de la merveille… » Une fois entré dans cet univers, il ne sert à rien, pour retrouver l’équilibre, ou pour simplement protester, de « lever les bras au ciel » puisque « le ciel s’est noyé sans rime ni raison ».

Benjamin Péret, né à Rezé, près de Nantes, en 1899, fut avec André Breton l’un des principaux animateurs du mouvement surréaliste. Il est l’auteur du Grand Jeu, du Déshonneur des poètes ou encore de Feu central.

ISBN : 978-2-37125-040-6
Mars 2020, 19.5 x 13 cm, 200 pages, 15 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Laure Monin-Cournil
Diên Biên Phu.
Des tranchées au prétoire

65 ans après, que peut-on dire de plus sur la bataille de Diên Biên Phu ? Il ne s’agit pas ici de répéter une nouvelle fois combien cette bataille, la dernière grande bataille de l’Armée française, a été importante pour l’histoire de la (dé)colonisation française, pour l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle tant politique que militaire ; de répéter une nouvelle fois à quel point certains acteurs connus de la bataille ont été héroïques.
Non. Il s’agit d’une étude historique, d’un travail de longue haleine qui a permis de renouveler la vision classique de cette bataille menée par les troupes du Corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient à des milliers de kilomètres d’une Métropole pour laquelle l’Indochine et ses soldats ne sont qu’une préoccupation parmi tant d’autres. La chronologie des faits est connue ; le déroulement de la bataille l’est aussi ; les acteurs de tous niveaux, eux, le sont beaucoup moins. Cet ouvrage a pour but de les mettre en avant, pour mieux comprendre qui étaient tous ces soldats issus d’horizons divers, comment ils en sont arrivés à créer une micro-société issue d’une armée française composite et installée dans un poste du Tonkin proche du Laos à partir de novembre 1953. Cette approche de l’événement permet de comprendre comment ils ont vécu, chacun avec son passé, sa culture, ses émotions, ce moment charnière de l’histoire française et mondiale. L’auteure se penche également sur la conséquence méconnue de cette défaite héroïsée, passée sous silence dans le contexte de la fin des années 1950 : un procès, une « affaire » qui a opposé deux des principaux acteurs de la bataille, les deux généraux qui étaient alors aux commandes. Témoignages, enquêtes, archives inédites et nombreuses publications sont à la base de cette étude qui tente de mettre en lumière ceux qui ont fait l’histoire.

Laure Monin-Cournil est enseignante en histoire-géographie, docteure de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UMR-Sirice/ CHAC : Centre d’Histoire de l’Asie contemporaine).

ISBN : 978-2-37125-031-4

Décembre 2019, 23 x 15 cm, 460 pages, 25 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Textes réunis par
Yves Clavaron et Yvan Daniel
Littératures francophones et mondialisation

Le « Manifeste pour une Littérature-monde en français » publié dans Le Monde des Livres du 16 mars 2007 réclame l’avènement d’une post-francophonie, d’une configuration transnationale et multipolaire qui opère une révolution copernicienne et remette en cause les privilèges du centre. Ce paradigme global doit mettre en relation les littératures en français et le monde afin de les aborder dans une perspective planétaire tout en constituant un pôle de résistance du « local » à la globalisation.
Cet ouvrage se propose d’examiner les processus par lesquels l’œuvre francophone acquiert une dimension transnationale à l’époque contem-poraine, la manière dont la conscience de la mondialisation informe la création littéraire en langue française. Il examine plus particulièrement la construction des espaces et champs littéraires francophones, le rôle des diverses institutions de la Francophonie, les phénomènes littéraires transfrontaliers à l’œuvre dans l’espace francophone dont se détachent quelques figures emblématiques d’auteurs mondialisés.

Contributions de Fély Catan, Yves Clavaron, Yvan Daniel, Alice Desquilbet, Blaise Djomaleu Kamadeu, Élise Duclos, Odile Gannier, Xavier Garnier, Glwadys Jessica Magnana, Samir Messadoui, Pascale Montrésor-Timpesta, Merveilles Léoncia Mouloungui, Hassan Moustir et Marie-Thérèse Oliver-Saidi.

ISBN : 978-2-37125-033-8
Décembre 2019, 23 x 15 cm, 208 pages, 19.90 € (+ 3 Euros de participation aux frais de port)

Maurice Maeterlinck
La Vie des Abeilles
suivi de
L’Intelligence des Fleurs

« Aucun être vivant, pas même l’homme, n’a réalisé au centre de sa sphère ce que l’abeille a réalisé dans la sienne : et si une intelligence étrangère à notre globe venait demander à la terre l’objet le plus parfait de la logique de la vie, il faudrait lui présenter l’humble rayon de miel. » Ces quelques mots résument à eux seuls toute la fascination de Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, pour la « vie de la nature », dont il est un fin observateur, et plus particulièrement pour les insectes sociaux, qu’il plaça au centre de ses travaux d’histoire naturelle. Ce cycle d’essais, commencé en 1901 avec La Vie des abeilles et poursuivi en 1910 avec L’Intelligence des fleurs, constitue une œuvre profondément singulière. Chatoyance des images, musicalité de la prose et philosophie du propos tendent à révéler les liens secrets qui unissent l’homme et la nature. De ce chef d’œuvre inclassable qu’est La Vie des abeilles, le biologiste Jean Rostand dira : « Maeterlinck nous fait partager l’émotion qu’il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l’aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l’intimité de leurs mœurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l’espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l’individu au groupe : sur tout cela, il médite, s’interroge passionnément, [faisant] entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l’âme du naturaliste. »

ISBN : 978-2-37125-032-1
Août 2019, 19 x 13 cm, 310 pages, 15 € (+ 3de participation aux frais de port)

Arthur Schopenhauer
Sur la lecture, les livres et les écrivains
suivi de L’opinion d’autrui

Si Le Monde comme volonté et comme représentation est resté pour la postérité l’œuvre philosophique majeure d’Arthur Schopenhauer, ce sont les Parerga et Paralipomena, publiés en 1851, qui lui apporteront la gloire auprès de ses contemporains. Les quatre textes présentés ici, à l’image de ce volumineux ouvrage dont ils sont extraits, témoignent tout autant de la puissance d’un esprit à l’érudition prodigieuse que du foisonnement d’une pensée n’hésitant pas à s’emparer des sujets les plus variés sans être strictement philosophiques. On y retrouve le Schopenhauer à l’ironie mordante et à la plume acérée, volontiers provocateur et s’adonnant à une critique radicale des milieux intellectuels de son temps, tout particulièrement des hégeliens, « les plus impudents de tous les mortels ». Dans ses réflexions sur la lecture et les livres, il fustige tour à tour auteurs, éditeurs et critiques, véritable « gredinerie littéraire » qui « accapare le temps, l’argent et l’attention d’un public » avide de nouveauté en publiant « le récent gribouillage de cerveaux plus qu’ordinaires n’écrivant que pour l’argent ». Au-delà de cette diatribe, il distille quelques conseils d’écriture, les premières qualités de l’auteur devant être à ses yeux la clarté et la concision, car « rien n’est plus facile que d’écrire de façon à n’être compris de personne ». Dans le dernier texte retenu ici, Schopenhauer démontre que notre attachement à l’opinion d’autrui, engendré par « une faiblesse particulière de notre nature », ne nous permet nullement d’accéder au bonheur. Là encore, l’indépendance intellectuelle du philosophe, doublée d’une totale liberté de ton, nous offre un véritable régal de lecture.
Ces textes sont suivis d’une biographie de Schopenhauer par Foucher de Careil, qui a rencontré le philosophe à Francfort en 1859 et a rapporté un brillant portrait de ce « profond penseur ».

ISBN : 978-2-37125-030-7
Septembre 2019, 21 x 14 cm, 108 pages, 12 € (+ 2de participation aux frais de port)

Arthur de La Borderie
La Révolte du Papier timbré advenue en Bretagne en 1675

« Le faix des charges publiques et des vexations fiscales, toujours croissant depuis dix ans, avait mis dans la province une pauvreté que les nouveaux impôts allaient sous peu réduire en misère ; les peuples ne pouvaient envisager cet avenir sans effroi ; ne sachant où trouver de secours ni de garantie quelconque sous ce régime implacable de centralisation ou plutôt d’usurpation administrative, ils passaient nécessairement de l’effroi au désespoir, et du désespoir à la révolte. Telle était la première, la véritable cause des troubles de la Bretagne […]. Ce n’était plus seulement les pays de Châteaulin, de Carhaix, et les alentours de Landerneau ; c’était la Cornouaille entière et les deux tiers du Léon ; dans l’évêché de Tréguier, les pays de Morlaix, de Lannion, de Guingamp ; dans le diocèse de Vannes, ceux d’Auray, d’Hennebont, de Pontivy, presque tout le duché de Rohan : toute la Basse-Bretagne était en feu. »

ISBN : 978-2-37125-029-1
Août 2019, 19,5 x 13 cm, 180 pages, 13 € (+ 2de participation aux frais de port)

Niek Pas, Yvan Gastaut et Pascal Delheye (dir.)
Who’s who ?
Les champions sportifs à l’épreuve des colonisations et des migrations / Sporting champions’s encounter with colonization and migration

Cet ouvrage analyse le sport comme un puissant marqueur d’identités ethniques et culturelles. Il s’inscrit dans une perspective globale et décentralisée. Les neuf chapitres suivis d’un post-face sont le fruit d’un travail collectif réalisé par des historiens français, néerlandais, belges et britanniques. L’angle d’approche se fixe sur les parcours de vie de personnalités sportives soigneusement choisis : le sportman Pim Mulier, les boxeurs Harry Sparendam et Battling Siki, les cyclistes Adriaan Kerkhoven et Abdelkader Zaaf, le coureur de fond Abebe Bikila, le footballeur Zinedine Zidane. Ces portraits se déclinent sur le mode de champions issus d’anciennes colonies. Chaque chapitre interroge la relation binaire colonisateur/colonisé mettant à l’œuvre l’espace sportif comme un processus complexe. Le sport apparaît ainsi comme un observateur priviligié de l’histoire des relations coloniales et post-coloniales entre l’Europe et le reste du monde.

This work offers an analysis of sport as a powerful marker of ethnic and cultural identities. Its conception is both global and decentralized. The nine chapters and accompanying afterword spring from a collaborative research project undertaken by French, Dutch, Belgian and British historians. Their joint investigations centre on the life courses of a set of carefully selected sporting figures: all-rounder Pim Mulier, boxers Harry Sparendam and Battling Siki, cyclists Adriaan Kerkhoven and Abdelkader Zaaf, distance runner Abebe Bikila, and footballer Zinedine Zidane. The resulting portraits focus attention on sporting champions whose origins lie in formerly colonized territories. Each chapter interrogates the binary relationship between the colonizer and the colonized, exploring the complex origins of the sporting space. Sport is thus revealed to be a privileged site for the historical investigation of colonial and post-colonial relations between Europe and the rest of the world.

ISBN : 978-2-37125-026-0
Juillet 2019, 23 x 15 cm, 186 pages, 19,90 € (+ 2de participation aux frais de port)